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Mission Basilic : défendez le poste stratégique aux côtés de Honor Harrington

Johan Gautreau
Expert objets connectés
13 novembre 2021 à 11h11
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SF Space ship

Il est des sagas de SF qui marquent les esprits. La série des Honor Harrington – ainsi que ses dérivés - en fait indéniablement partie. Je vous invite donc à découvrir à mes côtés le premier tome de ce space opera grandiose : Mission Basilic.

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Nous nous donnons 5 citations et 5 paragraphes pour vous convaincre.

Honor Harrington : Mission Basilic (1993)

David Weber

Grand amateur de combats spatiaux, il ne manquait à ma collection qu’une série : Honor Harrington. Après avoir dévoré l’intégrale de La Flotte Perdue  de Jack Campbell, je me suis lancé dans le premier tome de la saga culte de David Weber, nommé Mission Basilic.

Ayant déjà lu L’Option Excalibur du même auteur – que je vous recommande d'ailleurs – je savais que je m’embarquai dans un voyage qui mélangerai action, intrigue et hard science en parts égales. Autant le dire de suite, je n’ai pas été déçu par le premier livre de cette série.

Faites chauffer les impulseurs, préparez vos lances gravitiques et bouclez vos harnais de sureté : il va y avoir du grabuge du côté du Royaume de Manticore !

« Depuis le début, elle savait et acceptait que d’autres, moins compétents mais issus de lignées plus prestigieuses lui passeraient sous le nez […] mais elle était enfin arrivée au but : le commandement d’un croiseur, rêve de tout officier digne de ce nom. »

Je m’étais éclaté avec les aventures de Jack Geary, capitaine de La Flotte Perdue. Maintenant, c’est au tour d’Honor Harrington de nous faire vivre de palpitants moments de courage, de gloire et d’honneur. Enfin, il va quand même falloir attendre un peu…

Fraîchement promue capitaine de son propre croiseur, Honor va devoir composer avec un équipage totalement inconnu. Son second en particulier ne semble pas spécialement enclin à collaborer. Et histoire de gâter les choses, la politique locale fait que la jeune femme se retrouve aux commandes d’un vaisseau dont l’armement a été lourdement modifié, le rendant peu adapté aux combats à très longue distance dans l’espace. Le croiseur léger Intrépide ressemble en fait plus à une poubelle volante qu’autre chose.

Malgré tout ces éléments ne jouant pas en sa faveur, Honor Harrington ne se laisse pas démonter. On a, dès les premiers paragraphes, un aperçu de son caractère : tenace, intelligente et douée d’un grand sens du devoir. Celle qui n’est qu’une novice va vite devenir un élément stratégique pour la flotte du Royaume de Manticore.

« Nous venons de recevoir une dépêche de l’Amirauté, commandant. Des ordres d’affectation à un nouveau poste. »

Les gamelles continuent de s’enchaîner pour Honor Harrington. Suite à une série d’exercices de simulation pour tester son nouvel armement et des résultats désastreux, l’équipage de l’Intrépide se retrouve logé à un nouveau poste : Basilic. 

Ce secteur spatial est une plateforme tournante du commerce de Manticore mais aussi un véritable casse-tête territorial. En gros, le genre d’affectation dont personne ne veut. Inutile de dire que le moral de l’équipage est au plus bas. Le vieux croiseur va toutefois devoir assurer à lui tout seul la surveillance du système complet de Basilic et en particulier de la planète indigène Méduse. Ça commence à faire beaucoup, non ?

C’est ici qu’on commence à voir se dessiner les divers protagonistes de Mission Basilic. À l’instar de Fondation , la saga de David Weber met l’accent sur les complots. Chaque partie prenante tente de tirer la couette à elle afin de réaliser de gros profits ou avoir la mainmise sur le système de Basilic : cartel Hauptman, République de Havre, partis d’opposition à la Couronne de Manticore… Sans le savoir, Honor va se retrouver au centre d’intrigues alambiquées qui la dépassent. Elle pourra toutefois compter sur des soutiens haut placés pour l’aider dans l’ombre.

« Voudriez-vous dire qu’il y a enfin un commandant qui fait son boulot au poste de Basilic ? C’est extraordinaire ! »

Honor tire son épingle du jeu dans cette mission quasi-impossible en usant de toute son ingéniosité. Fine psychologue, notre capitaine réussit peu à peu à exploiter le plein potentiel de son équipage, le rendant plus efficace que jamais. Dispersés aux quatre coins du système de Basilic, les matelots de la capitaine ne tardent pas à découvrir un trafic d’ampleur entre les indigènes de Méduse – les Échassieux - et les humains.

S’ensuit alors une véritable course contre la montre pour faire cesser les activités illégales. Sauf que tout ceci n’est qu’une façade pour un complot plus vaste encore : la République de Havre est décidée à mettre la main sur Basilic. Seule contre tous, Honor se retrouve à lutter pour éviter le lancement d’une guerre stellaire que Manticore n’aurait aucune chance de remporter.

Très centré sur les jeux d’intrigue, Mission Basilic n’en reste pas moins haletant. Chaque complot en cache un autre, puis un autre, puis un autre… On savoure ainsi un savant mélange entre La Flotte Perdue et  Fondation, mixant habilement les batailles spatiales façon hard science et la politique. On ne s’ennuie pas un instant avec l’ouvrage de David Weber !

« 61 hommes et femmes, tués ou bon pour l’hôpital en l’espace de deux minutes ; c’était un coup terrible pour la petite équipe si soudée de l’API, et Honor ressentait un malaise physique à l’idée du rôle qu’elle avait joué, bien involontairement, dans la genèse de ce massacre. »

Le dernier quart du roman de l’auteur américain fait d’ailleurs la part belle à l’action. On y découvre un équipage qui a repris confiance en lui et surtout en son commandant. L’Intrépide reprend du poil de la bête, guidé d’une main ferme par Honor Harrington.

Cela n’empêche pas les pertes humaines de s’accumuler. Se sentant acculés, les comploteurs n’hésitent plus à employer la force pour effacer leurs traces, quitte à se salir les mains. On en vient presque à ressentir lourdement la perte des membres d’équipage dans nos tripes. Mission Basilic étant un roman assez long, on s’attache particulièrement à ses personnages les plus emblématiques. David Weber arrive à les rendre attachants, bien qu’il ne s’attarde que rarement sur leur psyché. Seul le second McKeon et bien entendu Honor ont droit à une investigation en profondeur des sentiments qui les agitent.

Qu’à cela ne tienne, on passe un bon moment avec les membres de l’Intrépide. D’ailleurs, le vieux croiseur va lui aussi jouer un rôle déterminant dans l’aventure en s’attaquant à un ennemi de taille, le Sirius de la République de Havre.

« Il restait quarante-trois minutes pour détruire le navire-Q ; sans quoi, toute la poursuite aurait été vaine. »

Qu’est-ce qui fait que le roman de Weber m’a autant accroché ? C’est probablement parce qu’il s’inspire des vieilles tactiques navales de la Première et Second Guerre. Nous sommes ainsi ancrés dans un monde relativement réaliste, à l’instar de celui de La Flotte Perdue. Les combats spatiaux qui se déroulent dans l’univers de la saga Honor Harrington sont donc assez longs, avec des manœuvres qui demandent plusieurs dizaines de minutes et se produisent sur des millions de kilomètres. En gros, ce n’est pas du Star Wars !

Les derniers chapitres de Mission Basilic n’en sont pas moins très prenants. Je vous laisse toutefois le plaisir de découvrir ça par vous-même. Vous verrez que l’Intrépide porte bien son nom et j’espère que, tout comme moi, vous apprécierez le roman de David Weber. Pour ma part, nul doute que je vais continuer à explorer l’univers du capitaine Harrington dans les mois à venir.

D’ici là, je vous souhaite de saines lectures, et de belles aventures SF !

Mission Basilic © L’Atalante

Honor Harrington : Mission Basilic (1993) est édité chez L’Atalante en version papier. Il est aussi disponible sur 7Switch en version EPUB et sur Amazon en version Kindle .

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Feunoir
J’aime bien cette série, et globalement tout le «&nbsp;Honorverse&nbsp;» Honorverse — Wikipédia , série que j’ai relu pour le plaisir vers l’été dernier (j’ai lu les premiers 3 fois (en comptant ma lecture de la poignée de livre en format papier au siècle dernier, avant de reprendre la série entière en ebook + de 15ans après))<br /> Il y a des tomes plus intéressant que d’autres, des hauts et des bas. Même si chaque tome fait avancer l’histoire certains sont parfois un peu trop «&nbsp;politique&nbsp;» ou «&nbsp;sentimental&nbsp;» à mon gout, il y a parfois une bataille que vers la fin du tome surement pour réconforter ceux qui ont serré les dents sur un passage un peu mou ;))<br /> Le plus gros reproche c’est plus sur l’édition, après qq tomes bien numéroté, la numérotation disparait ensuite et chaque fois que je termine un livre je dois aller fouiller le net pour savoir lequel lire ensuite.<br /> Si je devais faire une liste de ceux que j’ai et des 3 qu’il faudrait peut être que je prenne (je suis pas très recueil de nouvelles donc ils ne sont pas listés, voir le lien honorverse en haut pour + d’info)<br /> Ceux en &amp;&amp;&amp; font partis de la sous série «&nbsp;La Couronne des esclaves&nbsp;», c’est ceux que je n’ai pas, ils parlent surement des événements dont Honor reçoit des compte-rendu dans la série principale elle n’en est donc pas le personnage principal.<br /> Et c’est pareil pour les *** qui font partie de la sous série «&nbsp;Saganami&nbsp;».<br /> Donc il y a un petit couac à cela, c’est que si Honor reçoit des infos sur les événements survenant dans les «&nbsp;saganami&nbsp;», l’inverse est vrai aussi les persos de «&nbsp;saganami&nbsp;» apprennent les trucs importants coté Honor, donc il y a souvent au moins un chapitre de «&nbsp;spoile&nbsp;» des événements marquants entre les 2. C’est nécessaire pour comprendre les choix/événements suivants mais un peu ennuyant.<br /> La chronologie suivante suit plus l’ordre de la page anglaise, si je ne me plante pas elle favorise un peu les spoile des évenements principaux des sous séries dans la série principale d’Honor plutôt que l’inverse: Honorverse - Wikipedia<br /> Mission Basilic<br /> Pour l’honneur de la reine<br /> Une guerre victorieuse et brève<br /> Au champ du déshonneur<br /> Pavillon de l’exil<br /> Mascarade silésienne<br /> Aux mains de l’ennemi<br /> La Disparue de l’enfer<br /> Les Cendres de la victoire<br /> Plaies d’honneur<br /> La Couronne des esclaves &amp;&amp;&amp;<br /> Torche de la liberté &amp;&amp;&amp;<br /> L’Ombre de Saganami ***<br /> Coûte que coûte<br /> L’Ennemi dans l’ombre ***<br /> En mission<br /> L’orage gronde<br /> L’Ombre de la liberté ***<br /> Les Bas-fonds de Mesa &amp;&amp;&amp;<br /> L’Ombre de la victoire ***<br /> Sans concession<br /> Mais il y a d’autres livres dans le Honorverse donc je conseille de ne pas se contenter de cette liste, elle n’est pas complète
blueamrtini
Tu ne veux pas faire un article plutôt?
Cleindori
Je suis un grand fan de la saga, facilement dans mon top10 des bouquins de SF, avec Asimov pour le plus vieux et Peter F. Hamilton pour le plus jeune.<br /> Mais j’aurais attendu d’avoir un peu avancé dans l’univers pour en parler. Parce que là, t’as même pas mis un ongle d’orteil dans la porte. C’est la zone tuto d’un MMO. Mission Basilic est excellent, mais c’est juste une petite entrée en bouche sur tout ce qui va suivre et donner uppercuts sur baffes dans la gueule au lecteur : combats HSF, ascenseurs émotionnels, attachements aux héros (qui peuvent mourir, et oui)… ce cycle est dantesque.<br /> Je ne dirais pas la même chose de tous les a-côtés cités au-dessus comme tout ce qui touche à Saganami ou à Michelle Henke. Ou même le «&nbsp;prélude à Honor&nbsp;», quand elle est aspirante. J’ai trouvé ça très, très, très en dessous niveau qualitatif et narratif par rapport au cycle principal. De mauvais spinoffs quoi.<br /> Par ailleurs, n’avoir parlé que du premier bouquin pour introduire le Honorverse, c’est forcément passer à côté d’énormes sous-textes de la saga, je peux spoiler vu que ça tombe très rapidement sous le sens : ce n’est «&nbsp;jamais&nbsp;» qu’une réécriture de la France et du Royaume-Uni historiques (et autres) entre le 16e siècle et le 18e siècle, remixés à la sauce SF avec pas mal de fulgurances (il faut noter le génotype de la famille régnante de Manticore par exemple).<br /> Un dernier point : l’ultime bouquin, dont on a attendu la sortie puis la traduction pendant des années (à un tel point que la traductrice historique ne l’a pas faite) : on sent clairement que Weber est fatigué et voulait conclure, comme Jean-Claude ; on a donc là un final explosif, violent et brutal, assez jouissif si on a lu l’ensemble du cycle, mais qui laisse quand même un certain goût de déséquilibre et décalage par rapport au reste, ou d’un «&nbsp;tout ça pour ça au final&nbsp;». Il est très bon, mais pour moi il est baclé. Et puis de nombreuses questions, notamment contre l’antagoniste de l’ombre, ne sont pas résolues.<br /> Mais oui. Honor Harrington c’est le bien, un must absolu. On parle de l’adapter en série depuis des années, forcément après le fiasco Fondation ça refroidit les ardeurs.
Feunoir
Bah j’ai rien de plus a dire Au pire, j’aurais pu + appuyer que c’est vraiment pas mal (pour ceux qui aime ce type de lecture évidemment).<br /> Au passage, je corrige ce que j’ai dit plus haut, en fait ce n’est pas l’éditeur le fautif, c’est ma Kindle qui n’affiche pas le numero du tome dans le titre du livre (donc choisir le livre suivant cela a été très casse bonbon)<br /> Sur la flotte perdu de Campbel il y a bien le «&nbsp;T6&nbsp;» pour le livre 6, sur cette série on a que le titre.<br /> Bon mon premier post reste informatif sur le leger spoile entre les derniers livres.<br /> Comme le dit Cleindori, c’est du spatial mais aussi beaucoup de remarque sur les politiques et les sociétés, de demain mais probablement sur celle d’aujourd’hui en fait. On peut y voir une nation ou l’assistanat a été poussé à l’extrême extrémité (oui c’est poussé) et avec pour capitale Nouvelle-Paris («&nbsp;Nouveau Paris&nbsp;» en VO auteur), je ne sais pas ou il va chercher tout cela <br /> Après cela ne m’a pas dérangé, cela donne de l’épaisseur à l’univers qui est décrit
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