Orange a éteint la 2G en Guadeloupe et en Guyane le 21 avril. La Martinique est la prochaine sur la liste, tandis que des millions d'abonnés doivent encore procéder à des ajustements.

La 2G est entrée en fin de vie il y quelques semaines. © Alexandre Boero / Clubic
La 2G est entrée en fin de vie il y quelques semaines. © Alexandre Boero / Clubic

L'opérateur Orange multiplie les vagues d'extinction de la 2G, en métropole comme en outre-mer. Quelques semaines après avoir ouvert le bal sur la Côte basque, à Biarritz, Bayonne et Anglet, il a coupé son réseau dans plusieurs communes de Guadeloupe et de Guyane, le 21 avril. La Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélémy font partie des prochains sur la liste le 19 mai, tout comme avant eux les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, une semaine avant (12 mai). Si vous utilisez encore un vieux téléphone, ou une alarme connectée, il est peut-être grand temps de vous poser les bonnes questions.

Honor 600Honor 600

Offre partenaire

Design haut de gamme et une finition d'exception

Profitez d'une offre de lancement exclusive sur ce nouveau smartphone avec des remise et un cadeau au choix

Offre partenaire

L'extinction de la 2G s'emballe chez Orange, de la Côte basque aux Antilles

C'est donc le 31 mars qu'Orange a débuté l'extinction de son réseau 2G à Bayonne, Anglet et Biarritz, devenant le premier opérateur français à franchir le pas. Un geste historique, mais pas sans nuage. L'ARCEP avait prévenu au même moment que la transition allait trop lentement, car à cette date, 5,2 millions de cartes SIM étaient encore insérées dans des appareils incapables de fonctionner sur un réseau 4G ou 5G. On parle ainsi, potentiellement, de plusieurs millions d'équipements condamnés à devenir muets dès l'extinction.

Plus près de nous cette fois, c'est l'outre-mer qui a passé le cap. Le 21 avril, Orange a coupé la 2G dans les communes guadeloupéennes du Lamentin, des Abymes et de Baie-Mahault, ainsi qu'à Cayenne et Rémire-Montjoly en Guyane. Mais ce n'est qu'un premier pas, puisque les deux territoires ne seront complètement débranchés qu'entre le 29 septembre et le 26 novembre 2026, comme on l'apprend sur le site du régulateur des télécoms.

La Martinique entre dans le calendrier dès le 19 mai, avec une première extinction au Lamentin avant une généralisation progressive sur l'île. En métropole, le mouvement suit le même tempo : les Landes et les Pyrénées-Atlantiques basculent le 12 mai, puis sept départements du Sud-Ouest (dont la Haute-Garonne, l'Ariège ou le Lot) perdront leur 2G un tout petit peu plus tard, le 9 juin. Le reste du pays suivra entre fin septembre et fin décembre 2026.

Téléphone, alarme, ascenseur : êtes-vous vraiment prêt pour l'après-2G ?

Attention, avoir un téléphone 4G ne garantit pas de pouvoir continuer à téléphoner après l'extinction. Il faut aussi que l'appareil supporte le VoLTE, cette technologie qui permet tout simplement de passer des appels via le réseau 4G, comme on le faisait avant en 2G. Sur les modèles récents, une mise à jour du logiciel du téléphone suffit souvent à l'activer. Sur les plus anciens, le remplacement sera inévitable. Orange, SFR, Bouygues et Free proposent chacun un outil en ligne pour vérifier si son téléphone est bien compatible.

Les téléphones ne sont pourtant pas les seuls concernés, loin de là. les alarmes anti-intrusion, thermostats pilotés à distance, boutons de téléassistance pour les personnes âgées, ascenseurs et certains dispositifs médicaux sont autant d'équipements du quotidien qui utilisent encore la 2G pour communiquer, souvent sans que leurs propriétaires le sachent. En tout, 2,8 millions de cartes SIM sont logées dans ce type d'objets connectés, soit encore 11 % du parc national. L'ARCEP recommande de contacter sans attendre son installateur ou fournisseur pour savoir si ces appareils sont compatibles 4G, et les remplacer si ce n'est pas le cas.

La 3G a encore un peu de répit devant elle, puisqu'Orange et SFR prévoient de l'éteindre fin 2028, Bouygues fin 2029. Mais ce délai est plus court qu'il n'y paraît, surtout pour les entreprises ou les particuliers qui gèrent plusieurs équipements à remplacer. Bonne nouvelle toutefois, les quatre opérateurs proposent des offres de reprise pour recycler ou revendre son ancien téléphone. En 2023, 1,3 million d'appareils avaient déjà été collectés via ces programmes, un chiffre qui devrait largement exploser dans les mois qui viennent.