Le ministère de l'Intérieur alerte sur une arnaque qui sévit par e-mail en usurpant l'identité du Trésor public. Les escrocs essaient de piéger leurs cibles à l'aide de faux avis de saisie administrative.

Ce courriel qui menace d'une saisie administrative est une arnaque et le ministère de l'Intérieur le confirme. © Alexandre Boero / Clubic x ministère de l'Intérieur
Ce courriel qui menace d'une saisie administrative est une arnaque et le ministère de l'Intérieur le confirme. © Alexandre Boero / Clubic x ministère de l'Intérieur

Les faux e-mails qui circulent au nom du Trésor public jouent, comme souvent, sur la peur. La recette est faite d'une amende impayée et d'un délai qui expire, pour faire croire à la victime que le montant de l'amende vient de doubler. Cette tentative de phishing est dénoncée cette semaine par les services du ministère de l'Intérieur, qui appellent à la prudence.

Un e-mail frauduleux usurpe le Trésor public pour piéger les particuliers

Quelle est, dans le détail, cette arnaque dénoncée par les équipes du ministère de l'Intérieur ? L'objet du courriel frauduleux est on ne peut plus alarmant : « Dernier rappel avant exécution de la Saisie Administrative (SATD) ». Voilà qui annonce la couleur. Pour ceux qui l'ignorent, une SATD intervient quand l'État ordonne à votre banque de prélever directement une dette sur votre compte, en cas d'amende, de frais de cantine ou d'impôts impayés, admettons.

La formulation est anxiogène, vous en conviendrez aussi. Elle est néanmoins calquée sur le jargon administratif courant, conçu pour pousser les destinataires à agir vite. Mais ici, les escrocs ne veulent surtout pas que les victimes potentielles prennent le temps de réfléchir.

Le message arnaque agite la menace d'une amende forfaitaire de 343,01 euros, qui grimperait automatiquement à 675,00 euros, passé un délai de 24 heures. Tout est pensé pour nourrir l'illusion de la crédibilité. C'est exactement ce soin du détail qui rend ces campagnes malveillantes redoutablement efficaces. Une des premières conséquences du terrible piratage du fichier FICOBA ?

© ministère de l'Intérieur
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Les quatre gestes recommandés par le ministère de l'Intérieur pour éviter le piège

Si vous recevez un tel courrier électronique, le ministère de l'Intérieur recommande de ne pas y répondre, de ne pas cliquer sur un potentiel lien et de ne transmettre aucune information de paiement. Évidemment, il faut supprimer tout message sans entendre. Petit rappel utile : aucune administration française n'exige un règlement urgent par e-mail sous peine de majoration automatique.

Pour aller plus loin, le ministère renvoie vers cybermalveillance.gouv.fr, qui demeure la référence nationale en matière d'hameçonnage. La publication du ministère a rencontré du succès sur Facebook, où elle a été partagée plus de 3 200 fois en un peu plus de 24 heures. Profitez-en aussi pour faire passer le message autour de vous : la meilleure parade reste la vigilance collective.