Votre Pixel chauffe, sa batterie flanche après un an et l'idée de l'ouvrir vous donne des sueurs froides ? Google prépare enfin la riposte. Un brevet repéré début janvier dévoile une solution mécanique pour dire adieu à la colle et, peut-être, à l'obsolescence programmée.

Les promesses de mises à jour logicielles sur sept ans, c’est bien beau. Mais à quoi bon sécuriser un smartphone jusqu'en 2032 si sa batterie rend l'âme dès 2028 ? C'est tout le paradoxe que Google semble enfin prêt à résoudre. La firme de Mountain View a déposé le 1er janvier 2026 un brevet qui pourrait transformer la maintenance de nos terminaux. Oubliez les pistolets thermiques et les spatules hasardeuses : le futur du Pixel s'annonce clipsable.
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La fin de l'ère de la glu
Si vous avez déjà tenté de remplacer la batterie d’un smartphone moderne, vous connaissez l'ennemi numéro un : la colle. Pour garantir la finesse et la rigidité, les constructeurs noient littéralement les composants dans l'adhésif. Le brevet de Google prend le contre-pied total de cette logique industrielle.
Le document technique décrit une nouvelle architecture interne où la batterie n'est plus une poche souple collée au châssis, mais un module encapsulé dans un cadre métallique rigide. Ce « squelette » protège la cellule des perforations, le cauchemar de tout réparateur amateur, et permet surtout une fixation mécanique.
Concrètement, le système utiliserait des butées de cisaillement pour verrouiller la batterie en place. Pour l'utilisateur, cela signifie qu'il suffirait d'ouvrir le téléphone (probablement via un dos amovible, un autre défi technique) et de déclipser la batterie usagée pour en insérer une neuve. Plus de solvants chimiques, plus de risque d'incendie au moindre coup de tournevis mal placé. C'est le retour à la simplicité du Nokia 3310, mais avec la densité énergétique de 2026.
L'Europe dicte, Google s'exécute
Ne nous y trompons pas : ce sursaut d'ingéniosité n'est pas uniquement motivé par la philanthropie de Google. Il s'agit surtout d'une course contre la montre législative. Dès février 2027, le règlement européen sur les batteries imposera aux fabricants de rendre ces composants remplaçables par l'utilisateur final, sans outil spécialisé.
Ce brevet est donc moins une option qu'une nécessité de survie sur le Vieux Continent pour le futur Pixel 12. Mais au-delà de la contrainte légale, c'est aussi une aubaine pour la gamme Pixel. Google traîne une réputation de mauvais élève sur l'autonomie, avec des cellules qui dégradent souvent leurs performances après neuf mois d'utilisation intensive.
En facilitant le remplacement, Google crédibilise enfin sa politique de support logiciel étendu. Un Pixel capable de tenir sept ans n'est plus une chimère marketing si l'on peut changer son cœur pour quelques euros tous les deux ans. Reste à voir si cette mécanique ingénieuse résistera aux chutes aussi bien que la bonne vieille colle, mais la direction prise est enfin la bonne.
Source : Android Authority