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Test Mountain Makalu 67 : une souris gamer qui vise les sommets

Matthieu Legouge
Spécialiste Hardware
24 décembre 2020 à 13h34
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Mountain.Makalu.67.Lifeline.Cable_-1 © Mountain

Sur le marché des souris gaming, la tendance actuelle est clairement aux modèles ultralégers dont la coque est parsemée d’alvéoles. La Mountain Makalu 67 va tenter de se faire une place sur ce segment, entre des références comme la Model O ou encore la MM710 de Cooler Master.

Mountain Makalu 67
  • Légère comme l'air, maniable et confortable (palm grip)
  • Logiciel complet et paramétrage avancé
  • Coque perforée robuste
  • Capteur indéfectible
  • Des dimensions généreuses qui ne conviendront pas à tous
  • Encore quelques bugs avec Base Camp
  • Revêtement de la molette
  • Et la poussière dans tout ça ?

Encore (très) peu connus sur la scène des périphériques gaming, les Allemands de Mountain ont fait parler d’eux ces derniers mois avec un concept de clavier entièrement modulaire, l’Everest, financé sur Kickstarter. C’est néanmoins la Makalu 67 qui signe l’arrivée de ce nouvel acteur sur le marché, une souris gamer au poids plume et au tarif raisonnable que nous avons eu l’occasion de tester.

Mountain Makalu 67 : sa fiche technique

La Makalu 67 possède trois grands atouts qui méritent que l’on s’y attarde. Pour commencer et comme le montre sa fiche technique, elle embarque le tout nouveau capteur PixArt PAW3370 et est donc à ce jour la seule souris du marché à en profiter.

La Mountain Makalu 67, c'est :

  • Prise en main : droitier
  • Capteur : PixArt PAW3370 (optique)
  • Sensibilité : 100 - 19 000 ppp
  • Fréquence : 125 - 1 000 Hz
  • Nombre de boutons : 6 boutons programmables
  • RGB : oui
  • Dimensions : 127 × 70.2 ×42.2 mm
  • Poids : 67 g
  • Type de connexion : USB-A
  • Logiciel : oui, Base Camp
  • Prix et disponibilité : disponible en précommande, à 59.99 €

Son poids plume et son tarif sont deux autres arguments inévitables, d’autant que cette souris vise les sommets en proposant un capteur très performant et des options de personnalisation relativement complète via le logiciel Base Camp. Mountain, Everest, Makalu, le fabricant annonce directement la couleur, ou plutôt la hauteur à laquelle il ambitionne de placer la barre. Pour rappel, Makalu est un massif situé dans l’Himalaya, le cinquième plus haut sommet du monde.

Test Mountain Makalu 67_1 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Design et ergonomie

Une souris poids plume mais robuste

Mountain se lance donc sur le marché avec un modèle qui adopte un design assez clivant, puisqu’il s’agit d’une souris à coque perforée, une conception qui a fait son apparition assez récemment et qui ne séduira pas forcément au premier coup d’œil.

Test Mountain Makalu 67_9 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Le seul et unique objectif d’une telle conception est en effet de réduire le poids de la souris, en supprimant simplement de la matière. Si Glorious PC Gaming Race en a fait sa marque de fabrique, non sans succès, ce design fait souvent débat pour plusieurs raisons : solidité moindre, esthétique, sujet à la poussière et l’humidité, ou encore à savoir si le gain de quelques dizaines de grammes à réellement un impact sur l’ergonomie et les performances en jeu.

Chacun se fera son avis sur la pertinence de ce type de souris, l’idéal étant encore et toujours d’avoir la possibilité d’essayer le matériel avant achat. Néanmoins, on ressent clairement que Mountain a pris le temps de parfaire sa recette avec la Makalu 67.

Test Mountain Makalu 67_7 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Le fabricant a opté ici pour des perforations de forme oblongue, sur les deux faces, et non une structure en nid d’abeille comme l’on a désormais l’habitude de voir. Difficile de savoir si ce type de structure permet de gagner en robustesse, mais force est de constater que la coque est réellement solide et n’a rien à envier à la MM710 sur ce point.

Test Mountain Makalu 67_3 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Même en la pressant relativement fort, aucun craquement dans la structure ne se fait ressentir, rien ne bouge et c’est bon signe. Le choix des matériaux y est certainement pour beaucoup puisqu’ici tout est réalisé en plastique ABS, censé résister à une force de 5 kg. Notons enfin que ce design ribcage (« cage thoracique ») a fait l’objet d’un dépôt de brevet.

Mountain ne s’est pas arrêté à ce design pour garantir longévité à sa souris, on apprend également que le circuit imprimé est traité contre l’humidité, ce qui nous paraît indispensable ici. Enfin, deux patins PTFE de remplacement sont livrés avec la Makalu 67, une bonne nouvelle puisque les patins sont généralement les premiers à montrer des signes de faiblesses.

Démontage du mulot

La Makalu 67 se démonte facilement. Après avoir ôté les patins, nous avons accès à 4 petites vis. Ne reste plus qu'à déclipser doucement la coque pour accéder à ses entrailles. Il est nécessaire d'être précautionneux, surtout pour ne pas abimer la nappe qui anime le liseré de LED, plus fragile que le reste.

Test Mountain Makalu 67_démontage © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Les patins se replacent convenablement, mais cela ne risque pas d'être toujours le cas après plusieurs montages/démontages.

Prise en main de la Makalu 67

Malgré sa légèreté, la Makalu 67 est loin d’être une souris compacte, ses dimensions sont en fait plutôt imposantes. En réalité, nous avons affaire à une souris qui mise tout autant sur le confort que la légèreté, sa forme est idéale pour une prise en palm grip, la paume de la main vient se poser naturellement sur la coque. Malgré tout, il y a des chances que les plus petites mains risquent de trouver cette souris un peu trop généreuse à leur goût.

Test Mountain Makalu 67_4 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Pour ma part, j’apprécie la prise en main que m’autorise la Makalu 67. Les deux boutons de tranche sont aisément accessibles, la position de l’index et du majeur est parfaite et ne gêne aucunement la réactivité à cliquer, tandis qu’auriculaire et annulaire reposent tranquillement sur la tranche droite. La prise est ferme, aucun souci pour soulever la souris.

Le câble (1.8 mètre) très souple, la dernière étape avant le sans-fil selon le fabricant, les 67 grammes de la souris, et les larges patins viennent s’ajouter au tableau pour un contrôle quasi parfait. Le câble est une belle réussite, bien qu’il ne soit pas amovible, et n’est jamais venu me gêner pendant une session de jeu. Le poids et la glisse sont quant à eux déconcertants, la différence avec ma souris habituelle (sans fil, mais 109 g sur la balance) est claire et nette, si bien qu’il m’a fallu un certain temps d’adaptation avant de trouver les bons ajustements au niveau de la sensibilité du capteur.

Test Mountain Makalu 67_11 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Un mot sur la molette de défilement, basique, qui me semble être l’élément le plus discutable sur cette souris. Ses crans sont précis et suffisamment rapprochés, mais le revêtement de la molette laisse à désirer : les poussières s’y accumulent facilement, ce qui laisse présager que le mécanisme peut vite se retrouver encrassé, chose à laquelle seul un temps d’utilisation prolongé pourra répondre.

Le nouveau capteur PixArt PAW3370 en pratique

Ce n’est pas un secret, les capteurs PixArt équipent la grande majorité des souris gamer du marché. Le spécialiste taïwanais met régulièrement à jour sa gamme de capteurs optiques et livre aujourd’hui un PAW3370 qui va encore un peu plus loin que les précédentes itérations.

Capteurs PixArt.JPG
© Mountain

Et puisqu’un tableau vaut toujours mieux qu’une longue analyse, celui-ci résume bien ce que l’on peut attendre de ce nouveau capteur.

Sincèrement, il est difficile de ressentir le gain de performances à l'usage. La sensibilité max de 19 000 dpi montre seulement les capacités du capteur, très peu d’utilisateurs auront l’utilité d’ajuster leur sensibilité à un tel palier. On apprécie cependant la réduction de la distance de soulèvement (LoD), ainsi que la consommation d’énergie largement allégée.

En pratique ce capteur est donc excellent, impossible à prendre en défaut, tout comme l’étaient déjà ses prédécesseurs. On notera d’ailleurs que ce n’est pas la première fois que PixArt propose un capteur avec de telles caractéristiques, c’était déjà le cas avec le Focus+ créé en partenariat avec Razer et qu’on ne retrouve donc que sur quelques souris de la marque.

Test Mountain Makalu 67_12 © Matthieu Legouge
© Matthieu Legouge pour Clubic

Au sujet des contacteurs, on retrouve les fameux Omron D2FC-F-K, garantis pour 50 millions de clics. Le clic en lui-même est satisfaisant, légèrement bruyant. En bref rien de particulier à signaler si ce n’est que nous sommes ravis de voir cette référence, associée à ce capteur, sur une souris à ce tarif.

Fonctionnalités et logiciel

Base Camp est le logiciel compagnon des périphériques Mountain. S’ils sont pour le moment peu nombreux et pas encore tout à fait disponibles à la vente, nous constatons que Mountain a préparé un logiciel complet à la hauteur de ce propose la concurrence.

Test Mountain Makalu 67_BaseCamp_1 © Matthieu Legouge

Doté d’une interface claire et simple, il embarque des fonctionnalités que nous ne retrouvons que rarement. Il permet évidemment de choisir un éclairage RGB, d’éditer des macros et de programmer les boutons de la souris, tout en autorisant la sauvegarde de 5 profils. Là où il va un peu plus loin, c’est en proposant l’ajustement de paramètres tels que le temps de réponse du clic, la vitesse du double-clic, la correction d’angle, et bien sûr la distance lift-off. Mountain précise également ne pas collecter une seule de nos données personnelles.

Test Mountain Makalu 67_BaseCamp_2 © Matthieu Legouge

Base Camp porte donc de belles promesses, même si je regrette que l’on ne puisse régler la sensibilité du capteur que par incréments de 100 dpi. Autre reproche, mais cette fois-ci lié à la jeunesse du software : il n’est pas rare de la voir se figer après la modification d’un paramètre, ou encore de ne pas constater les modifications que nous venons d’exécuter. Les prochaines mises à jour devraient à coup sûr venir régler ces deux ou trois bricoles.

Mountain Makalu 67 : l’avis de Clubic

Mountain est parvenu à accoucher d’un modèle qui réunit, peu ou prou, tout ce que l’on attend d’une souris gamer. On peut toujours en demander plus : molette multidirectionnelle, bouton « sniper », câble amovible, etc. ; reste au final qu’à ce tarif les prestations proposées par la Makalu 67 sont plus que correctes.

Légère et maniable, confortable, robuste et performante, la Makalu 67 se concentre sur ces quelques points sans chercher à trop en faire. Il s’agit au final d’une souris simple, loin des modèles (trop) perfectionnés qui coutent un bras.

Mountain Makalu 67

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La Malaku 67 est une bonne alternative aux différentes souris perforées que l'on trouve actuellement sur le marché. Pour un tarif similaire à d'autres références, elle propose des prestations et des services un chouia meilleur que ses concurrentes. Le reste est un histoire de prise en main, à savoir si la forme et l'ergonomie de la souris vous conviennent ou non.

Les plus

  • Légère comme l'air, maniable et confortable (palm grip)
  • Logiciel complet et paramétrage avancé
  • Coque perforée robuste
  • Capteur indéfectible

Les moins

  • Des dimensions généreuses qui ne conviendront pas à tous
  • Encore quelques bugs avec Base Camp
  • Revêtement de la molette
  • Et la poussière dans tout ça ?
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famax
J’insiste sur la poussière et surtout la crasse inévitable avec la sueur après peu de temps. Une solution consisterait à intégrer un ventilateur refroidissant la main comme certaines manettes de jeu. le poids et le prix s’en ressentiraient. En définitive, rien de vaut une coque abs lisse, facile à nettoyer avec un chiffon microfibre.
marc6310
J’ai la Glorious Model O depuis un peu plus d’un an maintenant et je la nettoie quand elle devient sale (avec la sueur effectivement) mais ça se fait bien avec un coton tige et de l’alcool il suffit ensuite de la secouer un peu passer un coup d’aspirateur et c’est reparti !<br /> À côté de cet aspect un peu moins pratique les avantages d’une souris légère et alvéolée sont vraiment nombreux et le confort est sans égal. Aussi je prédis un très bel avenir à ce modèle pour les gens qui ont besoin de changer de souris alors c’est sans doute le moment de tester celle ci avec un bon capteur à bord qui ne devrait pas décevoir.
KlingonBrain
Devant une telle souris, ma question serait «&nbsp;se démonte t’elle facilement&nbsp;».<br /> La poussière et la crasse ne sont un problème que si on ne peut pas les nettoyer facilement.<br /> S’il suffisait d’enlever deux visses, de passer un coup d’air comprimé et d’envoyer la coque au lave vaisselle, ça serait très simple.<br /> En revanche, s’il fallait arracher les patins pour accéder à la visserie et/ou se taper des clips en plastique, ça le serait beaucoup moins.<br /> Aussi, en ces temps d’écologie, il serait bon d’interroger les fabricants sur la disponibilité éventuelle de pièces détachées. Par exemple, un câble de remplacement pour les souris filaire. La batterie pour les souris sans fil. Ou tout autre partie d’une souris qui pourrai s’user.
Matthieu_Legouge
@KlingonBrain Test mis à jour afin de répondre aux question à propos du démontage de la souris
KlingonBrain
Ah, super, merci beaucoup. C’est très professionnel de votre part.<br /> Déjà, cela confirme l’absence de clips, ce qui est un très bon point.<br /> Le démontage semble assez classique pour une souris. Pour le visses sous les patins, la petite astuce que j’utilise est de faire un trou dans le patin, juste de la largeur de la tête de visse. Ca ne gène pas la glisse quand ils sont assez large. Et ça permet un démontage encore plus simple.<br /> Sinon, si j’en juge par l’absence des switch omron sur la carte visible, ils doivent se trouver sur une seconde carte. Probablement tenue par d’autre visses. Il faudra bien sûr la démonter si on veut mettre la coque au lave vaisselle.<br /> La disposition «&nbsp;double carte&nbsp;» est aussi très classique. Sur certaines souris, la carte supérieure est solidaire de la carte inférieure et non de la coque. Il y a des avantages et inconvénients aux deux dispositions. L’avantage de celle ci, c’est que l’on peut plus facilement remplacer les switch le jour ou ils seront fatigués.
Matthieu_Legouge
Merci ! Effectivement j’aurais pu montrer la seconde carte, j’ai peut-être été un peu vite en besogne en capturant ma photo
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