Les meilleures distributions dédiées au rétrogaming

Si vous pensiez que les jeux vidéo rétro sont tombés aux oubliettes, détrompez-vous ! Certes, il est aujourd’hui compliqué de mettre la main sur de vieilles consoles en bon état, mais bien des systèmes permettent de facilement jouer à la grande majorité de ces jeux. Vous l’aurez compris, nous allons parler d’émulation, et plus précisément des meilleurs systèmes « tout-en-un » qui ouvrent les portes sur des dizaines de consoles. Retour aux sources.

Le plus complet

RetroPie

Le plus complet

  • Installation standalone ou depuis une distribution Linux
  • Permet d'émuler un grand nombre de systèmes et consoles
  • Interface simple et fonctionnelle / Configuration avancée
Le choix de la rédac

Recalbox

Le choix de la rédac

  • 100 systèmes supportés
  • Fonctionnement plug and play
  • 150 jeux offerts à l'installation
L'alternative

Batocera.linux

L'alternative

  • De bonnes performances en émulation
  • Large compatibilité systèmes et plateformes
  • Support des 3DS, PS2/PS3 et Wii U

Certains ont connu la belle époque, celles des bornes d’arcade, des jeux vidéo 2D et des débuts de la 3D, des Tetris, Super Mario Bros, Street of Rage et autres Castlevania. Pour d’autres, la découverte du monde vidéoludique est plus récente, voire toute fraiche. Mais peu importe la génération, nous avons tous des raisons pour se (re)plonger dans cette époque, découvrir de véritables pépites d’antan ou revivre des moments vidéoludiques simples : le rétrogaming est une porte ouverte sur un patrimoine, sur l’histoire du jeu vidéo.

Rétrogaming et légalité

Avant toute chose, nous tenions à rappeler brièvement où se situe l’émulation en matière de légalité.

Utiliser un émulateur, ou une distribution qui en regroupe de nombreux, n’est pas illégal. Concevoir sa propre console rétro de salon à l’aide d’un Raspberry Pi ou autres, émuler vos jeux vidéo sur PC ou smartphone reste « dans les clous ». Cependant, comme toute œuvre soumise à des droits d’auteurs, détenir des copies numériques de jeux, les fameuses ROMs, dont vous ne possédez pas l’original est interdit. En d’autres termes, vous avez le droit de créer des ROMs à partir des cartouches et autres disques que vous possédez, mais il est interdit de les partager ou de télécharger une ROM, quand bien même l’original est en votre possession.

Le constat est le même pour les BIOS. Ces fichiers sont protégés par le droit au même titre que les ROMs. Chaque système et console nécessitent un ou plusieurs BIOS pour fonctionner, certains émulateurs les intègrent, mais jamais dans leur totalité.
Pour résumer, aucune des distributions présentées ci-dessous n’est illégale, quand bien même elles intègrent déjà des ROMs et BIOS. Les jeux et fichiers système qui les accompagnent ont soit été acquis par la distribution, soit libre de droits.

Retropie

RetroPie
  • Installation standalone ou depuis une distribution Linux
  • Permet d'émuler un grand nombre de systèmes et consoles
  • Interface simple et fonctionnelle / Configuration avancée
Notre avis

Ayant vu le jour peu de temps après le lancement du Raspberry Pi, RetroPie est le système le plus abouti, car antérieur aux autres. Il offre d’un côté une interface simple et facile d’accès et d’un autre bien des fonctionnalités et options de personnalisation pour les utilisateurs avancés. Sa grande communauté (anglophone) est également un atout, tout autant que sa large compatibilité et les systèmes proposés à l’émulation.

Notre avis

Ayant vu le jour peu de temps après le lancement du Raspberry Pi, RetroPie est le système le plus abouti, car antérieur aux autres. Il offre d’un côté une interface simple et facile d’accès et d’un autre bien des fonctionnalités et options de personnalisation pour les utilisateurs avancés. Sa grande communauté (anglophone) est également un atout, tout autant que sa large compatibilité et les systèmes proposés à l’émulation.

Comptant parmi les systèmes rétrogaming les plus populaires, RetroPie est surtout l’un des plus complets tout en restant relativement accessible même aux débutants. Son point fort est cependant à mettre du côté des options de configuration avancées : les utilisateurs les plus pointilleux y trouveront leur compte.

Compatibilité, interface et fonctionnalités

Compatibilité systèmes et plateformes


RetroPie permet d’émuler un grand nombre de systèmes, des plus anciens comme l’Atari 2600, l’Apple II ou ZX Spectrum, jusqu’au plus récent comme la Wii, les PlayStation 1 et 2, la PSP, ou encore Gamecube et Dreamcast.

Initialement développé dans le but de transformer le Raspberry Pi en une console de jeux rétro, RetroPie peut s’installer sur de nombreuses plateformes, sous la forme d’une installation standalone, ou par-dessus une distribution Linux (Debian, Raspbian, ou Ubuntu). Il s’agit de l’une des forces de RetroPie, lui offrant une large compatibilité (PC, Raspberry Pi (A, A+, B, B+, Zero, 2, 3, 4/400), Odroid C1/C2/XU3/XU4), mais aussi en nous laissant de nombreuses possibilités de configuration et personnalisation, inaccessibles avec d’autres systèmes, mais réservées à qui maitrise les lignes de commandes.

Interface et fonctionnalités


À l’instar de Recalbox ou Batocera, RetroPie a recours à EmulationStation pour son interface graphique. Les différences entre ces trois systèmes à ce niveau sont donc marginales. RetroPie possède néanmoins son propre fork d’EmulationStation, et peaufine son interface au fil du temps. On y retrouve donc les options de base avec la prise en charge clavier/manette, les thèmes personnalisés, ou encore le scraper qui permet de récupérer les métadonnées des jeux comme les jaquettes.

De manière générale, l’interface de RetroPie est simple à utiliser et plutôt user friendly. Toutefois, RetroPie nous laisse la possibilité de choisir parmi trois autres interfaces que sont Pegasus, attract mode et mehstation.

Enfin, RetroPie ne manque pas de fonctionnalités, mais il faudra parfois mettre les mains dans le code pour en profiter. Cette distribution peut ainsi être couplée à SteamOS, peut être installée via OSMC, et peut également accueillir Kodi . Pour terminer, de manière loin d’être exhaustive, on peut citer les possibilités d’overclocking du Raspberry Pi, les transferts de ROMs via SSH ou leur exécution depuis un lecteur USB, ainsi que les fonctionnalités liées à RetroArch, comme le NetPlay, les cheats ou la possibilité d’activer les RetroAchievements.

Recalbox

Recalbox
  • 100 systèmes supportés
  • Fonctionnement plug and play
  • 150 jeux offerts à l'installation
Notre avis

Recalbox est sans conteste la distribution la plus accessible de toutes, mais ne rogne pour autant pas trop sur l’efficacité et les performances en matière d’émulation. Compatible avec de nombreuses plateformes et systèmes, elle offre une expérience rétrogaming convaincante et s’appuie sur une communauté francophone grandissante.

Notre avis

Recalbox est sans conteste la distribution la plus accessible de toutes, mais ne rogne pour autant pas trop sur l’efficacité et les performances en matière d’émulation. Compatible avec de nombreuses plateformes et systèmes, elle offre une expérience rétrogaming convaincante et s’appuie sur une communauté francophone grandissante.

Qui n’a pas entendu parler de Recalbox ces derniers temps ? Devenu très populaire grâce à sa présence sur les réseaux et à ses mises à jour fréquentes, cette distribution française axe son développement sur l’accessibilité avec un fonctionnement plug and play efficace qui ne laisse pour autant pas de côté l’exhaustivité.

Compatibilité, interface et fonctionnalités

Compatibilité systèmes et plateformes


Au fil des mises à jour, Recalbox étoffe sa liste de systèmes supportés. À l’heure d’écrire ces lignes, Recalbox prend en charge pas moins de 100 systèmes, des bornes d’arcades aux consoles de salon et autres consoles portables, en passant par les « computosaures », systèmes virtuels et ainsi de suite.

Concernant les plateformes compatibles, susceptibles d’accueillir Recalbox, la liste est également bien fournie. Hormis les PC et certains ordinateurs Mac, Recalbox s’installe principalement sur Raspberry Pi (0/0W/1, 2, 3/3B+, 4/400), mais aussi sur Odroid XU4/XU4Q, les consoles portables de HardKernel, à savoir les Odroid Go Advance et Odroid Go Super , ou encore les cartes Rockpi, Rock64, RockBox et Rock64Pro.

Interface et fonctionnalités


Basé comme les autres sur un système GNU/Linux, Recalbox OS intègre de nombreux logiciels open-source lui permettant d’élargir ses possibilités. On pense ainsi à Libretro et RetroArch, au mediacenter Kodi, ou encore à l’interface gérée par le biais d’Emulation Station.

Au prix d’une configuration peut-être moins poussée que d’autres, la force de Recalbox est sans conteste son accessibilité. Tout ou presque fonctionne de manière « plug and play » ; mais cela ne signifie pas que les utilisateurs avancés n’y trouveront pas leur compte.

L’interface diffère de RetroPie grâce à la présence d’un menu de configuration, intégré à EmulationStation, qui donne accès à de nombreux paramètres là où il faut éditer manuellement des fichiers ou faire avec des menus bien moins intuitifs chez d’autres.

À côté de cela, il faut faire avec quelques limitations, comme l’impossibilité de jouer en USB avec une manette PS3. La majorité des manettes sont cependant bien reconnues en Bluetooth. La gestion et le transfert de ROMs sont simples, il n’est par exemple pas nécessaire de décompresser les fichiers pour les placer dans la Recalbox, ni de les convertir dans la plupart des cas. Un gestionnaire web accompagne par ailleurs Recalbox, ajoutant de la facilité à qui souhaite faire les choses rapidement. Les fonctionnalités comme l’overclocking, le NetPlay, les RetroAchievements, sont de la partie, on retrouve également un gestionnaire de BIOS très pratique pour savoir si nous disposons des bons fichiers pour émuler correctement un système.

Batocera.linux

Batocera.linux
  • De bonnes performances en émulation
  • Large compatibilité systèmes et plateformes
  • Support des 3DS, PS2/PS3 et Wii U

Batocera est séduisant sur bien des points et offre peut-être le meilleur niveau de performances pour l’émulation sur les boards Odroid et Raspberry Pi. Il s’agit de la meilleure alternative à Recalbox, avec un caractère moins plug and play et accessible, mais se distingue avec d’autres arguments qui le place au-dessus de la mêlée.

Batocera est séduisant sur bien des points et offre peut-être le meilleur niveau de performances pour l’émulation sur les boards Odroid et Raspberry Pi. Il s’agit de la meilleure alternative à Recalbox, avec un caractère moins plug and play et accessible, mais se distingue avec d’autres arguments qui le place au-dessus de la mêlée.

Batocera.linux est un fork de Recalbox qui suit son petit bonhomme de chemin depuis 2016. Si les deux distributions semblent avoir beaucoup de similarités, Batocera est néanmoins parvenu à se démarquer par son suivi régulier, ses performances et sa compatibilité. Une distribution incontournable, comme le sont RetroPie et Recalbox.

Compatibilité, interface et fonctionnalités

Compatibilité systèmes et plateformes

Si Batocera possède bien un point fort qui le démarque des autres, c’est sa large compatibilité et son fonctionnement optimal sur de nombreuses plateformes. On y retrouve bien sûr les PC, Mac et Intel NUC, une poignée de consoles portables comme les Odroid Go de HardKernel, et les RK2020, RG351P et Powkiddy RGB10, l’ensemble des Raspberry Pi, du Pi Zero au Pi 4 et 400, mais aussi les cartes Odroid et Rockchip, et d’autres comme les Khadas VIM2/VIM3, l’Orangepi ou encore Libretech H5.

La liste des systèmes pris en charge est également assez longue, avec pas moins de 90 consoles incluant notamment, à la différence des autres, les Sony PlayStation 2 et 3, et la Wii U.

Interface et fonctionnalités

Logiquement basée sur EmulationStation et RetroArch, l’interface de Batocera ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Recalbox. On y retrouve donc des fonctionnalités similaires avec un fonctionnement relativement simple aux premiers abords. Toutefois Batocera a pris un chemin différent en privilégiant davantage les performances que l’accessibilité. Les fichiers de configuration doivent être édités manuellement pour activer certaines fonctionnalités, comme le NetPlay par exemple, le gestionnaire web a quant à lui disparu (faute à une faille de sécurité ?), et on ne trouve pas de gestionnaire de BIOS non plus. Hormis cela, la distribution offre une expérience complète, mais non sans quelques difficultés supplémentaires par rapport à Recalbox.

Batocera est toutefois régulièrement encensé pour ses performances, même sur de petites machines comme le Raspberry Pi, pour ses mises à jour plus fréquentes, et son support des émulateurs comme ceux de la 3DS et de la PS2. Le support de WineHQ est également une différence marquante, puisqu’il permet d’installer des jeux et des émulateurs destinés à Windows.

Lakka

Lakka
  • Compatible avec de nombreuses SBC
  • Installation légère et performante
  • Beaucoup (trop ?) d'options de configuration

Lakka offre une expérience plug and play intéressante et d’excellentes performances pour émuler de nombreux systèmes. Construit sur RetroArch, cette distribution se démarque par sa légèreté, mais montre cependant des limites, notamment avec une interface loin d’être intuitive.

Lakka offre une expérience plug and play intéressante et d’excellentes performances pour émuler de nombreux systèmes. Construit sur RetroArch, cette distribution se démarque par sa légèreté, mais montre cependant des limites, notamment avec une interface loin d’être intuitive.

Avec RetroPie, Lakka est l’une des distributions dédiées au rétrogaming parmi les plus populaires. Son interface imitant l’XMB (XrossMediaBar) de la PS3 et ses bonnes performances en font un bon choix pour les mordus de rétrogaming.

Compatibilité, interface et fonctionnalités

Compatibilité systèmes et plateformes

Côté hardware, Lakka prend en charge différentes plateformes, à commencer par les PC, mais aussi l’ensemble des Raspberry Pi, certaines boards Odroid (XU3/XU4 et C1/C1+), les Cubieboard2, Cubietruck et Banana Pi, et d’autres cartes ARM comme l’Hummingboard et la Cubox-i.

Lakka prend cependant en charge un peu moins de systèmes que les autres distributions déjà citées, une quarantaine au total. Les consoles les plus populaires sont bien de la partie, notamment avec les différentes GameBoy, les Master System et Mega Drive, NES et Nintendo 64, et même la 3DS. Du côté des consoles de Sony, il faut se contenter des PS1 et PSP.

Interface et fonctionnalités

Basé sur LibreElec et construit à partir de l’émulateur RetroArch, Lakka réunit des fonctionnalités comme le Netplay, le rembobinage, le streaming, ou encore la reconnaissance automatique des manettes. Les options et fonctionnalités sont peut-être justement trop nombreuses et confuses avec Lakka, en raison d’une succession de menus pas vraiment intuitifs qui risquent de perdre les plus novices.
Connu notamment pour son interface XMB bien différente des autres distributions, Lakka propose également d’autres interfaces accessibles directement par le menu. Cela permet de sélectionner, au choix, une interface moins gourmande, ou encore une autre destinée aux écrans tactiles. Néanmoins, les options de personnalisation de l’interface sont faibles, nous n’avons par exemple pas la possibilité d’afficher des vidéos dans les menus, ou d’en modifier les éléments, il faut ici se contenter de petites vignettes.

Souvent choisi pour ses performances grâce à la légèreté de son installation, Lakka peine malgré tout du côté des émulateurs. Contrairement à RetroPie, il n’est en effet pas possible d’ajouter des cores et émulateurs supplémentaires.

Quelle distribution choisir ?

Le choix d’une distribution pour s’adonner aux joies du rétrogaming est avant tout contraint par le matériel en votre possession, du côté du hardware comme celui des périphériques. Alors que la majorité d’entre elles peuvent s’exécuter sur un PC et prennent en charge le Raspberry Pi, le support des SBC (Single Board Computer) varie fortement d’une distribution à l’autre. Il en va de même pour les manettes, claviers, souris, et autres périphériques comme la Wiimote et la Dolphin Bar qui permettent de jouer aux fameux Light Gun shooters. D’un autre côté, comme nous l’avons vu avec le lancement des Raspberry Pi 4 et 400, les différentes distributions ont mis un certain temps pour l’ajouter à leurs listes de plateformes compatibles. Il faut bien souligner que l’ensemble des distributions listées ici sont open-source, développées par des bénévoles et passionnés et maintenus à jour en partie grâce au soutien de leurs communautés respectives.

Pour résumer, il n’y a donc pas vraiment une meilleure distribution, même si nous avons tous nos petites préférences. Chacune d’entre elles remplira son rôle pour émuler la plupart de vos jeux préférés, avec des différences notables au niveau des systèmes et des plateformes prises en charge, du niveau de configuration et de personnalisation, et aussi des performances en fonction de votre matériel. Puisque rien ne coûte de les essayer, l’idéal reste encore de se faire une idée soi-même afin de voir ce qui est proposé correspond à nos attentes et besoins.

D’autres distributions à surveiller de près

Les quatre distributions que nous avons sélectionnées ne sont pas les seules à proposer une expérience d’émulation convaincante. Si certaines ont stoppé leur développement, comme Chameleon Pi et Happy Game Center, d’autres continuent à être mises à jour fréquemment et méritent que l’on se penche sur leurs cas. On pense à EmuElec qui fonctionne notamment sur les box Android et autres machines avec SoC Amlogic, à TheRA (The Retro Arena OS) qui est un fork de RetroPie prévu pour tourner sous Odroid N2/XU4 et RockPro64 et sur les consoles portables Odroid Go Advcance/Super, ou encore à Blast 16, qui se contente d’émuler les machines SEGA sur Raspberry Pi.

Modifié le 28/05/2021 à 16h55
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