Affaire des routeurs chinois, sénateur Bockel : "je vais rencontrer les gens de Huawei"

05 octobre 2012 à 13h00
A l'occasion d'un rendez-vous avec la presse, Jean-Marie Bockel a tenu à préciser qu'il restait ouvert à la discussion avec les équipementiers chinois. Le sénateur, auteur d'un rapport intitulé « La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale », précise qu'il rencontrera prochainement les dirigeants de Huawei.

00FA000005446595-photo-jean-marie-bockel.jpg
Critiqué pour ne pas s'être entretenu avec les responsables des équipementiers tels que Huawei, ZTE ou bien encore Cisco, le sénateur Jean-Marie Bockel a tenu à expliquer que les lignes pouvaient désormais évoluer sur cette question. Ce dernier avait publié un rapport d'information dont certaines lignes ont, depuis, fait naître une polémique.

En effet, le sénateur précisait au titre de sa priorité n°10 « d'interdire sur le territoire national et à l'échelle européenne le déploiement et l'utilisation de routeurs ou d'autres équipements de cœur de réseaux qui présentent un risque pour la sécurité nationale, en particulier les routeurs et certains équipements d'origine chinoise ». Sur ce point, les équipementiers Huawei et ZTE étaient clairement dans le collimateur du sénateur.

Cette fois, Jean-Marie Bockel précise qu'il va « rencontrer de manière approfondie les dirigeants de Huawei dans quelques semaines et je n'ai pas de problème avec cela. Je reste sur ma position mais je ne suis pas figé. Cela veut dire que je n'ai pas voulu faire un coup médiatique, je n'ai pas rédigé ce rapport avec l'inspiration du moment ».

Le sénateur ajoute : « je connais les arguments qui consistent à critiquer ma position mais il faut parfois mettre les pieds dans le plat ». Il invite à regarder de près l'attitude du gouvernement britannique en la matière. Ce dernier a ainsi « imposé des exigences à Huawei, notamment en termes de ressources humaines ». En septembre dernier, le groupe chinois Huawei Technologies a en effet prévu d'investir 2 milliards de dollars afin d'étendre ses activités en Grande-Bretagne. La firme créera 700 emplois et pourrait également intensifier ses efforts sur la France.

La firme a aussi indiqué qu'elle envisageait de créer « un second centre en Europe continentale ». Le sénateur pourrait donc actionner le même mécanisme afin que la Chine intensifie ses efforts sur le territoire même si un centre de R&D y est déjà présent.

Toujours est-il que J.M Bockel confie avoir demandé audience auprès de Fleur Pellerin sur le sujet. Son rapport n'aboutira certes pas forcément sur une proposition de loi, mais il reste néanmoins confiant sur le fait que certaines mesures pourront, à terme, être reprises dans divers projets de législation.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
0 réponses
0 utilisateurs
Suivre la discussion
Sélection Clubic VPN 2019

Les actualités récentes les plus commentées

Renault Clio 5 hybride : tout ce que l’on sait de la future citadine au losange
DeepNude : les copies de l'app aussi se font bannir de Github
Linky : pour l'ANFR, les Equipements Radio des compteurs sont sans danger pour la santé
Existe-t-il un univers parallèle ? Une équipe de physicien va mener une expérimentation
Voiture autonome : PSA franchit une étape supplémentaire dans la conduite
Windows 10 bientôt libéré de tout mot de passe ? C'est l'objectif de Microsoft
La gamme Intel
La taxe GAFA tout juste adoptée ne plait pas du tout à Trump
La Russie veut armer ses mini-drones de terrain... et ça ne fait pas vraiment rêver
Une
scroll top