L'Union européenne annonce une nouvelle amende. Cette fois, elle touche Google, et frise le milliard d'euros !

En début de semaine, Bruxelles annonçait infliger une amende de 550 millions d'euros au géant chinois de l'e-commerce AliExpress. Une sanction en lien avec le Digital Services Act, un des deux règlements européens destinés à réguler l'activité sur internet. Aujourd'hui, c'est au nom du second de ces règlements, le Digital Markets Act (DMA), que la Commission européenne impose une amende exceptionnelle à Google.
Une amende de 890 millions d'euros tombe sur Google
Google était sous le coup d'une enquête de l'Union européenne depuis 2024, au titre du DMA. Une enquête qui s'achève aujourd'hui avec l'annonce d'une amende de 890 millions d'euros infligée au géant américain - un montant record pour ce qui est du DMA.
La première partie de cette amende, à savoir 460 millions d'euros, est justifiée par le fait que Google favorise ses propres services par rapport à la concurrence dans les résultats donnés par Google Search. Les 430 millions d'euros restants le sont à cause des efforts de Google pour empêcher les développeurs présents sur son Play Store d'orienter les clients vers les magasins alternatives.

Vers une nouvelle colère de Donald Trump ?
Google, évidemment, s'est élevé contre cette décision, en critiquant le DMA au passage. « Pour nous y conformer, nous sommes obligés de retirer des fonctionnalités de recherche en temps réel que les Européens apprécient, comme l'affichage des prix instantanés et la disponibilité directe des hôtels, des vols et des restaurants, et de démanteler des protections en matière de sécurité sur Google Play » a affirmé le président des affaires mondiales de Google, Kent Walker.
Il faut aussi noter que cette décision arrive alors que, la semaine dernière, 25 parlementaires républicains ont adressé une lettre à Donald Trump lui demandant de prendre des mesures contre l'Union européenne, si « des lois, politiques ou pratiques discriminatoires dans le secteur numérique » (comme le DMA) continuaient à être utilisées contre les géants américains. Alors, quelle sera la réaction du président américain, dont on connaît la détestation des règlements européens ?