Microsoft a officiellement abandonné les pilotes d'imprimantes V3 et V4 en janvier 2026. Si votre périphérique dépend de ces architectures vieillissantes, il pourrait cesser de fonctionner du jour au lendemain. Reste à savoir si vous êtes dans le lot.

Si votre imprimante refuse de s'installer après la dernière mise à jour, vous savez maintenant pourquoi. © Shutterstock
Si votre imprimante refuse de s'installer après la dernière mise à jour, vous savez maintenant pourquoi. © Shutterstock

Le couperet vient de tomber. Depuis le 15 janvier 2026, Windows 11 refuse d'installer ou de maintenir les pilotes d'imprimantes V3 et V4, ces vieilles architectures logicielles annoncées comme obsolètes en septembre 2023. Microsoft laissait donc plus de deux ans aux fabricants et utilisateurs pour migrer, mais visiblement, tout le monde n'a pas pris le train en marche. La mise à jour non sécuritaire KB5074105 de janvier marque le point de non-retour, et le déploiement s'étend progressivement aux versions 24H2 et 25H2. Pour certains utilisateurs, notamment dans les PME, les écoles ou les bureaux domestiques équipés de matériel ancien, l'addition risque d'être salée.

Une décision qui vise la sécurité autant que la performance

Les pilotes legacy ne sont pas juste « vieux », ils sont dangereux. Ces architectures logicielles représentent depuis des années une faille béante dans Windows. Les attaquants exploitent régulièrement les moniteurs de ports d'impression, qui peuvent charger du code malveillant via des DLL corrompues. Microsoft confirme que ces pilotes sont associés à des problèmes de stabilité chroniques et à des risques de sécurité élevés. En les supprimant, l'éditeur cherche à nettoyer une zone historiquement friable de son système d'exploitation.

La firme de Redmond pousse désormais vers les protocoles modernes comme IPP (Internet Printing Protocol) et les imprimantes certifiées Mopria, qui ne nécessitent aucun pilote tiers. Plus de 120 millions d'appareils compatibles existent déjà sur le marché. Pour les autres, la recommandation officielle reste brutale : contactez le fabricant ou changez d'imprimante. Une pilule difficile à avaler pour ceux qui utilisent encore du matériel fonctionnel mais « trop vieux » aux yeux de Windows 11.

Qui est vraiment touché par cette rupture ?

Microsoft assure que la majorité des utilisateurs ne verra aucune différence, car les imprimantes récentes utilisent déjà des architectures compatibles. Mais ce discours masque une réalité moins confortable : les petites structures, les établissements scolaires et les particuliers équipés d'imprimantes datant de plus de cinq ans pourraient se retrouver avec un périphérique inutilisable. Sans pilote alternatif disponible auprès du fabricant, la seule issue reste le remplacement matériel.

Cette décision s'inscrit dans une stratégie plus large de modernisation forcée de Windows 11, un système qui multiplie les exclusions matérielles depuis son lancement. On se souvient de l'abandon des processeurs non compatibles TPM 2.0, qui avait déjà laissé des millions de machines sur le carreau. À force de couper les ponts avec le passé, Microsoft finit par transformer chaque mise à jour en audit de compatibilité. Reste à voir combien d'imprimantes finiront dans les déchetteries avant qu'une solution de contournement n'émerge.​

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