Crysis 3 : le guide technique

26 février 2013 à 15h38
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Moins populaire que l'incontournable Unreal Engine, le CryENGINE de Crytek ne cesse toutefois de progresser. Dans sa troisième version il s'impose comme un moteur capable d'engendrer des jeux magnifiques, mais réussit surtout à se faire une place dans des domaines un peu plus sérieux.

Malgré le succès public et critique de Far Cry, la première vitrine technologique de Crytek à l'époque où le studio allemand travaillait avec Ubisoft, le CryENGINE n'a jamais vraiment réussi à bien se vendre. En dehors de Far Cry, la première version du moteur n'a notablement été utilisée que dans le MMORPG Aion. En dehors des productions maison (Crysis, Crysis Warhead) et de quelques univers virtuels confidentiels, le CryENGINE 2 n'a guère fait parler de lui. Et si la carrière du CryENGINE 3 s'annonce clairement plus prometteuse, les doigts des deux mains suffisent pour dénombrer les gros jeux prévoyant de se reposer sur cette solution (Crysis 2, Crysis 3, Fibble, Homefront 2, Mechwarrior Online, Sniper : Ghost Warrior 2, Star Citizen, Warface...). On ne manquera d'ailleurs pas de remarquer que cinq de ces jeux sont directement issus des différents studios appartenant à Crytek.


Grâce au CryENGINE 3, Crysis 3 est clairement l'un des plus beaux jeux au monde.

Le moteur ne manque pourtant pas de qualités. Du SSAO au Subsurface Scattering en passant par la tesselation, il gère sans problème les derniers effets à la mode. Relativement universel, il supporte le PC comme les consoles et DirectX 9 comme DirectX 11. La gestion modulaire de l'intelligence artificielle, l'interface visuelle et intuitive pour créer les environnements, le système d'animation de personnages évolué, et la disponibilité d'un SDK gratuit pour un usage non commercial comptent également parmi les atouts de la solution CryEngine.

Mais à vrai dire, l'adoption timide de l'outil de Crytek par les développeurs du monde entier tient surtout à l'hégémonie de l'Unreal Engine, qui a dégainé bien avant le CryENGINE. Les studios ont déjà acquis les licences et les équipes ont pris l'habitude de travailler dessus. Passer à un autre moteur, quelles que soient ses qualités, représente un risque en termes de finances et de productivité trop important. La prochaine génération de consoles et le (relatif) redémarrage global de l'industrie qui va avec sera peut-être l'occasion pour le CryENGINE de s'imposer enfin.



Au delà du jeu

Avec la plateforme CryENGINE Cinebox, Crytek cherche à cibler des clients issus du cinéma et de la production audiovisuelle classique. Cinebox est tout simplement une version du CryENGINE adaptée aux contraintes spécifiques de ces domaines, notamment pour tout ce qui concerne la caméra virtuelle qui, contrairement aux jeux vidéo, n'est pas interactive pour le spectateur final.

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Les artistes peuvent donc ajuster précisément et facilement la profondeur de champ, la focale, les effets de flou de mouvement, la correction des couleurs ou encore l'aspect des halos lumineux. Tout cela pour réaliser de véritables films d'animation ou, plus fréquemment, calculer des scènes de prévisualisation. Ces versions modernes des storyboards permettent aux réalisateurs et aux équipes techniques de tester facilement différentes options avant de tourner une scène réelle ou calculer un rendu définitif.

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Le domaine des "serious games" et des simulations est également pris en compte par Crytek, qui a même créé RealTime Immersive, un studio spécialisé dans ce domaine. Le CryENGINE 3 a ainsi déjà utilisé pour la réalisation d'un programme d'entraînement pour l'armée américaine et d'un porte-hélicoptères virtuel pour la marine australienne.



Mais là encore, la concurrence est rude pour le moteur de Crytek. Cette fois, il se heurte directement au VBS2 de Bohemia Interactive, un moteur dérivé du Real Virtuality Engine qui propulse les premiers Operation Flashpoint et les différents épisodes d'ARMA. En passant de la guerre virtuelle à la guerre réelle, et du simple jeu aux applications les plus sérieuses, le CryENGINE 3 se donne en tout cas les moyens de la réussite.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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