Apple étend son offensive juridique contre OpenAI en visant une quarantaine d’anciens employés, soupçonnés d’avoir emporté des secrets industriels après leur départ.

La plainte d'Apple contre OpenAI vise maintenant les anciens employés de la marque à la pomme, chez eux. ©Kemarrravv13 / Shutterstock
La plainte d'Apple contre OpenAI vise maintenant les anciens employés de la marque à la pomme, chez eux. ©Kemarrravv13 / Shutterstock

Ça chauffe entre Apple et OpenAI. Les actions en justice de la marque à la pomme envers le leader de l'IA vont maintenant jusqu'à envoyer des courriers d'avocat au domicile d'anciens employés d'Apple, passés chez OpenAI. On ne vole pas les secrets industriels d'Apple, et l'entreprise veut le faire savoir de manière ferme.

Des poursuites engagées contre certains anciens employés

Apple a engagé des démarches juridiques contre d’anciens salariés maintenant en poste chez OpenAI, dans le cadre d’un litige portant sur des soupçons de vol de secrets industriels.

Selon des informations rapportées par le Financial Times, la société a adressé des courriers formels exigeant la conservation de documents et preuves potentiellement liés à l’affaire à une quarantaine de ses anciens employés.

Ces lettres, envoyées la semaine dernière, s’inscrivent dans la procédure lancée par Apple contre OpenAI et la société io Products, ainsi que contre deux anciens salariés nommément visés : Chang Liu et Tang Tan.

L'entreprise de Sam Altman a également été visé par une plainte d'Apple. ©Creative Salim / Shutterstock
L'entreprise de Sam Altman a également été visé par une plainte d'Apple. ©Creative Salim / Shutterstock

La marque à la pomme suspecte que les allégations de détournement de propriétés intellectuelles pourraient concerner un nombre plus large de personnes que celles initialement citées dans la plainte déposée le 10 juillet.

"Conservez tout"

Cette "preservation letter" envoyée par l'entreprise dirigée par Tim Cook constitue une notification officielle enjoignant à son destinataire de ne pas détruire ou modifier des éléments (emails, fichiers, échanges, etc.) susceptibles d’être utilisés comme preuves dans le cadre d’un contentieux. Apple n’a pas précisé publiquement la nature exacte des secrets industriels en jeu, ni les fonctions occupées par les anciens employés concernés chez OpenAI.

L’affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les entreprises de la tech, autour de la protection des innovations et du recrutement de profils particulièrement intéressants.

Source : 9to5Mac