La Norvège a immatriculé 179 550 voitures neuves en 2025. Parmi elles, 172 232 sont électriques, 1 773 diesel et 487 essence. Les hybrides rechargeables et classiques se comptent à 2 751 et 2 306 unités.

©ginger_polina_bublik / Shutterstock
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Si la Hollande est l'autre pays du fromage, on peut dire sans conteste que La Norvège est l'autre pays de l'élecrique. Dans son dernier rapport, l'Agence norvégienne des statistiques des transport (OFV) indique que le marché national des véhicules électriques a explosé en 2025.

Les voitures 100 % électriques ont représenté 95,9 % du total annuel, avec un pic à 97,6 % en décembre. Les voitures diesel n'atteignent que 1 % des ventes, l'essence chute à 0,3 %. Tesla domine le parc avec 34 285 immatriculations, dont 27 621 Model Y. Volkswagen et Volvo restent présents, et les marques chinoises, menées par BYD, qui, on le rappelle, devient le 1er constructeur mondial de voitures électriques, atteignent 24 524 ventes, soit 13,7 % du marché.

On doit le pic de décembre à un changement fiscal. Les voitures électriques coûtant plus de 300 000 couronnes (environ 26 000 euros) ont perdu certains avantages au 1er janvier 2026, entraînant 35 188 nouvelles immatriculations en décembre. Les véhicules spécialisés restent majoritairement thermiques ou hybrides.

L'électrique dépasse largement le diesel et restructure le parc automobile

172 232 voitures électriques sur l'année, 1 773 diesels et 487 modèles essence. Dans les hybrides, 2 751 rechargeables et 2 306 classiques circulent encore, concentrés dans certaines zones plus lentes à passer à l'électrique. Le parc total atteint ainsi 179 550 véhicules, un chiffre record qui dépasse largement toutes les années précédentes.

La poussée de fin d'année s'explique par la modification des incitations fiscales. Les voitures électriques au-dessus de 300 000 couronnes ont perdu certains avantages, provoquant un afflux sur les modèles haut de gamme, notamment Tesla. Les importateurs ont réorganisé leurs livraisons pour anticiper la hausse de TVA, certaines commandes initialement prévues pour d'autres marchés ayant été redirigées vers la Norvège.

Les véhicules thermiques restant à l'immatriculation servent surtout des usages spécifiques. On note la présence de voitures adaptées aux fauteuils roulants, de modèles pour la police et d'autres véhicules d'urgence. Quelques hybrides et voitures de sport complètent ce parc limité. Ces chiffres reflètent un basculement net vers l'électrique, avec encore des poches de véhicules thermiques dans certaines régions reculées.

©AS photo family / Shutterstock
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Les marques électriques et la géographie dessinent le marché

Mais segmentons un peu les données.

Côté marques, Tesla arrive en tête avec 34 285 voitures, soit 19,1 % de parts de marché. La Model Y domine le classement avec 27 621 unités, un record historique pour un modèle unique en Norvège. Volkswagen et Volvo conservent des volumes significatifs, tandis que les constructeurs chinois enregistrent 24 524 immatriculations, soit 13,7 % du marché. BYD affiche 17 % de part en décembre pour ses modèles, dont le Sealion 7 qui figure parmi les plus vendus.

En se baladant sur la carte, on constate que dans les grandes villes, l'électrique écrase la concurrence. Oslo concentre 29 % des nouvelles immatriculations, tandis que le Finnmark atteint 86 % pour les électriques et le Svalbard utilise principalement des fourgonnettes postales électriques. Les hybrides et véhicules thermiques restent plus présents dans ces zones périphériques ou isolées, avec 2 751 hybrides rechargeables et 2 306 hybrides classiques.

En revanche, pour les utilitaires légers et les bus, on change de braquet. Les bus atteignent 56 % de part électrique, les utilitaires légers arrivent à 45 %. Les poids lourds dépassant 3,5 t conservent 73 % de diesel. Ces écarts montrent que la transition électrique dépend encore des infrastructures et des usages locaux.

Enfin, sur l'année, la progression n'a pas été régulière, puisque c'est en décembre que l'on a enregistré le plus d'immatriculations. La TVA et les taxes sur les véhicules thermiques ont amplifié la ruée vers l'électrique. Les chiffres mensuels dépassent les 35 000 immatriculations, un record qui combine anticipation fiscale et livraison accélérée des constructeurs. Les zones urbaines concentrent la majorité des livraisons, alors que les territoires reculés conservent des modèles thermiques ou hybrides pour les usages spécialisés.