L’UFC accuse les trois opérateurs mobiles français "d’entente illicite"

Ariane Beky
Publié le 26 février 2002 à 00h00
"Les opérateurs de téléphonie mobile vous mentent !" affirme l'Union fédérale des consommateurs à la une de la page d'accueil de son site web.

L'Union fédérale des consommateurs (UFC - Que Choisir) dénonce les pratiques tarifaires utilisées par les trois opérateurs français de téléphonie mobile.

Sur le portail de l'UFC (www.quechoisir.org) le dossier consacré à ce sujet est sans ambiguïté sur la position de l'organisation :

"L'UFC est en mesure de révéler que 25 à 30% du temps facturé par les opérateurs de téléphonie mobile ne sont jamais consommés par les abonnés. Un forfait de 6 heures représente en réalité 4h15 de communications réelles, en moyenne."

"A l'unisson, Orange, SFR et Bouygues Télécom imposent aux 37 millions de possesseurs de portables le même mode de facturation quels que soient leurs forfaits ou leurs cartes prépayées", affirme l'UFC qui estime que cette pratique est une "spécificité française".

Pour contraindre les opérateurs à plus de transparence, l'UFC a lancé une opération "téléphones mobiles : pas une seconde à perdre".

L'Union "réclame une tarification à la seconde et invite tous les utilisateurs à se mobiliser pour faire pression et amener les opérateurs à tarifer les communications à la seconde."

En France, les opérateurs facturent une première minute "indivisible" puis des "paliers" de facturation de 30 secondes. "Cette pratique agit comme une surtaxe invisible et incontrôlable pour le consommateur", ajoute l'organisation.

D'après l'UFC, au sein de l'Union européenne les opérateurs, dans leur majorité, facturent les appels téléphoniques à la seconde.

L'UFC a assigné en justice Orange et Bouygues Telecom pour publicité mensongère, et SFR pour modification unilatérale du contrat (le 15 mai 2000 SFR imposaient à ses abonnés un palier de 15 secondes, puis le 15 janvier 2001 de 30 secondes après la première minute indivisible).

Par ailleurs, l'organisation a saisi en contentieux le Conseil de la Concurrence à l'encontre des trois opérateurs pour entente illicite.

Lundi, Orange, SFR et Bouygues Telecom ne souhaitaient pas commenter cette affaire.
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