Trop de collisions ont lieu chaque année, la France va alors renforcer la sécurité de ses tramways. Avec un dispositif de caméras, les conducteurs seront mieux formés pour éviter toute collision avec un véhicule, vélo ou piéton notamment.

Suite à la publication du décret n° 2025-1310, l'expérimentation des dispositifs de captation vidéo frontale sur les tramways et tram-trains est entrée en vigueur le 27 décembre 2025. Ce dispositif, issu de la loi n° 2025-379 du 28 avril 2025, vise à analyser les incidents de circulation et à adapter la formation des conducteurs.
Un programme sur près de 3 ans
Le programme expérimental s'étend jusqu'au 28 juin 2028. Il concerne potentiellement 88 lignes réparties sur 30 agglomérations, représentant un parc d'environ 1 700 véhicules.
L'initiative répond à une accidentologie spécifique recensée en 2024. En effet, pas moins de 1 427 collisions avec des tiers ont été comptabilisées, avec 31 blessés graves et tout de même 10 décès.
L'objectif déclaré est la réduction de ces incidents via l'analyse technique des images post-événement et l'ajustement des protocoles de formation.
Quelques contraintes de captation
Le déploiement de ces caméras est encadré par des restrictions techniques validées par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et le Conseil d’État. Ces mesures visent à équilibrer les besoins opérationnels de sécurité et la protection des données personnelles.
L'angle de champ sera restreint, il est limité à 60° par rapport à l'axe de circulation, afin de ne pas filmer toute la vie autour. L'enregistrement se fera sur la voie, ainsi que l'environnement immédiat du véhicule. Ce, afin d'empêcher la surveillance large, excluant l'intérieur des bâtiments du champ de vision.
L'idée n'étant pas de transformer les tramways en caméras de surveillance, mais bel et bien de renforcer leur sécurité.
Le déploiement de ces caméras est encadré par des restrictions techniques validées par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et le Conseil d’État. Ces mesures visent à équilibrer les besoins opérationnels de sécurité et la protection des données personnelles.
Après la mise en service des caméras-piétons des agents de contrôle depuis le
19 décembre, c’est un nouveau dispositif prévu par la loi relative à la sûreté dans les transports qui entre pleinement en vigueur.Philippe Tabarot, ministre des Transports
Concernant le traitement des données, le système impose de donner un pseudonyme aux images enregistrées. Ces images permettront une analyse contextuelle des accidents, mais certainement pas à des fins d'identification directe hors cadre d'enquête de police ou de justice. Cela permettra avant tout de mieux former les conducteurs de tramway.
Quelles utilisations ?
L'utilisation des flux vidéo se limite à trois cas d'usage exclusifs :
- Prévention des accidents
- Analyse technique des incidents
- Formation du personnel de conduite et de l'encadrement
Un rapport d'évaluation sera transmis au Parlement au plus tard le 28 décembre 2027 pour statuer sur la pérennisation du dispositif. Cette mesure s'inscrit dans un plan plus large incluant l'usage de caméras-piétons par les agents de contrôle (actif depuis le 19 décembre) et le futur renforcement des capacités d'action des unités de sûreté (GPSR et Suge).
Source : Ministère des Transports