Emmanuel Macron s'est exprimé ces derniers jours à Anvers sur sa volonté d'investissements publics européens. Et il en a profité pour égratigné Elon Musk au passage.

Hier, Sophie Adenot s'envolait dans l'espace, pour devenir la seconde astronaute française à quitter notre planète Terre. Un décollage historique qui s'est fait grâce à une fusée Falcon 9, de SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk. Un homme qui est aujourd'hui à la pointe de l'aérospatiale, mais dont la réussite est en partie aussi celle des subventions américaines, comme a tenu à le rappeler le président de la République.
En 20 ans, les entreprises d'Elon Musk auraient reçu près de 38 milliards de dollars d'argent public
Elon Musk, c'est une réussite remarquable sur certaines activités, comme le réseau de satellites Starlink, qui permet d'offrir internet partout dans le monde. Mais si l'homme le plus riche du monde a réussi à bâtir un tel empire, c'est aussi grâce à au soutien très ferme du gouvernement américain, comme le rappelle Emmanuel Macron.
« Tout le monde est fasciné par Starlink, je suis super heureux mais si vous êtes lucides, M. Musk est celui qui a dans ses poches le plus de milliards de dollars des contribuables américains » a-t-il ainsi expliqué. Le Washington Post avait ainsi estimé que Tesla et SpaceX avaient reçu en 20 ans près de 38 milliards de dollars de la part du gouvernement américain.
Un modèle à répliquer chez nous ?
Une somme totale qui se décompose en prêts, contrats, subventions ou crédits d'impôts, qui ont pu en plus être accordés à des moments financiers critiques pour ces sociétés. « Elon Musk est d'abord un gars 'sursubventionné' par les agences fédérales américaines. (...) Il est devenu compétitif grâce à cette approche américaine » a ajouté Emmanuel Macron, précisant par ailleurs qu'il « a été préservé par une préférence américaine pour le lancement institutionnel pour l'industrie spatiale ».
« Il est devenu [ensuite] compétitif et il est arrivé sur notre marché » a-t-il conclu. Et si le président de la République rappelle cet état de fait, c'est beaucoup moins pour le critiquer que pour pousser les Européens à répliquer le modèle chez nous. « Si nous ne faisons pas la même chose pour nos propres acteurs, c'est-à-dire dire une préférence européenne (...), aucune chance que nous soyons dans la course » plaide le locataire du palais de l'Élysée.
Source : BFM TV