Un groupe pro al-Assad revendique le piratage du New York Times et de Twitter

28 août 2013 à 12h41
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Une attaque informatique d'envergure a frappé la nuit dernière le New York Times, Twitter ou encore le Huffington Post. L'attaque a été revendiquée par le groupe Syrian Electronic Army, soutien du régime de Bachar al-Assad et coutumier du fait.

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La nuit dernière, le New York Times est resté inaccessible pendant plus d'une heure. En cause, une attaque informatique qui serait liée au conflit syrien et aux opérations armées qui semblent se profiler de jours en jours dans le pays.

Le New York Times n'est d'ailleurs pas la seule victime dans l'histoire, puisqu'il en fut de même pour Twitter ou encore le Huffington Post. Twitter a cependant tenu à rassurer ses utilisateurs en affirmant qu'aucune donnée personnelle n'avait été compromise en dépit des problèmes de disponibilité du service pendant une heure et demi. Quant au Huffington Post, seule l'adresse britannique de la plateforme de blogs a été touchée.

Une attaque en provenance d'un groupe proche du régime de Bachar al-Assad est privilégiée. Car sur son compte Twitter, le groupe « Syrian Electronic Army » a revendiqué l'opération dans une série de tweets agrémentés de diverses captures d'écran.

Si plusieurs sites ont été touchés, c'est que l'attaque aurait été perpétrée contre MelbourneIT, un fournisseur de services Internet australien, chargé de vendre et de gérer des noms de domaines, notamment ceux du New York Times et de Twitter. Son dirigeant a d'ailleurs évoqué auprès de Reuters une attaque sophistiquée. Ce qui laisse supposer une attaque de type DNS. En s'attaquant au registrar, SEA s'est retrouvé en mesure de rediriger les internautes vers le site de leur choix.



Le quotidien américain est clairement apparu comme le plus touché, puisque consigne a été donnée aux employés de prendre les plus grandes précautions avec les services de messagerie internes à l'entreprise.

Sur son compte Twitter, le groupe Syrian Electronic Army s'est gargarisé de l'attaque, multipliant les illustrations et les provocations. Le premier tweet annonçait même la couleur avec le message suivant : « Twitter, es-tu prêt ? »




SEA s'est déjà fait remarquer à plusieurs reprises. C'est lui qui avait piraté en avril dernier le compte Twitter de l'agence Associated Press, avant d'annoncer la mort de Barack Obama. Il avait également déjà attaqué le New York Times, en janvier dernier, après que le quotidien a publié un article consacré à la fortune des dirigeants chinois, alors que le pays s'affiche comme un soutien du régime syrien en place. À l'époque, 53 ordinateurs personnels d'employés avaient été piratés.






Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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