La photographie numérique, comment ça marche ?

Par Christophe Noël (<A HREF=http://studio.posse-press.com target=_blank>Studio Multimédia</A>)
le 28 novembre 2001 à 17h05
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L'exposition : diaphragme et obturateur


Le diaphragme est un mécanisme présent sur l'objectif, dont le principe de fonctionnement est semblable à celui régissant l'iris de notre œil. De manière pratique, ce dernier se ferme lorsque nous sommes face à une forte lumière et, réciproquement, s'ouvre au maximum dans le cas inverse. Dans un appareil photo, le diaphragme est donc tout simplement le dispositif permettant d'ajuster la quantité de lumière traversant l'objectif ! Voilà ce que l'on appelle communément l'ouverture de l'objectif ; elle s'apprécie à l'aide de valeurs normalisées qui sont les suivantes :
1 - 1,4 - 2 - 2,8 - 4 - 5.6 - 8 - 11 - 16 - 22 - 32 - 45...


Le chiffre "1" représente l'ouverture maximale. Chaque fois que nous fermons le diaphragme d'un cran, par exemple "1,4", puis "2", etc. nous diminuons de moitié la quantité de lumière traversant l'optique de l'appareil. La règle est donc simple : plus le chiffre est petit, plus il y a de lumière qui passe ! L'ouverture de l'objectif est gravée sur la bague frontale de celui-ci, et précédée de la lettre "f" (par exemple, "f2"). Quelquefois, sur les objectifs à focale variable, plusieurs valeurs sont indiquées. Pourquoi ? Simplement parce que l'ouverture maximale diffère selon la focale considérée : plus faible en position téléobjectif, maximale et position grand angle.

Les vitesses d'obturation sont elles aussi standardisées :
2 - 1 - 1/2 - 1/4 - 1/8 - 1/15 - 1/30 - 1/60 - 1/125 - 1/250 - 1/500 - 1/1000...

L'unité employée est la seconde, et les vitesses sont ici présentées dans l'ordre décroissant : pose longue au départ (2 secondes) et ultra-rapide à l'arrivée (1/500è de seconde !). Chaque passage d'une valeur à l'autre double ou diminue de moitié l'exposition. Ainsi, les couples diaphragme/vitesse suivant produiront une exposition identique : f5,6 à 1/250, f8 à 1/125 ou encore f4 à 1/500.

La profondeur de champ


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La profondeur de champ désigne la zone de netteté d'une photographie : tout se qui se trouve en dehors apparaîtra flou. Elle dépend de plusieurs lois d'optique, qu'il serait fastidieux et inutile de détailler ici. En conséquence, retenez simplement les règles suivantes :
- Plus le diaphragme est ouvert, moins la profondeur de champ est importante.
- Plus la focale est longue (téléobjectif), moins la profondeur de champ est importante.
- A focale et ouverture identique, plus le plan de mise au point (le sujet) est rapproché, moins la profondeur de champ est importante.
- La profondeur de champ s'étend plus vers l'arrière que l'avant du plan de mise au point (c'est pourquoi il est souvent recommandé de procéder à la mise au point sur le premier tiers avant d'un sujet, si celui-ci s'y prête).

Ces règles d'optique fonctionnent assez logiquement aussi bien en numérique qu'en argentique. En revanche, à cause de la nature des capteurs CCD et de la taille de leurs éléments sensibles, la profondeur de champ est bien plus importante — dans tous les cas — avec un photoscope numérique. En l'occurrence, n'hésitez pas à user et abuser des règles précitées. Par exemple, pour isoler un sujet sur un fond flou, il faudra probablement s'en éloigner au maximum et travailler en position téléobjectif, puis privilégier les vitesses d'exposition courtes afin d'ouvrir un maximum le diaphragme. Dans tous les cas, le numérique permet d'expérimenter à loisir : profitez-en !

Zoom optique et numérique


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Terminons notre voyage dans l'optique de l'appareil numérique en évoquant les différents types de zoom. De manière traditionnelle, nous venons de voir que grossir une image consiste à augmenter la longueur focale d'un objectif. Si ce dernier est de bonne qualité, la photographie en résultant ne doit souffrir d'aucun artefact, puisqu'il ne il s'agit que d'employer de simples règles d'optique. En revanche, le zoom numérique présent sur la plupart des appareils est, pour sa part, à proscrire. En effet, il procède de manière logicielle, en recadrant une partie de l'image et en calculant les nouveaux pixels par interpolation. Il en résulte une image truffée artefacts en tous genre : contours des objets très marqués, bruit, effets d'escalier, etc. A fuir comme la peste donc, et surtout, ne pas se faire avoir par le département marketing des constructeurs, pour qui la confusion représente une véritable aubaine.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
Mots-clés : Processeur
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