Le format Ultraviolet arrive en France : ce qu'il faut savoir

23 décembre 2013 à 17h00
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Attendu en France depuis le 30 septembre dernier, le format Ultraviolet se fait pour l'heure particulièrement discret dans l'Hexagone. Mais la situation va rapidement changer avec l'arrivée des premières offres et contenus proposés dans ce format. C'est l'occasion de faire une piqûre de rappel et un état des lieux de ce qui attend les consommateurs dans les prochains mois.

Ultraviolet, qu'est-ce que c'est ?

Dans le contexte des offres dématérialisées, l'Ultraviolet (UV) n'est ni un mauvais film avec Milla Jovovich, ni un rayonnement qui fait bronzer : il s'agit, selon le point de vue, d'une plateforme permettant d'unifier une offre VOD en téléchargement définitif sur un compte familial, ou d'un DRM qui verrouille le contenu dans un casier numérique. D'un côté comme de l'autre, l'utilisateur n'aura, à terme, pas d'autres choix que d'utiliser le service pour accéder à un grand nombre de films proposés en dématérialisé : pour ce faire, il lui faut s'inscrire sur une plateforme en ligne, pour disposer d'un compte familial, qui permet d'enregistrer jusqu'à 6 personnes pour pourront visionner en même temps un catalogue personnel de contenu acquis.

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L'Ultraviolet est une création du Digital Entertainment Content Ecosystem (DECE), un consortium qui rassemble une cinquantaine d'acteurs de l'industrie des nouvelles technologies et du divertissement. Parmi eux, on trouve d'un côté des constructeurs de produits connectés comme des téléviseurs, des box, des smartphones et tablettes ou des lecteurs de DVD/Blu-ray (Philips, Panasonic, Nokia, Toshiba, Dell, HP, IBM, Sony, Samsung, Microsoft, etc.). De l'autre, on trouve des éditeurs et distributeurs de contenus, qui proposent principalement des films en téléchargement définitif soit via une plateforme dédiée, soit en combo avec des DVD ou des Blu-ray : citons, dans cette catégorie, Flixster, Sony, Universal, Paramount, Fox ou encore Warner Bros. Des exemples parmi d'autres, car la liste est longue.

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Concrètement, le DECE cherche à unifier tous ses fournisseurs de contenu sous le drapeau de l'UV, un standard présenté comme quasiment universel - mais qui ne le sera, en pratique, probablement jamais - et lisible, à terme, sur le plus grand nombre possible de dispositifs. C'est là que les partenaires matériels entrent en jeu, car, par le biais de leurs terminaux connectés, ils se sont engagés à rendre la plateforme UV la plus accessible possible. Encore une fois, il s'agit d'une théorie bien loin de la réalité actuelle.

Des débuts mitigés aux USA

Aux Etats-Unis, l'Ultraviolet est une réalité depuis le dernier trimestre 2011. C'est à cette époque que les premiers éditeurs, comme Warner, ont commencé à intégrer des copies numériques de certains films en UV en complément d'éditions DVD ou Blu-ray de films. Le séduisant concept du format, qui se résume à « Achetez une fois, visionnez n'importe où » n'a cependant pas fait de vagues, ni chez les consommateurs, ni chez les éditeurs et distributeurs, qui développent leur offre au compte-goutte, et non sans mal : on peut citer l'offre de Paramount aux Etats-Unis, qui propose des films pas forcément récents à 20 dollars en téléchargement définitif. Pas de quoi motiver les consommateurs à abandonner les DVD et Blu-ray pour le dématérialisé. D'autres, comme la Fox, ont choisi des chemins différents, mais nous aurons l'occasion d'en reparler dans ce dossier.

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Le logo Ultraviolet sur la façade du CES en janvier 2013.

Face à une offre de contenu qui tâtonne s'ajoute un nombre restreint de plateformes compatibles : les films acquis en Ultraviolet peuvent, pour l'heure, être visionnés directement depuis la plateforme Web sur un ordinateur ou une tablette. Sur un smartphone, il faut passer via une application compatible : la principale disponible à ce jour est Flixster, sur iOS et Android. Le service permet d'acquérir des films UV et d'accéder au catalogue personnel de l'utilisateur. Petit à petit, les grands constructeurs intègrent à leurs produits connectés la possibilité d'accéder à la plateforme Ultraviolet : cette année, plusieurs grandes firmes, comme Sony, Samsung ou LG, ont proposé aux USA des films UV gratuits pour l'achat de certains nouveaux modèles de TVHD ou de lecteurs de Blu-ray.

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Enfin, une dernière tendance émergente outre-Atlantique : la possibilité d'acquérir la version Ultraviolet d'un film déjà possédé en DVD ou en Blu-ray. Évoquée en mars 2012 dans nos colonnes, la démarche est depuis appliquée chez Walmart, où il est possible, en échange de quelques dollars, de disposer d'un code UV sur présentation d'un film participant à l'opération. Selon certains acteurs de l'industrie auxquels nous avons pu parler en France, une telle offre pourrait éventuellement traverser nos frontières.

Une arrivée discrète en France

En théorie, l'Ultraviolet était censé arriver en Europe le 30 septembre dernier. En pratique, il se fait, pour l'heure, particulièrement discret. Et pour cause : les éditeurs et distributeurs ne communiquent pas sur le sujet. Pourtant, l'Ultraviolet sera présent dans les bacs pour les fêtes de fin d'année, mais avant de se pencher sur le catalogue, attardons-nous sur la manière d'accéder à ce contenu numérique.Comment se créer un compte Ultraviolet ?

En France, pour bénéficier d'un casier numérique Ultraviolet, il faut tout d'abord se rendre sur le site officiel du format, à l'adresse UVVU.com. Le site, encore en bêta, propose un tour d'horizon du format. Mais lors de la création du compte, c'est en réalité sur le site de Flixter, une plateforme qui appartient à Warner, que l'on est invité à s'inscrire.

Flixster fait pour l'heure office de plateforme de gestion de compte, même si la situation est amenée à évoluer. La plateforme permet de s'inscrire et de gérer son catalogue de film. Si vous faites partie des curieux s'étant créées un compte Ultraviolet sur la version anglais d'UVVU.com, il est possible de lier immédiatement les deux comptes.

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En cliquant sur la partie en violet, il est possible de refuser de recevoir les "offres spéciales".


Une fois passée l'étape de l'enregistrement, on remarque que Flixster n'offre que très peu d'outils de personnalisation. Et pour cause : les moyens de visionner du contenu Ultraviolet en France sont pour l'heure limités, et la question ne se pose actuellement pas particulièrement concernant l'ajout d'utilisateurs au compte fraîchement créé. C'est néanmoins possible si le compte Flixster est lié à un compte Ultraviolet : dans ce cas, les paramétrages se font en se connectant à My UVVU.

il est possible de compléter son profil personnel et d'ajouter des membres au compte via le panel d'administration. L'utilisateur ayant procédé à la création du compte a les pleins pouvoirs sur ce dernier, et peut donner les rôles plus ou moins avancés aux cinq personnes qu'il peut y ajouter :
  • Un profil Basique permet d'ajouter des films au compte, de regarder le contenu du catalogue de films achetés et téléchargés sur un support, de voir les informations des autres membres et de voir la liste des plateformes de lecture enregistrées sur le compte.
  • Un profil Standard offre les mêmes possibilités, auxquelles s'ajoutent la lecture de contenu en streaming, l'édition de certaines données du profil, l'ajout et la suppression de profils basiques et de plateformes de lecture.
  • Un profil Complet (Full) a tous les pouvoirs, y compris celui de fermer le compte Ultraviolet.

Par conséquent, seul un profil Complet a accès aux réglages du contrôle parental des profils, qui permettent de déterminer quels types de contenus correspondent aux différents utilisateurs. Outre une restriction d'âge, il est également possible de restreindre l'accès aux films dotés de dialogues violents, au contenu adulte ou aux films qui ne disposent d'aucune classification. A noter que des explications détaillées en français sont bien cachées chez Flixster.

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A partir du moment où le compte est opérationnel et compte au moins un membre, il est possible d'intégrer un code de film Ultraviolet.

Ajouter un film au compte, simple, mais...

L'ajout d'un film UV à un compte Flixster est très simple, puisque le site affiche d'emblée le formulaire permettant d'entrer le code en question. Une fois connecté, il suffit donc de taper la clé du film pour l'ajouter au compte. A partir de là, il est possible de le visionner directement sur ordinateur (Mac ou PC) ou sur un dispositif mobile compatible (iOS ou Android, via l'applicartion Flixster Digital Copy).

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Il ne faut cependant pas s'attendre à un contenu particulièrement riche : le film est proposé en version française uniquement, sans chapitrage aucun. Il est possible de le lire en streaming, ou de le télécharger localement en utilisant le programme Flixster Digital Copy - qui nécessite de disposer d'Adobe Air sur sa machine.

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Le visionnage en streaming ne pose pas de problème.

Là où le bât blesse, c'est que le logiciel Windows n'est pas des plus accueillants : testé sur 3 machines, Flixster Digital Copy n'affiche dans 2 cas sur 3 pas la moitié des textes et lorsqu'on arrive à se connecter à l'aveuglette au service, il s'avère impossible de trouver le moindre bouton pour télécharger le film. L'expérience est loin d'être concluante...

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Où il est le bouton, hein ?


On notera cependant que le constat est plus positif sur les applications mobiles, où aucun problème n'est à signaler.

Mais que ce passe-t-il lorsqu'il s'agit d'un autre éditeur que Warner, propriétaire de Flixster ? Dans le cas d'Universal, il faut passer par un site dédié pour enregistrer le film, qui renvoie ensuite sur Flixster pour la validation. La démarche est compliquée sans l'être : d'un côté, on dispose d'un code totalement similaire à ceux liés à Flixster, mais, de l'autre, il faut passer par un autre site pour revenir au premier au final.

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Dans tous les cas, le film se retrouve bien lié au compte Flixster : même si la démarche s'avère plus compliquée qu'elle n'y paraît, le résultat est toujours le même. Au moins ça de rassurant.

Et sur les autres plateformes ?

Pour l'heure, l'Ultraviolet n'est proposé que par le biais de Flixster, ce qui sous-entend que là où ce service est disponible, l'Ultraviolet l'est aussi. En France, pour l'heure, ce n'est le cas que sur les machines déjà citées : terminaux iOS et Android, PC et Mac. La situation devrait s'améliorer à partir de 2014 avec l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, qui permettront de disposer du service sur des téléviseurs ou des lecteurs de Blu-ray connectés de constructeurs partenaires. Actuellement, Flixster ne fait pas de secret sur ses limites.L'UV, un enjeu pour les éditeurs ?

L'Ultraviolet débarque en France, c'est un fait ! Mais, en pratique, l'offre de démarrage s'avère très discrète, et, paradoxalement, les éditeurs ne semblent pas très motivés pour en parler : seuls Universal et 20th Century Fox ont accepté de nous répondre sur la question, alors que d'autres éditeurs, parmi lesquels Warner notamment, commencent à proposer des sorties physiques intégrant une copie numérique Ultraviolet dès la fin du mois de novembre. Les témoignages recueillis sont cependant suffisants pour comprendre que l'arrivée de l'Ultraviolet en France est également un moyen de remettre à plat la démarche de vente de contenus numériques.

« Il faut développer l'achat digital »

Du côté de chez Fox, comme chez la plupart des éditeurs membres du consortium, l'Ultraviolet a fait son entrée sur le marché américain durant les deux dernières années. Mais les tendances en France sont différentes qu'outre-Atlantique : « Autant le marché de la location digitale est développé en France grâce à de nombreuses plateformes de VOD, autant l'achat définitif de contenu dématérialisé est limité » nous explique Dominique Masseran, le directeur général de Fox Pathé Europa France. « Pour nous, le marché de l'achat est plus intéressant que celui de la location. On essaie donc d'accompagner le consommateur dans cette démarche. » Une étape que l'éditeur et distributeur a commencé à franchir sans attendre l'arrivée de l'Ultraviolet, en s'appropriant à sa manière le format de vente nommé Digital HD, ou DHD. Derrière cette appellation se cache tout simplement la vente de films et de séries au format numérique.

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Prometheus en Digital HD sur le site de la Fox

Plusieurs éditeurs, aux Etats-Unis principalement, vendent déjà des films en DHD. En France, Fox est le premier a mettre cette appellation en valeur, avec un plus : les films sont proposés en DHD avant leur arrivée sur les plateformes de location et dans les magasins sur supports physiques. Des films comme Epic ou Les Croods ont fait l'objet d'exclusivité en DHD, où ils ont été proposés à l'achat sur iTunes plusieurs jours avant leur sortie en DVD et Blu-ray. Pour certaines sorties, l'exclusivité peut même être de plusieurs mois : le film Les Flingueuses sera disponible le 21 décembre en DHD pour une sortie en DVD et Blu-ray le 5 février.

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Dominique Masseran admet cependant que la chronologie des médias, qui encadre la distribution des films en France, donne bien moins de souplesse au DHD qu'aux Etats-Unis : « Si on veut créer une fenêtre DHD à un film, on est obligé de décaler la sortie physique. C'est moins facile qu'aux USA » explique-t-il. Néanmoins, pour lui, c'est un sacrifice obligé pour pousser l'adoption du DHD. « On ne peut pas faire comme la musique qui a attendu la mort du physique avant de développer des offres digitales » lance-t-il.

Dans cette logique, le DHD est arrivé en France bien avant l'Ultraviolet. Cependant, aux Etats-Unis, le DHD est désormais lié à l'UV : il en sera de même en France à partir de 2014. « Avec l'Ultraviolet, peu importe sur quelle plateforme vous achetez votre film, tout va sur le même compte. C'est une interconnexion efficace. C'est une super idée » estime Dominique Masseran. L'offre de la Fox sera accessible en premier lieu en dématérialisé via « des sites de rédemption comme Flixster », tandis que la première copie physique qui inclura un code Ultraviolet chez Fox sera Players, en février 2014.

L'importance d'un socle commun

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RIPD, premier Blu-ray à intégrer l'UV chez Universal
Chez Universal France, l'ambition est la même, mais la stratégie est différente : l'éditeur, qui se lance le 3 décembre avec la sortie de R.I.P.D. en Blu-ray, mise d'abord sur le matérialisé. « A partir de décembre, toutes nos Blu-ray incluront une copie dématérialisée Ultraviolet  » explique Eric Legay, directeur marketing d'Universal Pictures.«  La stratégie diffère selon les éditeurs : certains vont mettre l'accent sur la vente dématérialisée totale, d'autres vont proposer un code UV dans leurs combos DVD et Blu-ray, et d'autres uniquement dans les Blu-ray. Le point qui rassemble, c'est le socle commun de l'Ultraviolet » résume-t-il.

Pour le consommateur, il sera donc assez difficile de s'y retrouver dans le dédale d'offres qui se prépare, même si les fêtes de fin d'année vont permettre à ces derniers de prendre leurs marques. Néanmoins, pour Eric Legay, c'est clairement en 2014 que l'offre va se diversifier de différentes manières : « nous allons nous lancer sur le 100% dématérialisé début 2014. Dans la seconde partie de l'année, une nouvelle offre devrait voir le jour : le disc-to-digital. Elle permettra de se rendre dans l'un des magasins partenaires, avec des Blu-ray compatibles et, pour quelques euros, il sera possible d'acheter la version Ultraviolet des films, qui seront rajouté sur le compte en ligne de l'utilisateur. » Ce dernier pourra ainsi posséder et une version physique, et une version numérique. A noter que le système existe déjà chez Walmart aux Etats-Unis depuis 2012.

Eric Legay a conscience du fait que l'Ultraviolet va nécessiter un apprentissage de la part des consommateurs. « Nous travaillons sur des éléments concrets en matière de communication ». Miser sur des titres porteurs comme Kick Ass 2, dont le Blu-ray sortira le 21 décembre, est sans doute une bonne stratégie pour toucher un public large.Questions et réponses autour de l'Ultraviolet

Le format Ultraviolet est riche en enjeux aussi bien pour les éditeurs et distributeurs de contenus que pour les consommateurs. Après cet état des lieux, voici un condensé de ce qu'il faut savoir sur l'UV en quelques questions.

Qu'est ce que ça change par rapport à un achat dématérialisé classique ?

La principale différence entre l'Ultraviolet et un achat dématérialisé plus classique, c'est que toutes les acquisitions réalisées chez un éditeur ou distributeur partenaire se retrouvera sur un compte UV unique et centralisé. Ce dernier peut être accessible par jusqu'à 6 personnes en même temps, sans frais supplémentaire. On se retrouve ainsi avec une bibliothèque unique pour plusieurs éditeurs. A l'heure actuelle, cela ne change rien pour les adeptes de Flixster, mais la situation évoluera dans le futur, notamment avec le développement du site UVVU.com en France.

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Comment acheter des films UV ?

Pour le démarrage du format en France, seuls Warner, Sony et Universal se sont lancés en intégrant dans certaines de leurs sorties DVD et Blu-ray de fin d'année des codes permettant de disposer d'une version numérique des films en question, en UV. Début 2014, le nombre d'éditeurs partenaires augmentera, avec l'arrivée de Fox en premier lieu. Il sera normalement possible dès le premier trimestre de l'année prochaine de n'acquérir que des versions numériques Ultraviolet par le biais de différentes plateformes dédiées.

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Quels sont les risques liés à un compte UV ?

Certains utilisateurs seront réticents au fait de mettre « tous leurs œufs dans le même panier » : le fait de stocker tous ses films sur un même compte a des avantages en terme de centralisation, mais comporte également des risques, notamment en matière de piratage. Les utilisateurs du compte disposant de droits importants sur le paramétrage devront donc privilégier un mot de passe complexe pour se prémunir contre le piratage, mais le risque zéro n'existe malheureusement pas.

Les films Ultraviolet sont-ils localisés ?

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Cet élément est, a priori, laissé à la discrétion de l'éditeur : Universal a confirmé qu'un code UV récupéré dans un Blu-ray vendu aux Etats-Unis - donc en Zone A - ne pourra pas être enregistré sur un compte français. Le format Ultraviolet ne devrait donc pas, sauf exception, permettre aux adeptes de l'import de disposer de films UV avant leur sortie officielle dans leur pays.

Je dispose d'un code UV mais il ne m'intéresse pas, puis-je le revendre ?

La question est judicieuse, et a déjà fait l'objet d'interrogations aux Etats-Unis après la suppression, sur eBay, de codes Ultraviolet que des internautes cherchaient à revendre. Interrogé sur la question, un avocat américain avait alors expliqué que le code UV étant vendu dans un pack intégrant un Blu-ray et/ou un DVD, il en était indissociable et ne pouvait être vendu séparément. Sur le bon contenant le code Ultraviolet de Pacific Rim, commercialisé en France par Warner, il est bien précisé qu'il s'agit d'une « Offre comprenant une copie digitale sous licence - NE PEUT PAS ETRE REVENDUE ». Chacun peut voir midi à sa porte, mais les plateformes de vente entre particuliers sont susceptibles de désactiver les offres de ce type.

J'ai un compte Ultraviolet localisé au Etats-Unis, puis-je y intégrer à mon compte des films récupérés dans des Blu-ray français ?

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En théorie, c'est impossible : en pratique, comme le compte Ultraviolet est associé au compte Flixster, il est nécessaire de passer par ce dernier site pour visionner ses films récupérés dans des Blu-ray Zone B (donc zonés en France). Ça ne pose donc pas de problème à l'heure actuelle, même s'il vaut mieux, par sécurité, se créer un second compte localisé en France, pour y stocker numériquement des films achetés en France.

A noter qu'à l'heure actuelle, il n'est pas nécessaire de disposer d'un compte Ultraviolet pour utiliser les codes - une inscription sur Flixster suffit. Il est donc possible d'attendre que le site UVVU.com soit proposé intégralement en français, et de manière indispensable, pour s'y inscrire. Enfin, en cas de soucis, le service support d'UVVU.com est très réactif, mais seulement en anglais.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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