Neurocam : quand les ondes du cerveau pilotent le capteur photo d'un smartphone

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Le 29 octobre 2013
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La firme nipponne Neurowear a profité du salon Human Sensing 2013 pour dévoiler la Neurocam, un système qui permet de réaliser de courtes vidéos avec un smartphone qui capte les ondes cérébrales pour déterminer l'intérêt du sujet.

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Tenir son smartphone dans la main pour prendre des photos et des vidéos des sujets qui nous intéressent est visiblement trop mainstream pour Neurowear. La firme japonaise, spécialisée dans les dispositifs permettant de capter les ondes cérébrales - elle est à l'origine des oreilles de chat Necomimi - vient de présenter la Neurocam : ce dispositif en forme de serre-tête permet d'accueillir un smartphone sur le côté droit, tandis que le côté gauche se charge de lire les ondes du cerveau. Le terminal dispose également d'une sorte de prisme qui, relié à son capteur photo, permet d'afficher ce que regarde l'utilisateur sur son écran.

La dernière composante de l'ensemble est une application qui va se charger, à l'aide des ondes cérébrales enregistrées, d'interpréter l'intérêt de l'utilisateur pour ce qu'il regarde, d'une échelle de 0 à 100. A partir du moment où le niveau des ondes atteint 60, le smartphone se met à enregistrer une vidéo, qu'il est possible de transformer en GIF animé de 5 secondes. L'algorithme de quantification des ondes cérébrales employé dans le système n'a pas été laissé au hasard, puisqu'il a été développé avec un professeur de l'université de Keio.

Le dispositif est un prototype encore en phase de développement, et de nombreuses questions peuvent se poser, notamment concernant le poids du casque ou des risques à porter un terminal contre son crâne aussi longtemps. On peut également s'interroger sur l'intérêt concret du casque, qui enregistre des vidéos peu stables. Neurowear semble désireux d'orienter son système dans une direction B2B - « vous pouvez l'essayer dans un magasin pour voir quels objets intéressent les visiteurs » - mais également dans le cadre d'aménagements urbains, car il est possible de géolocaliser les vidéos et de cerner les points d'intérêt de son porteur. A priori, un tel dispositif se destine donc en premier lieu aux professionnels, et ne devrait pas permettre aux adeptes des GIF animés d'étoffer leur collection personnelle.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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