Bruxelles donne le feu vert à "GF-X", plate-forme BtoB de fret aérien

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Le 28 octobre 2002
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L’UE autorise le développement de "GF-X", plate-forme commerciale de fret aérien, actuelle propriété de Global Freight Exchange Limited.

L'exécutif européen a annoncé lundi qu'il autorise la mise en place d'une plate-forme commerciale de fret aérien, "GF-X", entre les compagnies Air France, British Airways, Lufthansa, et la société spécialisée Global Freight Exchange Limited.

Créée à Londres en 1998 par des particuliers, Global Freight Exchange Limited exerce des activités commerciales depuis 2000 ; elle est l'actuelle propriétaire de "GF-X Operations Limited" (GF-X).

Devenue entreprise commune entre les trois compagnies aériennes européennes et Global Freight Exchange Limited, GF-X présente une plate-forme commerciale électronique destinée à faciliter la vente des capacités de fret aérien entre les transitaires (acheteurs) et les transporteurs (vendeurs).

Après enquête, la Commission a estimé que GF-X représente "un mode de distribution supplémentaire en matière de fret aérien".

D'autres circuits de distribution électroniques existent : les sites Internet, les systèmes "cargo community", les autres plates-formes BtoB, mais aussi les circuits de distribution plus traditionnels : les contacts directs par téléphone, par télécopieur ou par courrier électronique.

La part de la capacité de charge mondiale des transporteurs aériens commercialisée par le biais des circuits de distribution électroniques "est inférieure à 5%".

Bruxelles écarte donc le risque de "création ou de renforcement d'une position dominante".

De plus "GF-X n'accorde aucun traitement préférentiel aux compagnies participantes, lesquelles ne sont pas tenues de proposer pour cette plate-forme des tarifs ou des rabais plus avantageux que pour d'autres canaux de distribution", poursuit la Commission dans son communiqué mis en ligne sur le portail Europa.

La plate-forme est ouverte à tous les transitaires et transporteurs de fret aérien remplissant des critères commerciaux "raisonnables, objectifs et non discriminatoires", conclut Bruxelles.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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