La demande pour le MacBook Neo dépasse les prévisions initiales d'Apple, ce qui contraint le fabricant à commander une nouvelle production de puces auprès de TSMC.

Le MacBook Neo en version 256 Go va-t-il perdurer ? Rien n'est moins sûr. ©Nathan Le Gohlisse pour Clubic
Le MacBook Neo en version 256 Go va-t-il perdurer ? Rien n'est moins sûr. ©Nathan Le Gohlisse pour Clubic

Apple a confirmé lors de sa dernière annonce des résultats financiers que le MacBook Neo rencontrait un succès commercial notable, au point d'avoir des difficultés d'approvisionnement. Le fabricant envisagerait de produire 10 millions d'unités de cet ordinateur portable, soit tout bonnement, le double de ce qui était prévu initialement.

Tout commence avec des puces de récupération

Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir sur la manière dont Apple a constitué son stock initial de puces pour le MacBook Neo. La fabrication de semi-conducteurs génère inévitablement un certain nombre de puces imparfaites, dont certains cœurs se révèlent défectueux à l'issue du processus de production.

Apple MacBook Neo
  • L’expérience macOS pleine et entière, à petit prix
  • L’écran IPS « Liquid Retina », lumineux et bien calibré
  • Un excellent clavier, pas trop petit, proche de celui du MacBook Air
7 / 10

L'iPhone 16 Pro embarque une puce A18 Pro dotée de six cœurs GPU. Lorsqu'une puce sortait de la chaîne de fabrication avec un cœur défectueux, Apple s'en débarrassait certainement pas. L'entreprise conservait un stock, tel un écureuil. Ces puces à cinq cœurs GPU fonctionnels ont ensuite été réutilisées pour équiper le MacBook Neo, qui est d'ailleurs officiellement commercialisé avec une A18 Pro à cinq cœurs GPU. Cette pratique, courante dans l'industrie des semi-conducteurs, est connue sous le nom de chip binning.

Une nouvelle commande à TSMC, assez onéreuse

Le problème, c'est que ce stock de puces de récupération s'épuise. Apple n'a donc pas d'autre choix que de commander à TSMC une nouvelle série de puces A18 Pro pour équiper les 5 millions d'unités supplémentaires du MacBook Neo qui visent à être fabriquées.

Cette fois, il ne s'agit plus de puces déjà disponibles et amorties, mais d'une commande de fabrication à part entière. Donc, un coût supplémentaire pour Apple. La question est de savoir comment le géant américain va gérer cet écart dans ses marges : les absorber en interne ou les répercuter d'une façon ou d'une autre ?

Une suppression du modèle d'entrée de gamme ?

Tim Culpan, analyste bien connu dans le domaine de la marque à la pomme, évoque une piste que l'entreprise a déjà empruntée avec le Mac mini : arrêter la commercialisation de la version d'entrée de gamme du MacBook Neo, actuellement vendue 699€ avec 256 Go de stockage. Ainsi, seul le modèle, pour ne proposer que le modèle à 799€ avec 512 Go de stockage. Ce dernier offre de meilleures marges, ce qui permettrait à Apple de compenser le surcoût lié aux nouvelles puces.

Les puces A18 Pro de l'iPhone 16 Pro commencent à manquer. ©Hadrian / Shutterstock

Ce scénario aurait cependant un impact direct sur l'accessibilité du produit. Le prix de 699€ constitue en effet l'un des arguments commerciaux du MacBook Neo. Pour l'instant, rien n'est confirmé de ce côté, et Apple n'a pas communiqué sur ses intentions.

Une situation temporaire

Quelle que soit la solution retenue, elle ne concernerait que le MacBook Neo de première génération. Une deuxième génération est attendue début 2027, qui embarquerait des puces A19 Pro, et pourrait, selon le même principe, tirer parti des rejets de tri issus de la production des iPhone 17.

Apple se retrouverait alors dans une configuration similaire à celle du lancement du Neo, avec un stock de puces déjà disponibles et un coût de fabrication nettement réduit.

Source : 9To5Mac