L'opérateur américain Sprint désactive le logiciel Carrier IQ

19 décembre 2011 à 16h45
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Afin de répondre aux critiques de ses abonnés, l'opérateur américain Sprint annonce avoir désactivé le programme baptisé Carrier IQ. Dans une lettre adressée au sénateur américain Franken, Sprint explique également que 26 millions de téléphones ont été dotés de ce logiciel.

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L'opérateur américain Sprint vient d'indiquer qu'il avait désactivé les fonctions du logiciel Carrier IQ. L'utilité de ce logiciel, selon son éditeur, est d'identifier rapidement les problèmes de batteries ou les appels manqués à cause de la faiblesse du signal réseau. Les opérateurs seraient ensuite plus à même d'intervenir rapidement afin de venir en aide aux utilisateurs.

Un point de vue que ne partage pas le développeur Trevor Eckhart qui a récemment publié une vidéo dans laquelle il explique que le programme est utilisé par les opérateurs aux Etats-Unis pour surveiller l'activité de leurs clients. Muni de son HTC Evo 3, le développeur affirme que de nombreuses informations comme les messages reçus mais également les informations saisies ainsi que la localisation de l'utilisateur sont communiquées aux opérateurs.

Dans une lettre (.pdf) adressée au sénateur Al Franken (parti Démocrate) et publiée sur Computerworld, Sprint annonce également que 26 millions de téléphones ont été vendus avec une version préinstallée de Carrier IQ. L'opérateur ajoute qu'il utilise ce logiciel depuis 2006 pour collecter uniquement des informations concernant l'état du réseau mais aussi des informations relatives à la qualité de service des communications.

Un porte-parole de Sprint a même ajouté que « pour être clair, Sprint n'a pas utilisé Carrier IQ pour dresser des diagnostics sur les profils des clients, pour proposer des publicités ciblées ou pour aucune autre fonction que celle de certifier si un appareil est bien en mesure de fonctionner sur notre réseau. Sprint ne regarde pas le contenu des messages de ses clients, ni même les e-mails, les photos, les vidéos... »

De son côté, l'opérateur AT&T a également réagi aux accusations en affirmant qu'il avait intégré le logiciel en cause dans environ 900 000 appareils mais qu'il collectait les données techniques d'environ 575 000 d'entre eux.

En Europe, plusieurs autorités chargées de la protection des données personnelles ont confirmé que des enquêtes préliminaires avaient été diligentées. L'objectif de ces autorités est alors de savoir si les utilisateurs européens sont également touchés par ce programme. En France, la Cnil a récemment expliqué au site ITespresso que, selon les premiers éléments de l'enquête, le logiciel en question n'aurait « pas été demandé par les opérateurs en France ».
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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