La fin approche. John Giannandrea, ancien patron de l’intelligence artificielle (IA) chez Apple, s’apprête à faire ses adieux définitifs. Il symbolise à lui seul l’échec clinquant de la marque à la pomme dans la technologie qui fascine la Silicon Valley.

L'ancien patron de l'IA chez Apple quitte définitivement l'entreprise cette semaine. ©Tada Images / Shutterstock
L'ancien patron de l'IA chez Apple quitte définitivement l'entreprise cette semaine. ©Tada Images / Shutterstock

Un exode quasi inédit a eu lieu l’année dernière dans les rangs du géant californien. Le chef du design, Alan Dye, est parti pour rejoindre les équipes de Meta, mais c’est surtout dans l’IA que l’hémorragie s’est faite sentir. Plusieurs chercheurs de renom ont ainsi plié bagage, tandis que John Giannandrea a été poussé vers la sortie par le grand patron Tim Cook lui-même.

L’heure du départ (officiel) a sonné

Et si son départ n’a été annoncé qu’en décembre, la direction a réduit son rôle dans la supervision de l’IA dès le mois de mars 2025. En cause, le lancement décevant d’Apple Intelligence et les retards répétés dans la mise à jour du nouveau Siri, très attendu à l’heure de l'IA générative.

À la tête de la stratégie IA et machine learning d’Apple, Giannandrea supervisait notamment les équipes Siri, robotique et modèles fondamentaux de l’entreprise. Depuis l’annonce de sa mise à l’écart, il était officiellement en poste en tant que conseiller. Mais son heure approche.

D’après le très bien renseigné journaliste Mark Gurman, l’ancien dirigeant termine ce 15 avril sa période dite de « rest and vest » au sein d’Apple. Cette pratique courante dans la tech consiste à rester officiellement salarié d’une entreprise sans exercer de responsabilités réelles, le temps que les dernières actions attribuées à celui-ci arrivent à maturité et puissent être encaissées.

Le siège social d'Apple à Cupertino, en Californie. ©Uladzik Kryhin / Shutterstock
Le siège social d'Apple à Cupertino, en Californie. ©Uladzik Kryhin / Shutterstock

Un «  cercle restreint  » difficile à pénétrer

Désormais, ce sont Craig Federighi, Eddy Cue et Sabih Khan qui se partagent les responsabilités IA autrefois concentrées entre les mains de Giannandrea, tandis que Siri est passée sous la direction de Mike Rockwell. Apple a également recruté Amar Subramanya, ancien de Google et Microsoft, au poste de vice-président de l’IA, rattaché directement à Federighi.

De son côté, Giannandrea a passé 8 ans chez la firme de Cupertino, en provenance de Google. Et selon Mark Gurman, son départ illustre parfaitement la complexité de la direction d’Apple, qui «  fonctionne comme une petite entreprise familiale, avec un nombre restreint de décideurs. Et si vous ne faites pas partie du cercle restreint - auquel il est pratiquement impossible d'accéder -, vous n'avez tout simplement pas suffisamment de pouvoir pour initier de réels changements au sein de l'entreprise  », explique-t-il.

Apple est désormais attendue au tournant : son contrat avec Gemini pour alimenter Siri devrait drastiquement faire évoluer l’assistant vocal. Nous devrions, d’ailleurs, avoir un avant-goût de ces nouvelles fonctionnalités dès la WWDC 2026.

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