Sécurité : BlackBerry préfère coopérer avec le gouvernement plutôt qu'un chiffrement total

le 19 novembre 2015 à 14h55
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Face à la multiplication des lois de surveillance à travers le monde, la société BlackBerry a quelque peu clarifié sa position face aux demandes gouvernementales.

Alors que des mesures de cyber-surveillance se profilent dans divers pays, les sociétés high tech affichent publiquement leurs positions. C'est le cas d'Apple, via Tim Cook, qui prône le chiffrement total des échanges, mais également de Microsoft en procès depuis des années avec le gouvernement américain pour refuser l'accès aux données d'un internaute. C'est aussi la position de Yahoo ou Google promettant une extension de chiffrement pour leur service de messagerie ou encore de Facebook qui a récemment mis en place une alerte auprès des utilisateurs en cas d'intrusion gouvernementale au sein de leur compte.

Avec son serveur BES et ses récentes acquisitions, la société BlackBerry est réputée pour ses compétences en matière de sécurité et elle a récemment levé le voile sur le PRIV, un terminal ce qu'elle clame être le smartphone Android le plus sécurisé. Mais dans les faits les données sont-elles réellement invisibles à tout le monde ? Pas tout à fait.

En effet, le magazine FedScoop rapporte les propos de Marty Beard, directeur d'exploitation de la société. A l'occasion du sommet FedTalks, ce dernier affirme qu'au regard du chiffrement « nous avons vraiment une approche équilibrée ». Il ajoute que BlackBerry ne partage pas la position des sociétés promouvant un « chiffrement de bout en bout ».

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Interrogé par nos confères The Inquirer, un porte-parole de BlackBerry explique : « le chiffrement est très important pour protéger le gouvernement, les entreprises et les individus des tentatives de piratage. Toutefois, personne ne veut voir les terroristes et les criminels tirer parti de ce chiffrement pour passer outre les dispositifs de protection ».

La société ajoute qu'elle a toujours fermement soutenu les législations à travers le monde. On se souvient toutefois des tensions en Inde et en Arabie Saoudite. Et de conclure : « bien que nous ne soutenons pas l'idée de "backdoors", nous, comme toutes les autres sociétés high tech, avons la responsabilité de faire tout notre possible pour aider les gouvernements à protéger leurs citoyens ».

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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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