Poietis : la startup française de bio-impression 3D relance une campagne de financement participatif

16 août 2020 à 14h00
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Troisième campagne de financement participatif pour Poietis, start-up française spécialisée dans la bio-impression. Elle veut réunir un million
d'euros sur la plateforme Wiseed pour lancer le premier essai clinique d'un tissu bio-imprimé en 3D.

L'implantation de ce substitut dermo-épidermique, que l'entreprise souhaite réaliser dans les 18 mois, serait une première dans le monde
médical et de la bio-impression.

Préparer le premier essai clinique d'un tissu bio-imprimé en 3D

Fondée en 2014 par Fabien Guillemot, ancien chercheur de l'INSERM, Poietis est installée à Nantes et compte 35 salariés. Depuis sa création,
l'objectif de l'entreprise est de faire de la bio-impression une solution pérenne pour produire des tissus humains fonctionnels à implanter chez les patients, créés à partir du derme et de l'épiderme de ceux-ci. Il s'agirait de réparer les dommages causés par, à titre d'exemple, des brûlures, des plaies chroniques ou un cancer de la peau.

Pour le moment, la start-up fournit des supports à l'Oréal, BASF ou
Servier pour tester des cosmétiques et des médicaments. « Nous fabriquons des tissus de peau permettant d’essayer l’efficacité d’un cosmétique par exemple. », explique Fabien Guillemot à nos confrères de l'Usine Nouvelle .

En février, l'entreprise a également annoncé un partenariat de recherche clinique avec l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille, où un laboratoire de thérapie cellulaire spécialiste des techniques novatrices est installé.

Finaliser l'imprimante NGB de Poietis

C'est notamment pour mener ces essais à bien que le crowdfunding, qui a
réuni pour le moment plus de 200 000 euros, a été lancé. Mais aussi pour finaliser la mise en conformité de la machine d'impression de Poietis, la plateforme NGB.

« Les méthodes actuelles de fabrication par culture cellulaire sont
identifiées par l'industrie comme le verrou bloquant la diffusion des produits d'Ingénierie Tissulaire auprès des patients
 », est-il écrit la page du crowdfunding . « Lorsqu’ils ont vocation à être implantés, les tissus imprimés sont considérés comme un médicament de thérapie innovant », précise également le fondateur de l'entreprise à l'Usine Nouvelle. D'où une demande de conformité importante.

La plateforme NGB, précise le site 3DNatives , permet au chirurgien de réaliser une biopsie sur quelques centimètres de peau afin d'en extraire les cellules. Celles-ci sont alors multipliées et amplifiées pour réaliser la bio-fabrication. Une fois ce travail fini, c'est là que commence l'impression où les cellules doivent se lier entre elles et se fondre dans les bio-matériaux. L'implantation débute après.

Créé dans le cadre d'une levée de fonds plus importante, de 3 millions
d'euros, le crowdfunding atteindra son terme dans le courant du mois de septembre. D'ici 2025, l'entreprise espère équiper 80 centres hospitalier de sa plateforme NGB.

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