Nothing est de retour sur le segment des écouteurs vraiment abordables, avec ses nouveaux Ear (3a). Comme toujours le constructeur promet non seulement une base technique solide et un design à part, mais également des idées novatrices. Un produit aussi moderne que coloré.

Sans être révolutionnaires, les Nothing Ear (3a) s’installent dans une gamme de prix qui n’a pas, à l’heure actuelle, de véritable champion. Ces écouteurs à réduction de bruit semi-intra s’appuient sur l’iconique design transparent de la marque, et sur des finitions pour le moins colorées. Le tout est accompagné d’un boitier intégrant une version minimaliste de son Glyph, et d’un système d’enregistrement audio plutôt intéressant.
Une base solide, une autonomie toujours moyenne
Modèle à tige typique du constructeur, les Ear (3a) ne se démarquent en apparence pas spécialement de leurs prédécesseurs, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Nous avons affaire à un produit assez compact de type semi-intra (4 tailles d’embouts), certifié IP54, avec contrôles à clics (sur la tige). Quatre coloris sont disponibles pour l’occasion : noir, blanc, jaune, et rose, cette dernière étant une nouvelle couleur proche du violet pale introduit avec le Headphone (a). Le petit plus de cette génération se niche dans le boitier, sous la forme d’un trio de trois lumières blanches. Loin d’être aussi avancé que les habituels glyphes Nothing, ce système peut pourtant afficher le niveau de batterie, ainsi qu’indiquer l’état du produit (appairage, mise à jour, etc…).

Outre un nouveau système de réduction de bruit active et une gestion des appels remaniée, s’appuyant sur 3 microphones par côté et sur un traitement IA, l’ensemble intègre une nouvelle puce Bluetooth 6.0. Une preuve de modernité, puisque les écouteurs sont compatibles Multipoint et LDAC… mais toujours pas de LE Audio à l’horizon. Côté son, nous avons droit à un imposant transducteur de 12 mm, plus imposant que sur les Ear (a). L’idée ici est de délivrer une signature plus accentuée dans les basses. Si besoin l’application Nothing X dispose d’un égaliseur paramétrique 8 bandes.
Enfin, l’autonomie est annoncée à 6 h sans ANC, et à seulement 4 h 30 avec ANC, chiffre qui reste le talon d’Achille des écouteurs Nothing.
Un petit plus pour vraiment se démarquer sur le fond ? Nothing dit oui, et place un système d’enregistrement intégré (mémoire de 32 Mo) dans les écouteurs, qui se déclenche en cliquant sur les deux tiges simultanément. L’idée est ici de capturer des échantillons du flux audio en cours (60 s max), ou d’une conversation téléphonique. L’enregistrement ne passe pas par les microphones, il est seulement capté par la puce Bluetooth et transféré dans la mémoire interne sous la forme d’un flux de faible qualité, l’échantillon est ensuite synchronisé dans l’application. L’un des avantages est de pouvoir, bien que cela soit énergivore, préparer une fenêtre d’enregistrement, afin de revenir jusqu’à 30 s avant le déclenchement.
Disponible dès aujourd’hui sur le site de la marque, les Nothing Ear (3a) sont vendus à 99 euros.
Notre avis sur les Nothing Ear (3a) : une performance solide pour amateurs de basses
Faute de temps (environ deux semaines), nous préférons vous livrer un avis étoffé qu’un test au format long, les écouteurs n’étant par ailleurs pas fondamentalement différents des Ear 3 et Ear (a) sur l’essentiel des points.
Sur la forme pour commencer, nous sommes clairement en terrain connu. Ces écouteurs semi-intra sont particulièrement confortables et stables dans l’oreille, d’autant que l’apparition d’une nouvelle taille d’embouts offre un peu plus d’universalité.
Ce côté très confortable s’accorde toujours avec le design, selon nous magnifié par la version jaune. Cette finition ne trahit pas la personnalité du produit, écouteurs comme boitier. Concernant le boitier, rien à dire, son design transparent reste un plus, et la compacité est toujours là. Certes le petit glyphe à trois leds n’est pas révolutionnaire, mais reste un plus toujours bon à prendre.
Techniquement parlant, nous constatons une légère amélioration de la réduction de bruit, qui nous parait un peu plus uniforme que sur les Huawei. Les basses et médiums sont toujours efficacement atténués et les haut-médiums présentent un léger creux, mais la création de Nothing n’a rien à envier à des produits de milieu de gamme.
Côté son, les choses sont plus subjectives. En effet, le choix de Nothing de nettement booster le bas du spectre se comprend au vu de la cible, mais nous sommes face au serpent qui se mord la queue : « les jeunes aiment les basses, donc les écouteurs abordables ont tous des basses, donc les jeunes aiment les basses ». En pratique, le son n’est clairement pas d’un grand raffinement, et l’accentuation basseuse n’a pas le niveau de nuances de Sony WF-1000XM6. Reste que cette accentuation se corrige si besoin (assez facilement) via l’égaliseur 8 paramétriques bandes de l’application Nothing X, elle permet de ne pas avoir à monter exagérément le volume, et la signature sonore ne verse pas dans un excès d’agressivité, ce qui était le cas avec les Nothing Ear (3). Ces derniers sont plus techniques, les Ear (3a) n’étant pas spécialement au-dessus de la concurrence, mais la recette est plus musicale, et surtout bien plus équilibrée dans les aigus.
Concernant les autres + et -, rien de surprenant : les contrôles sont assez bien pensés, bien que nous ne comprenons toujours pas pourquoi Nothing ne repasse pas à un balayage de la tige pour le volume comme cela était le cas sur les premiers Ear (1) ; l’autonomie est un peu juste, puisque nous n’avons effectivement pas dépassé les 4 h 20 avec ANC (voire moins de 3 h 30 avec LDAC) ; l’application est presque parfaite, intuitive et assez complète.
La nouvelle fonction exclusive, l’enregistrement, est quant à elle intéressante, mais surtout pertinente sur l’enregistrement des appels ou pour la transcription (fonction intégrée et fonctionnement en local). En effet, la qualité d’enregistrement est suffisante pour la voix, mais trop dégradée pour la musique.
Des écouteurs parfaits ? Probablement pas, mais en l’état, les Nothing Ear (3a) sont sans doute les meilleurs écouteurs à moins de 100 euros que nous ayons pu tester cette année.
Source : communiqué Nothing