Apple explorerait une nouvelle méthode de fabrication basée sur l’impression 3D de l’aluminium. La marque espèrerait produire plus efficacement les coques d’iPhone et d’Apple Watch, tout en économisant de la matière première.

Un iPhone imprimé en 3D ? Apple y réfléchirait vraiment pour ses prochaines générations ©Pierre Crochart pour Clubic.com
Un iPhone imprimé en 3D ? Apple y réfléchirait vraiment pour ses prochaines générations ©Pierre Crochart pour Clubic.com

Apple cherche constamment à optimiser ses procédés industriels pour réduire les coûts et améliorer l’efficacité de ses chaînes de production. Le moindre centime gagné sur la fabrication, ce sont des millions de dollars d'économies d'échelle pour le constructeur qui produit plus de 200 millions de smartphones par an, si l'on ne parle que de la gamme iPhone. Selon un nouveau rapport de Mark Gurman, pour Bloomberg, la marque testerait actuellement l’impression 3D appliquée à l’aluminium pour fabriquer certaines pièces de ses produits. Cette approche pourrait notamment concerner les boîtiers d’iPhone et d’Apple Watch.

L'impression 3D pour fabriquer les iPhone ? Apple y pense

Apple étudierait la possibilité d’utiliser l’impression 3D pour produire des éléments en aluminium de ses appareils. Cette technique pourrait transformer la manière dont l’entreprise fabrique les boîtiers de ses iPhone et de ses Apple Watch.

L’objectif serait de rendre la production plus efficace et potentiellement moins coûteuse. L’impression 3D permet en effet de créer des pièces avec moins de matière et moins d’étapes industrielles, ce qui pourrait simplifier la fabrication à grande échelle.

Apple ne part toutefois pas de zéro dans ce domaine. L’entreprise a déjà expérimenté cette technologie sur certains produits récents. Les Apple Watch Ultra 3 et Series 11 intègrent par exemple des éléments en titane recyclé fabriqués grâce à l’impression 3D. Dans le même temps, Apple aurait aussi utilisé ce procédé pour produire le port USB-C en titane de l’iPhone Air. La marque explique que le port est plus résistant, et exige 33 % de titane en moins pour sa conception. C'est bon pour la planète, et pour les finances du groupe, l'équation est parfaite.

L'Apple Watch Ultra 3 bénéficie déjà des bienfaits de l'impression 3D ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
L'Apple Watch Ultra 3 bénéficie déjà des bienfaits de l'impression 3D ©Mathieu Grumiaux pour Clubic

Une technologie qui permet aussi d’améliorer certains composants

Pour l’instant, Apple privilégierait surtout l’impression 3D appliquée à l’aluminium, un matériau largement utilisé dans la conception de ses appareils. Si la technologie est adoptée à grande échelle, elle pourrait contribuer à réduire les coûts de production.

Au-delà de la fabrication elle-même, l’impression 3D permet aussi d’introduire des améliorations techniques difficiles à obtenir avec les méthodes industrielles classiques. Apple a par exemple pu créer des textures très précises dans certaines zones métalliques auparavant difficiles à travailler lors du processus de forge. Dans le cas de l’Apple Watch Ultra 3, cette technique a été utilisée pour améliorer l’étanchéité du boîtier au niveau du logement de l’antenne sur les modèles cellulaires.

Ces montres comportent en effet une séparation dans la coque, remplie de plastique, afin de permettre le fonctionnement de l’antenne. En imprimant une texture spécifique à l’intérieur du métal, Apple a pu renforcer l’adhérence entre les éléments plastiques et métalliques, améliorant ainsi la solidité et l’étanchéité de l’ensemble.

Cette logique rappelle la stratégie utilisée pour le récent MacBook Neo. Pour ce modèle d’entrée de gamme, Apple a mis en place un nouveau procédé de fabrication permettant d’utiliser moins d’aluminium, ce qui a contribué à atteindre un prix de départ de 699 euros, tout en proposant un Mac qui ne fait pas cheap une fois en main, à en croire les premiers retours.

Source : 9to5Mac

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