SCPP : eDonkey et sites russes en ligne de mire

18 septembre 2018 à 14h32
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La Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) repart en croisade contre ceux qui tentent de se soustraire aux contraintes légales sur le droit d'auteur. Adepte de la main de fer plus que du gant de velours, l'organisation qui défend les intérêts des maisons de disque en France a récemment fait parvenir 29 mises en demeure à des personnes responsables de serveurs peer-to-peer comme on en trouve sur le réseau eDonkey. Cédant à la menace, certains ont d'ores et déjà mis fin à leurs activités.

Dans sa lettre, la SCPP met les responsables de serveurs eDonkey « en demeure de prendre les mesures techniques nécessaires afin de faire cesser le dommage résultant de la violation des droits des producteurs de phonogrammes ». Autrement dit, comme le fait remarquer Ratiatum qui diffuse la lettre en question (PDF), la SCPP demande la mise en place d'un dispositif de filtrage qui évincerait automatiquement tous les fichiers dont la diffusion n'est pas légale du réseau.

Même en disposant d'une liste précise des titres incriminés, la mise en place d'un tel filtrage relève de l'utopie. La seule solution viable serait le filtrage de tous les morceaux musicaux, mais bon nombre de serveurs qui relaient les titres diffusés sur des plateformes comme Jamendo s'y refusent. Certains, comme les administrateurs de ChezToff ou Breizh Punisher's ont donc choisi de plier en retirant leurs machines du réseau. Sur les 29 serveurs visés, 16 auraient aujourd'hui décidé d'en faire autant, craignant sans doute de connaître les mêmes mésaventures que les administrateurs du célèbre serveur Razorback (voir Les serveurs P2P eDonkey Razorback saisis).

La répression menée à l'encontre des réseaux de peer-to-peer finira-t-elle par porter ses fruits ? Alors que le réseau eDonkey repose aujourd'hui pour bonne part sur un protocole décentralisé (Kademlia), les serveurs ne se révèlent plus vraiment indispensables. BitTorrent, les newsgroups et les partages par FTP portent également préjudice à l'industrie de la musique et du cinéma qui devrait, pour enrayer le phénomène, attaquer sur tous les fronts.

Celui des amateurs de téléchargement n'est pas épargné. On apprend ainsi aujourd'hui qu'un internaute vient d'être condamné par le tribunal de Nantes à deux mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé environ 400 films. Il devra également verser dix euros de dommages et intérêts par film téléchargé au Syndicat des éditeurs de vidéos et à la Fédération nationale des films.

En parallèle, la SCPP vient d'annoncer l'ouverture de poursuites à l'encontre des sociétés russes Media Services et X-Media Limited qui exploitent les sites Allofmp3.com et Mp3Sugar.com. Media Services et son célèbre Allofmp3 subissent déjà la vindicte de l'IFPI (International Federation of Phonographic Industry) qui essaient, pour le moment sans succès, de contraindre le site à la fermeture depuis les Etats-Unis.
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