Après avoir licencié des milliers de personnes, Mark Zuckerberg l’admet : la révolution des agents IA promise chez Meta n’a pas tenu le rythme annoncé.

Au début de l’année, la direction de Meta a entamé une réorganisation d’ampleur, pensée pour accélérer le développement des agents IA, ces systèmes capables d’exécuter des tâches à la place d’un utilisateur. Une initiative qui a mené à une purge sévère : 8 000 postes supprimés, soit 10 % des effectifs, et 7 000 salariés réaffectés vers des équipes dédiées à l’IA.
De quoi lourdement plomber le morale des équipes, d’autant que finalement, ce pivotement ne semble pas vraiment porter ses fruits. Il y a quelques jours, on apprenait qu’Emily Dalton Smith, chargée de piloter la consolidation des outils IA internes, quittait le navire sans aucune explication.
Le succès n’est pas (encore) au rendez-vous
Et c’est Mark Zuckerberg qui a confirmé la nouvelle lors d’une réunion générale organisée ce 2 juillet, révèle Reuters. Le grand patron a ainsi reconnu devant ses employés que la trajectoire du développement agentique n’avait « pas vraiment accéléré » depuis au moins quatre mois, contrairement à ce qu’espéraient les dirigeants.
Mais ce n’est pas tout, « Zuck' » admet aussi que globalement, la restructuration n’a pas été aussi « propre » qu’elle aurait dû l’être, et que les paris pris ne sont, pour l’heure, pas fructueux. Des propos qui tranchent avec l’optimisme affiché en mai, lorsqu’il assurait à ses équipes qu’aucun licenciement massif supplémentaire n’était à prévoir cette année.
Malgré tout, le P.-D. G assure que les bénéfices concrets de ces investissements devraient se faire sentir « dans les trois à six prochains mois ». Une promesse qui peine à convaincre en interne, où certains salariés décrivent déjà l’unité IA comme un environnement de travail extrêmement éprouvant.

- Intégration multiplateforme
- Modèles open-source Llama 4
- Fonctionnalités de génération d'images et vidéos
Nouveau rétropédalage
Mais en juin, une fuite de données a exposé des conversations et frappes clavier d’employés à leurs collègues, forçant l’entreprise à suspendre le dispositif le temps d’une enquête interne. Et lors de la réunion, Andrew Bosworth, directeur technique chez Meta, a indiqué qu’une éventuelle réactivation du programme se ferait cette fois sur la base du volontariat.
Ces rétropédalages successifs dessinent les contours d’une entreprise encore à la recherche d’un équilibre. Entre la vitesse d’exécution qu’exige la course mondiale à l’IA et l’adhésion d'une main-d’œuvre déjà fragilisée par des mois de bouleversements, Meta semble marcher sur une ligne de crête. Reste à savoir si les bénéfices promis pour l’automne seront au rendez-vous et surtout, s’ils suffiront à recoller les morceaux…