Facebook, YouTube, Twitter et Microsoft unis contre les contenus terroristes

06 décembre 2016 à 13h52
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La propagande djihadiste fonctionne beaucoup sur Internet, que ce soit par des vidéos Youtube ou des contenus partagés sur les réseaux sociaux, déjà accusés d'être des lieux de recrutement pour les terroristes islamistes mais pas seulement.

Les géants du web ont donc toutes les cartes en main pour bloquer ces contenus dangereux, comme le leur demandent les autorités depuis des mois. Une alliance s'est donc formée dans la Silicon Valley pour répondre à ce problème croissant.

Une banque de données commune des contenus terroristes



Pour lutter efficacement contre les contenus terroristes sur Internet, la réponse des géants du web se devait d'être commune et, surtout, partagée. Impossible d'effacer une vidéo sur un site, sans supposer qu'elle se retrouverait immédiatement sur un autre site... et ainsi de suite. Du coup, une réponse limitée à un seul site ne suffisait pas.

Il aura fallu du temps, mais c'est chose faite : les réseaux sociaux Facebook et Twitter, le site de partage de vidéos Youtube et le géant Microsoft, ont annoncé une alliance pour lutter contre les contenus liés à la propagande terroriste. Pour ce faire, ils vont lancer une base de données commune, afin de permettre une identification rapide des contenus déjà supprimés.

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Pas de suppression automatique pour éviter les critiques sur la censure



Le projet part d'une idée simple : dès lors qu'un contenu est supprimé d'une plateforme d'un des membres de l'alliance, que ce soit un post, une vidéo ou une photo, l'empreinte numérique unique du contenu est envoyée dans cette base de données commune. Ainsi, dès lors que ce même contenu apparaît sur une autre plateforme, il est rapidement identifié. Mais il ne sera pas automatiquement censuré.

Chaque plateforme aura le choix de supprimer, ou non, les contenus visés, tout comme de partager, ou non, les données avec les autres membres de l'alliance. Pas de censure automatique, donc, et pas d'algorithme, mais un travail de jugement mené par les équipes de Facebook, Twitter, Youtube et Microsoft.

Et, bien évidemment, la plateforme de partage pourrait être ouverte à d'autres entreprises à l'avenir, bien que l'alliance ne sache pas encore réellement comment procéder.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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