Pour combattre le fléau du cyberharcèlement nourri par les paris en ligne, qui touche 85% des athlètes, Betflic vient de lancer un programme ambitieux avec huit fédérations sportives françaises. Pour sanctuariser le monde du sport.

Betclic lance un programme contre le cyberharcèlement des sportifs avec huit fédérations françaises. © Obatala-photography / Shutterstock
Betclic lance un programme contre le cyberharcèlement des sportifs avec huit fédérations françaises. © Obatala-photography / Shutterstock

Un pari qui tourne mal, une défaite frustrante, et voilà que les messages virulents pleuvent sur les réseaux sociaux. Le cyberharcèlement empoisonne le quotidien de la majorité des sportifs professionnels. Le dirigeant Julien Brun, à la tête de Betclic, a décidé de prendre le taureau de la violence par les cornes. Il entend mobiliser tout l'écosystème sportif français autour d'un programme structuré qui ne laisse plus de place à l'impunité des harceleurs en ligne.

Betclic mobilise huit fédérations sportives contre la haine en ligne

Le constat est assez accablant, avec 85% des athlètes qui déclarent subir du cyberharcèlement. Derrière ces attaques se cachent parfois des parieurs déçus, qui transforment leur frustration en insultes sur les réseaux sociaux comme X, frustré parce a perdu un set lors d'un match de tennis à sa portée, ou parce qu'un pénalty de dernière minute est venu gâcher la victoire évidente de son équipe de foot adorée. Une dérive que Betclic, en tant qu'opérateur leader des paris sportifs en ligne, refuse d'ignorer plus longtemps, puisqu'indirectement à la source de ces messages haineux.

L'entreprise a donc fédéré autour d'elle pour présenter un front uni. Football, rugby, handball, basket, volley, tennis, pas moins de huit fédérations et ligues professionnelles ont répondu présent. De la FFR à la LNB, en passant par la Fédération Française de Tennis, c'est tout le sport français qui se mobilise contre la haine numérique.

L'initiative traduit une prise de conscience collective. Les sportifs, coachs et entraîneurs ne peuvent plus rester des cibles faciles. À l'instar de ce qu'on a pu voir avec l'appel de l'ARCOM face au déferlement de haine envers les élèves de la Star Academy, la passion du sport mérite mieux que ces débordements toxiques qui gangrènent les vestiaires virtuels et les fils de commentaires.

Comment Betclic compte éradiquer la haine sur sa plateforme

La prévention d'abord. Betclic fait appel à l'ONG RespectZone pour former les sportifs. Elle les aidera à comprendre comment bloquer, signaler et réagir face aux messages toxiques. En parallèle, l'opérateur de paris en ligne renforce sa propre police numérique. Sur ses réseaux sociaux, la modération sera intensifiée. Les comptes agressifs, eux, seront exclus sans sommation. L'humour reste permis, mais l'insulte ne passe plus.

La sensibilisation est le second axe d'attaque. Deux campagnes annuelles d'ampleur inédite replaceront le sujet au centre du débat public. Un marathon éducatif pour rappeler que derrière un maillot se trouve une personne, pas un défouloir pour parieurs amers. Transformer les mentalités sur le long terme ne sera pas tâche aisée, mais tel est l'objectif affiché.

Enfin, il y a le dernier rempart, celui de la sanction. Dès leur inscription, les parieurs s'engagent contractuellement contre la haine en ligne. Les contrevenants s'exposent à l'exclusion pure et simple de la plateforme. Julien Brun, le patron du groupe Betclic, le rappelle encore et encore, « aucune défaite, aucun résultat, aucun pari perdu ne justifie l'insulte, la menace ou le harcèlement. » Ce programme évolutif sera déployé dans tous les pays d'implantation de Betclic, en France notamment.