L’application Telegram bannie en Iran

01 juin 2018 à 15h36
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Sortie en 2013, Telegram est une application originaire de Russie permettant de discuter avec des contacts de son choix, à l'instar de WhatsApp ou de Messenger. Récemment interdit par le gouvernement russe, le service vient également de se voir signifier son bannissement en Iran.

Telegram connaît un certain succès depuis ses débuts en raison de la confidentialité qu'elle apporte, puisque les messages qui y sont envoyés sont chiffrés de bout en bout. La protection de la vie privée semblant désormais faire partie des préoccupations majeures des utilisateurs d'internet à travers le monde, Telegram s'est rapidement imposée comme une référence.

Telegram


L'Iran interdit Telegram pour « la sécurité nationale »

Récemment interdite par la Russie, l'application l'est désormais également en Iran.

Une décision du gouvernement en place, qui parle d'une question de « sécurité nationale ». Le pays ne laisse pour autant pas les 40 millions ex-utilisateurs de l'application sur le bord de la route, puisque selon un rapport d'Al Jazeera, chaîne de télévision satellitaire qatarienne, le gouvernement aurait créé sa propre application qu'il encourage désormais les anciens utilisateurs de Telegram à adopter.

Lancée jeudi dernier, cette application - baptisée Soroush - semble proposer tous les services classiques qu'offrent d'autres applications de messagerie, y compris la possibilité de télécharger divers packs d'autocollants à envoyer au sein des conversations. La polémique pourrait cependant enfler sur cet outil gouvernemental, puisque - toujours selon Al Jazeera - certains autocollants afficheraient des messages critiques ou virulents envers les Etats-Unis et Israël, notamment.

Telegram


Le passif compliqué de Télégram

Malgré sa grande popularité dans de nombreux pays, Telegram est régulièrement critiquée depuis 2015. Plusieurs enquêtes ont révélé qu'elle avait été utilisée par des terroristes djihadistes pour communiquer entre eux et préparer des attentats par le biais des « secret chats ».

En plus de ces conversations chiffrées, l'application permet également la création de groupes de discussion pouvant accueillir jusqu'à 5 000 personnes. L'organe de communication de l'État Islamique, par exemple, possède un groupe de discussion sur Telegram.

Ces dérives à l'utilisation du service en font une cible facile pour un nombre croissant de gouvernements. On ne serait pas surpris de voir de nouveaux bannissements nationaux surgir ces prochains mois.

Sources : AndroidAuthority, Al Jazeera.

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