Députés et sénateurs s'interrogent sur les bienfaits de l'Internet par satellite

Les élus chargés de la question de la fracture numérique se sont réunis à l'Assemblée nationale afin d'éprouver certaines solutions de fourniture d'Internet via satellite. Moins couteuses que le déploiement de la fibre, ils estiment que ces types de fourniture restent les mieux adaptées pour les zones montagneuses.

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A l'initiative du député Patrice Martin-Lalande (Loir-et-Cher), députés et sénateurs étaient invités à partager leurs sentiments sur l'obligation de couverture du territoire. L'opérateur satellitaire Fransat a donc donné les points clés de son offre.

Yves Blanc, président de Fransat explique qu'un éventail d'offres (Tooway) allant de 29 à 99 euros est déjà disponible pour les particuliers. A l'image d'un Internet à la carte, l'opérateur propose de faire payer le consommateur en fonction de son type de consommation. Pas de hors-forfait théorique donc mais chaque internaute devra payer un forfait s'il souhaite utiliser fréquemment des services de téléchargement, de VoIP... ou pas.

Côté débit, les offres Fransat proposent de 6 à 10 Mbit/s descendants (satellite vers récepteur) et 4 Mbit/s remontants. Des débits qui pourraient, à l'avenir, être plus importants : « Le gouvernement via René Ricol doit prochainement se positionner sur un nouveau satellite, Megasat, qui pourra fournir un service à hauteur du très haut débit » annonce le président de Fransat.

La fibre, le satellite et... les pissenlits

De leur côté, les élus locaux, notamment ceux regroupés au sein de l'Association nationale des élus de la montagne semblent partants pour pousser à l'adoption de telles solutions de fourniture. Paul Blanc sénateur des Pyrénées-Orientales, tape dans le tas : « La fibre pour tous, il faudra attendre 2025 date à laquelle certains auront mangé les pissenlits par la racine. Il faut colmater la fracture numérique maintenant  ».

Tous encouragent donc la position d'Eric Besson dans le cadre du plan numérique 2012. Au cours de l'année 2011, le gouvernement a annoncé qu'il débloquera 250 millions d'euros dans le cadre du grand emprunt afin d'augmenter les débits dans les zones les plus isolées.

Dans l'ensemble, la plupart des élus présents militent pour qu'il existe un débit assuré, minimum, une sorte de « couverture universelle de l'Internet  »insiste Pierre Hérisson, sénateur d'Haute-Savoie. Une position que soutient à moitié l'opérateur. Yves Blanc rétorque : « Mettre en place une couverture universelle ne peut constituer qu'une avancée. Par contre, en instaurant une limitation, on risque de la rendre obsolète dans deux ou trois ans. Rappelez-vous, il y a encore 12 ans, nous étions encore au 56k... »
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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