En plus de ses immenses data centers, xAI veut aussi implanter une centrale à gaz dans la zone de Memphis, aux États-Unis. Les habitants, eux, n'en peuvent plus de l'impact de ces installations sur leur santé et leur bien-être.

L'entreprise d'Elon Musk dispose déjà de deux centres de données dans la ville du Tennessee, qui font tourner ses modèles d'intelligence artificielle (IA), notamment Grok. À Southaven, ville du Mississippi située à une quinzaine de minutes de là, elle veut aller plus loin : y implanter un nouveau data center massif baptisé Macrohardrr.
Et pour l'alimenter, xAI entend construire sa propre centrale à gaz naturel. Ce choix n'est pas anodin : lors d'une réunion récente à la Maison-Blanche, les grandes entreprises tech ont signé des engagements non contraignants les obligeant à produire leur propre électricité. Problème, les habitants de la zone n'en peuvent déjà plus.
Timing curieux
Car ils subissent de plein fouet les conséquences de l'expansion de xAI. En attendant une infrastructure permanente, l'entreprise fait tourner en continu des turbines à gaz naturel dites « temporaires », qui génèrent des nuisances sonores constantes et dégradent la qualité de l'air local.
Pour couronner le tout, le Mississippi Department of Environmental Quality (MDEQ), agence chargée de la protection de l'environnement dans l'État, tient ce mardi une réunion pour décider d'accorder, ou non, des permis clés à xAI pour la construction de la centrale. Un timing qui pose question, car des élections cruciales se tiennent aussi aujourd'hui, tandis que l'événement a lieu à 200 kilomètres de Southaven.
Cela rend le déplacement financièrement difficile pour les habitants, majoritairement issus de la communauté afro-américaine et à faibles revenus, qui souhaitent s'y opposer.

Des plaintes non entendues
Le 17 février dernier, une audience publique organisée à Southaven pointait vers une issue claire : environ 200 habitants imploraient les autorités locales et nationales de refuser à xAI l'autorisation de construire rapidement ses infrastructures. Ils demandaient, notamment, davantage de transparence, ainsi que des mesures efficaces pour prévenir la pollution sonore et atmosphérique.
« Nous sommes en train de perdre peu à peu notre amour pour l'endroit où nous avons décidé d'élever notre famille. Ce n'est pas une coïncidence si cela se produit maintenant. Et j'ai le sentiment que la situation ne fera qu'empirer », dénonçait alors Taylor Logsdon, mère de trois enfants.
Malheureusement, il semblerait que leurs plaintes tombent, pour le moment, dans l'oreille d'un sourd.
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Source : CNBC