Il a une sacré allure ce Rockmow ©Marc Beekenkamp pour Clubic
Il a une sacré allure ce Rockmow ©Marc Beekenkamp pour Clubic

C’est la fête du robot dans les jardins : toutes les marques qui s’étaient déjà fait un nom dans notre salon avec des robots laveurs de sol tentent de sortir dans nos jardins. Toutes ? Non ! Un fabricant résistait encore à l’appel de l’herbe fraîche. Mais depuis son annonce à l’IFA 2025, c’est terminé, Roborock a succombé et vient de sortir une gamme de robots tondeuses. La marque a fort à faire pour qu’on la remarque sur un marché bien saturé.

Les plus
  • Enfin un robot LiDAR qui sait passer sous des haies !
  • Motricité inégalée : pentes à 80% franchies sans soucis, et obstacles de 8cm
  • Module coupe bordure en option
Les moins
  • Rate parfois la détection de certains petits obstacles (tuyau d'arrosage...)
  • Assez encombrant
  • Roborock cède à la mode de placer un gros onglet boutique dans son application

Le RockmowZ1 LiDAR (ou RockMow Z120), c’est le haut de gamme de Roborock. Avec un tarif à peine inférieur à 3 000 €, il peut paraître cher, mais c’est la norme pour les robots vendus pour couvrir 2000 m² de surface. La marque propose aussi une gamme RTK plus abordable que nous allons bientôt tester.

Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.

Déballage Rockmow Z1 LiDAR : des choix uniques

On le constate avant même d’ouvrir le carton : le Rockmow Z1 LiDAR joue dans la catégorie poids lourd avec ses 21,7 kg sur la balance. Niveau encombrement toutefois, ce n’est pas un monstre. Il a des dimensions très comparables au dernier robot que nous avons testé, le Navimow i208 LiDAR : 66 cm de long pour 47 cm de large et 33 cm de hauteur à son point culminant, à savoir le dôme LiDAR. Mais la comparaison s’arrête là : le design de ce Z1 LiDAR n’a pas grand-chose à voir avec la concurrence. Entre ses deux roues avant directrices bien visibles surmontées par de gros blocs de motorisation, ses roues arrière dotées de gros ressorts de suspension jaunes autorisant un très large débattement et faisant penser à une voiture radiocommandée, Roborock a choisi des solutions encore jamais vues dans le petit monde des robots tondeuses. 

L'envers du robot en version de base... ©Marc Beekenkamp pour Clubic

Quand on retourne le robot, l’exception se confirme : si le disque de 24 cm doté de six lames est assez classique (on note cependant la présence d’un disque de protection supplémentaire en aluminium devant les lames, pratique pour protéger les vis et encore assez rare), une option très rare est présente sur notre modèle d’essai : un petit disque latéral supplémentaire doté de deux lames, qui permet de tailler les bordures au plus près de la limite (3 cm du bord du robot). Un détail pratique quand il s’agit de couper des bordures que le robot ne peut pas franchir et déjà présent sur l'Ecovacs Goat A1600 LiDAR Pro. On notera cependant que des robots avec plateau mobile arrivent sur le marché.

La station de charge est très minimaliste, un simple connecteur, et pas de brosse à LiDAR ici, le LiDAR étant de toute façon situé à l’arrière.

... Et avec le module coupe bordures optionnel PreciEdge ©Marc Beekenkamp pour Clubic

Tonte Rockmow Z1 LiDAR : une réelle avancée

Pour le moment, pas de cartographie automatique chez Roborock : la marque s’en tient à l’essentiel, pour le moment du moins puisque la cartographie automatique est annoncée comme disponible dans une future mise à jour sur le site de Roborock. La cartographie manuelle assez facile à faire en mode jeu vidéo. Si d’habitude on utilise les deux pouces pour déplacer l’engin (pouce gauche pour avancer/reculer, pouce droit pour diriger, comme sur une bonne vieille télécommande de voiture radiocommandée), ici tous les contrôles sont sous le pouce gauche. Il faut donc un peu plus de dextérité, mais gageons que la plupart des clients sauront profiter de leur expérience plus ou moins ancienne avec la croix directionnelle de leur manette de jeu pour s’en sortir.

L’application organise la tonte en trois blocs : Zone (pour choisir une zone à tondre parmi plusieurs), Complète (pour tondre toutes les zones) et bordures, pour ne tondre que les bordures des zones choisies. C’est simple et bien présenté. On peut ensuite procéder à tous les réglages classiques : tonte rapide ou standard ou angle de tonte. Une fonction d’angle aléatoire entre chaque tonte est bien disponible dans les réglages. On salue la simplicité de l’application, mais on regrette qu’une fois encore, elle sacrifie un onglet principal pour afficher la boutique en ligne de la marque.

Le réglage de la hauteur de coupe se fait entre 20 et 70 mm, ce qui égale les meilleurs, mais ici, on règle non pas selon un pas de 5 mm comme chez à peu près toutes les marques, mais selon un pas de 1 mm, parfait pour les plus tatillons (mais est-ce vraiment utile ?).

C'est parti pour une tonte efficace vraiment partout ©Marc Beekenkamp pour Clubic

Notons que pour lancer une tonte, un bug a souvent bloqué le robot au démarrage lors de notre test : il affichait qu’il fallait désactiver la protection contre la pluie et refusait de se lancer. En pleine canicule ! En choisissant la possibilité de tondre tout juste après la pluie (3h après la pluie par défaut), on a pu démarrer à coup sûr. Il devait suffire d’une micro-averse nocturne pour relancer ce compteur de trois heures alors que tout était bien sec depuis longtemps.

Qui dit robot LiDAR dit mauvaise couverture de la pelouse… Et bien non ! Pour la première fois, un robot non-RTK a réussi à respecter les bordures définies lors de la cartographie, sans avoir peur de passer sous une haie ou un buisson. Ça y est, 2026 est à marquer d’une pierre blanche, puisqu’un robot LiDAR arrive à égaler les robots RTK en couverture de terrain. Bravo Roborock !

On aurait pu s’attendre à des capacités de franchissement limitées en raison d’un diamètre de roues arrière réduit, mais finalement pas du tout : le Rockmow a réussi à passer dans des zones accidentées qu’aucun autre robot n’avait réussi à franchir, profitant de ses grosses roues motorisées à l’avant. Les 80 % de pente sont bien respectés, mais c’est surtout la capacité à se déplacer en terrain accidenté qui fait de ce robot une nouvelle référence, avec la capacité de franchir des obstacles de 8 cm selon Roborock (un peu moins dans notre test, mais Roborock annonce que le franchissement est limité à 5cm avec le coupe bordure PreciEdge).

Jamais nous n'avions vu un robot LiDAR s'aventurer sous des haies ! ©Marc Beekenkamp pour Clubic

Si vous pensez que la coupe jusque sous les haies se paie par une sécurité réduite, et donc un robot qui coupe les objets, animaux ou enfants qui traînent sur votre pelouse, vous n’aurez que très faiblement raison. En effet, déjà, le niveau de sécurité est paramétrable entre les niveaux « sensible », où l’application annonce que certaines zones peuvent être non tondues, et « équilibrée », où la stratégie s’ajuste intelligemment pour privilégier la surface de tonte.

On note que même en niveau « sensible », le robot continue à passer sous les haies. On peut aussi sélectionner d’éviter ou pas les obstacles dans les passages que vous aurez définis entre zones de tonte, ou encore ceux situés proche de la limite (à désactiver pour bien passer sous les haies), ainsi que de faire une pause en cas de détection d’un humain. La sécurité est donc à la fois complète et largement paramétrable. Mais ce Roborock n’est pas le meilleur robot que nous avons testé en évitement d’obstacles : son défaut, qui sera peut-être corrigé prochainement, est le test du tuyau d’arrosage : le Rockmow Z1 LiDAR ne le détecte qu’environ deux fois sur trois. 

On remarque aussi que lorsqu'un objet traîne, le robot le contourne au plus près, sans grande distance de sécurité. Le robot est quasiment au contact de l’objet détecté, ce qui veut dire que les lames sont encore à quelques centimètres tout de même, ce que l'on a tendance à apprécier. Pour les humains, la distance de sécurité est plus grande.

Un LiDAR bien protégé ©Marc Beekenkamp pour Clubic

Le Rockmow Z1 LiDAR obtient la palme de la coupe des bordures : grâce à son module PreciEdge mais aussi à sa capacité à aller au plus proche des limites de terrain, que ce soient des murets ou des haies, c’est le robot qui laisse le moins de travail à effectuer au fil coupe bordure. Cependant, il reste encore un peu de marge non tondue, on n’est pas à zéro. Et si l’on citait l’arrivée de robots à plateaux mobiles (voire à double plateau), c’est pour un point important : le module PreciEdge n’est pas motorisé verticalement, ce qui veut dire qu’il coupe les bordures à hauteur fixe, contrairement à un plateau principal qui laisse le choix de la hauteur de coupe.

Et l’autonomie dans tout ça ? Elle permet de tondre 400 à 500 m2 en une seule charge, donc les 2000 m2 se feront en 4 à 5 charges, des charges assez rapides (le robot se recharge complètement en environ 50 minutes). Les constructeurs se sont un peu trop habitués à ce genre de calculs : la surface de tonte est en général donnée sur plusieurs charges, pour environ 8h de travail. On note que la batterie est accessible derrière une trappe à l’arrière du robot, il suffira de dévisser quatre vis pour la changer.

Roborock RockMow Z1 LiDAR : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
9 / 10

Alors que le marché de la tondeuse est nouveau pour Roborock, la marque a réussi à faire des miracles avec son Z120 : entre une tonte efficace, des capacités de franchissement exceptionnelles, une ergonomie excellente et, pour la première fois sur un robot LiDAR, une couverture quasi parfaite du terrain, ainsi qu'une option coupe bordures pour limiter la zone non tondue, il n’y a quasi rien à redire…

Mais puisqu’on est difficile, on a quand même trouvé des défauts : le premier, c’est que ce Z120 est un gros robot, pas très facile à manipuler quand on doit le prendre pour l’hivernage. Le second, c’est son prix : le premier robot LiDAR qui nous a vraiment convaincu n’est pas en concurrence avec les « petits » robots LiDAR, c’est un robot « grande surface de tonte » (2000m2) avec un prix à l’avenant, puisqu’il frôle les 3000€ si vous prenez l’option coupe bordures.

Les plus
  • Enfin un robot LiDAR qui sait passer sous des haies !
  • Motricité inégalée : pentes à 80% franchies sans soucis, et obstacles de 8cm
  • Module coupe bordure en option
Les moins
  • Rate parfois la détection de certains petits obstacles (tuyau d'arrosage...)
  • Assez encombrant
  • Roborock cède à la mode de placer un gros onglet boutique dans son application
Sous-notes
Tonte
9
Autonomie
9
Sécurité
8
Application
9
Bruit
9
Entretien
9

Fiche technique Rockmow Z1 LiDAR

Résumé
Surface de tonte max.2,000m²
Inclinaison max.80%
Niveau sonore62dB
Autonomie80mn
Caractéristiques techniques
Surface de tonte max.2,000m²
Inclinaison max.80%
Niveau sonore62dB
ContrôleWifi, Bluetooth, 4G
Hauteur de coupe ajustable20-70mm
Largeur de coupe24cm
Indice de protectionIPX6
Système AWDOui
CapteursCaméra LiDAR
Alimentation et charge
Temps de charge moyenne50mn
Autonomie80mn
Temps d'activité quotidien8h
Caractéristiques physiques
Longueur661mm
Largeur475mm
Hauteur332mm
Poids21.7kg