Depuis le début de l'année, le groupe Lufthansa et d'autres compagnies aériennes interdisent l'utilisation des batteries externes en vol. Une décision qui peut chambouler les habitudes des voyageurs.

Un avion de la compagnie Lufthansa, compagnie qui interdit désormais l'usage de la batterie externe à bord de ses avions. © Alexandre Boero / Clubic
Un avion de la compagnie Lufthansa, compagnie qui interdit désormais l'usage de la batterie externe à bord de ses avions. © Alexandre Boero / Clubic

Pénétrer dans une cabine d'avion avec sa batterie externe devient plus compliqué chez certaines compagnies, et carrément interdit pour d'autres. Leur bannissement pur et simple est entré en vigueur il y a quelques jours chez les transporteurs du groupe Lufthansa, qui a activé le mode strict sur les appareils. De son côté, Air France applique aussi une réglementation très encadrée aux voyageurs.

Batteries externes : ce qui est encore autorisé à bord

Depuis le 15 janvier 2026, toutes les compagnies du groupe allemand Lufthansa ont tourné le dos aux recharges en altitude, autrement dit à la batterie externe, comme l'a annoncé l'entreprise. Brussels Airlines, Swiss, Edelweiss, Austrian Airlines et consorts appliquent désormais la même règle inflexible : vos power banks doivent rester dans votre poche, point final. Vous ne pouvez ni alimenter votre téléphone avec, ni les brancher sur les prises USB intégrées aux sièges. Vous ne pourrez donc plus faire qu'avec le seul port de votre siège directement.

Attention, transporter ces petits boîtiers reste possible, dans la limite d'ailleurs de deux batteries maximum par personne, mais vous devrez les garder à l'œil. Il n'est par exemple plus possible de ranger la batterie dans le compartiment au-dessus de sa tête. Cette dernière doit impérativement rester sur vous, glissée dans la pochette du siège devant ou sous le siège avant. L'idée est de pouvoir réagir immédiatement en cas de problème.

La question de la puissance compte aussi. Votre power bank ne doit pas dépasser 100 wattheures, soit 27 000 mAh. L'indication figure normalement sur l'appareil, souvent accompagnée d'une valeur en milliampères-heures. Entre 100 et 160 Wh, il faudra obtenir un feu vert de la compagnie avant d'embarquer. Et comme auparavant, placer ces batteries en soute reste prohibé. Un oubli qui pourrait vous coûter cher.

Les batteries externes ne sont plus franchement les bienvenues à bord des avions. © PawelKacperek / Shutterstock
Les batteries externes ne sont plus franchement les bienvenues à bord des avions. © PawelKacperek / Shutterstock

L'incident d'Air Busan il y a un an a tout changé

Chez Air France, la ligne est tout aussi stricte. La compagnie française interdit formellement de ranger les batteries externes dans les compartiments supérieurs de cabine, tout comme leur utilisation ou leur recharge pendant le vol. La seule possibilité reste, comme chez Lufthansa, de les garder à portée de main et sous surveillance permanente. Une approche rigoureuse qui s'inscrit dans un mouvement de précaution généralisé face aux risques liés aux batteries au lithium.

Car derrière ce durcissement se cache un danger bien réel. Les batteries au lithium peuvent s'enflammer brutalement lors d'un court-circuit ou d'une défaillance technique. L'incident survenu en janvier 2025 à l'aéroport sud-coréen de Gimhae reste un exemple marquant, avec une batterie externe qui avait pris feu dans le compartiment d'un Airbus A321 d'Air Busan au sol. Avec sept blessés et un appareil complètement détruit, le bilan aurait pu être plus lourd.

L'incident n'est pas resté sans conséquence. Dès le mois d'avril 2026, Singapore Airlines avait réagi, suivie par Cathay Pacific, Etihad, Qatar Airways et Emirates au fil des mois. Les autorités et organisations internationales (EASA, FAA, IATA et ICAO) ont toutes validé cette approche sécuritaire. Avant chaque décollage, prenez quelques minutes pour consulter le site internet de votre compagnie, car les règles peuvent encore varier d'un transporteur à l'autre.