À la Gamescom de Cologne, Samsung a dévoilé trois nouveaux écrans OLED pour sa gamme Odyssey 2027 et porté de 1 040 à 1 100 Hz la fréquence maximale du G6. Du 32 pouces polyvalent au 49 pouces ultra large, chaque modèle vise désormais un usage bien défini.

À ce niveau-là, le 240 Hz commence presque à paraître raisonnable. Samsung profite de la Gamescom 2026 pour dévoiler trois nouveaux Odyssey OLED, les G7, G8 et G9, tout en finalisant son G6 aperçu au CES. Ce dernier grimpe jusqu’à 1 100 Hz, ce qui en fait, selon Samsung, le premier écran gaming au monde à atteindre une telle fréquence.
Derrière cette surenchère de fréquence, la gamme devient surtout plus lisible. Le G9 vise l’immersion, le G8 cherche le meilleur compromis entre jeu et travail, tandis que le G7 privilégie le grand spectacle.
Trois écrans OLED pour trois profils de joueurs
L’Odyssey OLED G9 conserve son immense dalle de 49 pouces (124 cm de diagonale) au format 32:9 et sa définition Dual QHD de 5 120 points par 1 440. La fréquence de rafraîchissement monte toutefois de 240 à 360 Hz. Un mode Dual HD permet même d’atteindre 720 Hz, en réduisant la définition à 2 560 points par 720. Le modèle reste donc taillé pour la simulation automobile, le pilotage ou les jeux qui tirent parti de son champ de vision panoramique.

Le nouvel OLED G8 de 32 pouces (81 cm) apparaît comme le plus polyvalent. Il passe à 360 Hz en 4K, 520 Hz en QHD et 680 Hz en Full HD. Samsung soigne aussi la connectique avec une entrée DisplayPort 2.1 UHBR20 et un port USB-C délivrant jusqu’à 98 watts ainsi qu'un hub USB et un commutateur KVM. Sa dalle QD-OLED de cinquième génération adopte une disposition des sous-pixels en bandes RGB, censée réduire les franges colorées et améliorer la lisibilité des textes, longtemps problématique sur les premières générations de ces afficheurs.
Le G7 prend une autre direction. Sa dalle OLED de 42 pouces (107 cm) affiche une courbure de 1 000R, une définition 4K, une fréquence de rafraîchissement de 165 Hz et un temps de réponse annoncé de 0,03 ms GtG. Un écran davantage pensé pour les RPG, les mondes ouverts et les jeux cinématographiques que pour la chasse au millième de seconde.
Le G6 à 1 100 Hz vise presque exclusivement l’e-sport
Le G6 est moins nouveau, mais sa fiche technique a encore évolué. Présenté au CES avec une fréquence de rafraîchissement maximale de 1 040 Hz, ce 27 pouces (69 cm) Fast IPS atteint finalement 1 100 Hz en HD. Il peut aussi fonctionner en QHD à 600 Hz, avec un temps de réponse annoncé de 1 ms.
Face à l’Odyssey OLED G6 de 2025, qui atteint 500 Hz en QHD, le G60H privilégie donc la vitesse de sa dalle Fast IPS au contraste de l’OLED. Son intérêt restera évidemment très ciblé : pour alimenter chaque rafraîchissement par une image distincte, le PC devra approcher 600 images par seconde en QHD et 1 100 en HD, dans des jeux suffisamment légers pour s’y prêter. Entre les 1 040 Hz annoncés au CES et les 1 100 Hz définitifs, l’intervalle théorique entre deux rafraîchissements ne diminue d’ailleurs que de 0,052 ms, passant d’environ 0,962 à 0,909 ms.
Samsung n’a pas encore communiqué les prix ni le calendrier précis des trois modèles OLED. Le G6 doit arriver au second semestre 2026. À 1 100 Hz, en revanche, une chose est sûre : si vous ratez votre tir, ce sera de plus en plus difficile d’accuser votre écran.
La fréquence de rafraîchissement (en Hz) indique combien de fois par seconde l’écran peut afficher une nouvelle image. Pour en tirer un bénéfice réel, il faut que le PC produise un nombre d’images par seconde (FPS) comparable, sinon l’écran rafraîchit plusieurs fois la même image. Monter très haut en Hz peut réduire la latence d’affichage et améliorer la netteté en mouvement, surtout dans les jeux compétitifs rapides. En pratique, les gains deviennent de plus en plus marginaux quand on dépasse déjà des valeurs élevées, et ils dépendent aussi du moteur du jeu, du CPU/GPU et des réglages. La sensation “plus fluide” est donc un ensemble écran + performances, pas un chiffre isolé.
DisplayPort 2.1 est une norme d’affichage pensée pour augmenter le débit entre le PC et l’écran. UHBR20 désigne un mode très haut débit (jusqu’à 20 Gb/s par ligne), utile pour transporter des signaux lourds comme la 4K à haute fréquence sans trop dépendre de la compression. Quand la bande passante est limitée, les fabricants peuvent recourir à DSC (compression visuelle) ou baisser la définition/le taux de rafraîchissement. Un lien plus rapide simplifie donc l’accès à des combinaisons exigeantes (par exemple 4K + 360 Hz), à condition que la carte graphique, le câble et l’écran soient tous compatibles. C’est un point clé pour éviter les “compromis cachés” sur les modes d’affichage.
QD-OLED combine une base OLED (pixels auto-émissifs) avec une couche de points quantiques (Quantum Dots) pour convertir la lumière et produire des couleurs. La qualité des textes dépend beaucoup de la géométrie des sous-pixels (les minuscules éléments rouge/vert/bleu qui composent chaque pixel) et de la façon dont les systèmes d’exploitation font l’anticrénelage. Certaines dispositions atypiques peuvent provoquer des franges colorées autour des caractères, surtout sur fond clair et à courte distance. Une structure en bandes RGB plus “classique” se rapproche de ce que les algorithmes de rendu de polices attendent, ce qui peut réduire ces artefacts. En clair, ce n’est pas qu’une question de résolution : l’architecture du pixel influe directement sur le confort en bureautique.
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