Tous les Chromebooks ne passeront pas à Aluminium OS. Google vient de l'admettre : des millions de machines risquent de rester bloquées sur ChromeOS. Votre appareil fait-il partie du lot ?

Google ne tue pas Chrome OS. Mais tous les Chromebooks ne suivront pas.  © Google
Google ne tue pas Chrome OS. Mais tous les Chromebooks ne suivront pas. © Google

La question traîne depuis que l'existence d'Aluminium OS s'est confirmée fin 2025. Google a laissé planer le doute pendant des mois, alimentant les spéculations sur l'avenir de ses Chromebooks. John Maletis, vice-président de la gestion produit pour ChromeOS, a finalement accepté de répondre aux questions lors d'un échange privé organisé par Chrome Unboxed. La réponse est tombée, et elle ne plaira pas à tout le monde. Certains utilisateurs devront faire une croix sur la migration, une pilule amère pour ceux qui ont investi dans l'écosystème Google.

La garantie de 10 ans tient bon, mais attention au piège

Première bonne nouvelle : contrairement aux craintes entretenues sur les réseaux sociaux, ChromeOS ne va pas disparaître du jour au lendemain. Maletis a coupé court aux rumeurs en rappelant que des millions d'étudiants, d'employés et de particuliers dépendent quotidiennement de ces machines. Abandonner brutalement la plateforme serait un suicide commercial pour Google, qui a promis 10 ans de mises à jour automatiques pour ses Chromebooks. Cette garantie reste valable, même après le lancement d'Aluminium OS. ChromeOS et son successeur cohabiteront donc pendant plusieurs années, offrant un répit bienvenu aux propriétaires de machines actuelles.​

Avec sa présence au Qualcomm Summit en septembre 2025, Google a annoncé un partenariat sur les puces Snapdragon X et un positionnement plus premium pour ses futurs laptops.  © Google
Avec sa présence au Qualcomm Summit en septembre 2025, Google a annoncé un partenariat sur les puces Snapdragon X et un positionnement plus premium pour ses futurs laptops. © Google

Mais cette coexistence masque mal la stratégie de long terme. Une offre d'emploi dévoilée en novembre dernier parlait déjà d'« une transition de ChromeOS vers Aluminium avec continuité des activités », laissant peu de doute sur le sort final du système actuel. Google a commencé cette fusion dès les annonces du Snapdragon Summit, lorsque Rick Osterloh avait évoqué une « fondation commune » entre smartphones et PC. L'objectif était clair : porter Gemini et l'immense catalogue d'applications Android sur grand écran, sans la couche de virtualisation qui freinait les performances sur ChromeOS.

Tous les Chromebooks ne migreront pas

C'est là que le bât blesse. Maletis a confirmé que tous les appareils ne pourront pas basculer vers Aluminium OS. La raison ? Des « spécifications techniques » insuffisantes. Google promet de permettre la migration « là où c'est possible » et privilégiera les modèles récents, mais aucune liste précise n'a été communiquée. Difficile de ne pas y voir une manière polie de dire que les Chromebooks d'entrée de gamme resteront sur le carreau.​

Cette décision s'explique par l'ambition affichée pour Aluminium OS. Google vise désormais le segment premium, avec des machines dopées à l'intelligence artificielle et capables de rivaliser avec les Surface de Microsoft ou les MacBook d'Apple. Des tests sur des puces MediaTek et Intel sont déjà en cours, préparant le terrain pour un lancement attendu en 2026. L'entrée en scène de Qualcomm, qui développe des architectures Snapdragon X spécifiquement pour cette nouvelle catégorie d'appareils, montre que l'écosystème ARM sur PC prend une nouvelle dimension.

Pour les propriétaires de Chromebooks actuels, le message est clair : vérifiez la fiche technique de votre machine avant de rêver à Aluminium OS. Les autres devront se contenter de ChromeOS jusqu'à la fin du support, une perspective peu réjouissante quand on sait que Google a déjà les yeux rivés ailleurs.

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