On commence à en savoir plus sur la nouvelle startup IA de Yann LeCun. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle attire du beau monde !

L'un des événements dans le monde de l'intelligence artificielle en 2026 sera la nouvelle startup de Yann LeCun, l'un des plus grands noms de l'IA, qui a passé une décennie à la tête des recherches dans le domaine au sein de Meta. Il y a une telle excitation autour du projet que même pas encore sur pieds, elle est déjà valorisée à plus de 3 milliards d'euros. Et si elle était encore mystérieuse il y a peu, aujourd'hui, on en apprend plus sur cette dernière.
De nombreuses sociétés d'investissement européennes au chevet d'AMI Labs
Tout le monde veut un siège autour de la table d'AMI Labs, la future startup de Yann Lecun, qui souhaite passe un nouveau cap dans l'IA en développant des « world models ». Pour Yann Lecun, ceux-ci permettraient de mettre au monde des IA ayant notamment une mémoire, et capables de comprendre le monde physique.
Et si elle est déjà valorisée à plusieurs milliards d'euros, c'est qu'il y a de nombreux investisseurs autour de la table. Selon Bloomberg, seront notamment présents Greycroft (qui a notamment financé Bumble, Venmo ou bien le HuffPost) et l'Américain Cathay Innovation. À leurs côtés, on pourrait aussi retrouver des fonds européens comme Daphni, HV Capital, la Bpifrance, 20VC ou bien Hiro Capital (dont Yann LeCun est un des conseillers).

Yann LeCun ne sera pas le PDG de l'entreprise
À noter que si le nom de Yann LeCun est évidemment partout, il a tenu à préciser qu'il n'occuperait pas le poste de PDG, mais celui, plus en surplomb, de « président exécutif ». C'est Alex Lebrun, co-fondateur de l'assistant médical Nabla, qui sera le PDG de la boîte. Le duo va être rejoint par Laurent Solly, qui était vice-président Europe chez Meta jusqu'au mois de décembre dernier.
Selon Yann LeCun, AMI Labs « va devenir une entreprise mondiale dont le siège social sera situé à Paris », alors que lui-même va continuer à vivre à New York, afin de pouvoir mener ses activités de professeur au sein de l'université NYU. La startup va avoir plusieurs implantations à l'étranger : New York, Montréal ainsi que Singapour.
De quoi donner tous les moyens à une société qui souhaite rendre à terme obsolètes les modèles de langage, et pour qui « la véritable intelligence ne commence pas par le langage. Elle commence dans le monde. »
Source : TechCrunch