Norton vient d'intégrer son détecteur d'escroquerie, baptisé « Genie », sur le plus célèbre des robots conversationnels, ChatGPT. Un nouveau moyen, pour tout le monde, de lutter contre le phishing, vraie plaie cybercriminelle.

Il est désormais possible de directement solliciter Norton dans l'application ChatGPT. © Alexandre Boero / Clubic
Il est désormais possible de directement solliciter Norton dans l'application ChatGPT. © Alexandre Boero / Clubic

ChatGPT peut aider les escrocs à mettre au point des arnaques. Mais le robot conversationnel d'OpenAI est de plus en plus sollicité par les utilisateurs pour savoir si un SMS de livraison est faux, si telle alerte bancaire a été fabriquée de toutes pièces ou si un message qui usurpe l'identité d'un proche ou d'une marque est piégé. Norton a décidé de combattre ces arnaques là où les usagers posent leurs questions, d'où l'intégration de son assistant Genie à ChatGPT, annoncée ce jeudi 5 mars 2026. Le spécialiste cyber aidera chatbot à analyser les contenus suspects et à livrer aux internautes les bons réflexes, en temps réel.

La détection d'arnaques en temps réel s'invite dans les conversations ChatGPT

D'après le rapport de Gen (le groupe propriétaire de la marque Norton, notamment) sur les menaces, plus de 90% des cyberattaques qui ont visé les internautes en 2025 relevaient de l'arnaque, du phishing ou de la fausse publicité. Et le pire, c'est que ces messages sont souvent conçus pour paraître parfaitement crédibles, ce qui rend la vigilance seule parfois insuffisante.

Dans ce contexte, donc, voilà que Norton intègre son assistant Genie directement dans ChatGPT, quelques semaines après la solution Malwarebytes, d'ailleurs. L'application permet de soumettre à l'outil un e-mail, un SMS, une image ou un lien suspect, pour obtenir une analyse immédiate. On peut ainsi vite savoir si un contenu est fiable, risqué ou carrément frauduleux ? Le tout sans jamais quitter l'interface de l'outil d'OpenAI.

« L'IA devient rapidement une partie intégrante de notre quotidien. Les utilisateurs demandent déjà à ChatGPT s'ils doivent cliquer, payer ou répondre », explique Leena Elias, chef de produit chez Gen. Effectivement, si les gens posent déjà leurs questions à l'IA, autant y embarquer une expertise en cybersécurité digne de ce nom, et cela tombe bien, Norton commence à posséder un certain savoir-faire en la matière.

Norton s'invite dans ChatGPT. © Norton
Norton s'invite dans ChatGPT. © Norton

Norton Genie dans ChatGPT, une analyse plus fine encore que les outils classiques

Là où Genie est performant vis-à-vis d'un simple vérificateur de liens, c'est sa lecture du contexte. L'outil ne se contente pas de contrôler si une URL est blacklistée. Il décortique le langage du message, l'intention sous-jacente, et les techniques employées comme l'urgence artificielle, l'usurpation d'identité, ainsi que les demandes de données sensibles. De quoi déjouer les arnaques les plus élaborées.

Côté prise en main, il n'y a rien de bien compliqué. Depuis ChatGPT, direction la section Applications, en haut à gauche de votre écran, où vous pouvez rechercher « Norton » et activer la connexion avec le chatbot. Il suffit ensuite de mentionner « @Norton » dans une conversation pour lancer l'analyse. On peut coller le message douteux, pose sa question en langage naturel, et l'outil répond comme le ferait un proche bien calé en cybersécurité.

Affichage pour connecter Norton et ChatGPT. © Alexandre Boero / Clubic

Notez que Norton Genie est disponible pour les abonnements ChatGPT Free, Plus, Team et Enterprise. En s'intégrant dans un outil que des millions de personnes utilisent déjà au quotidien, Norton ne se contente plus de bloquer les menaces après coup mais cherche à intercepter le doute avant même que l'utilisateur ne commette l'erreur fatale d'un clic de trop. Pour les usagers, c'est toujours bon à prendre.