C'est désormais une tradition : au cœur de l'hiver, Samsung dévoile sa nouvelle gamme Galaxy S. Sans grande surprise, l'annonce présente Les Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra (pas de S27 Edge, enfin pas pour l'instant). Invités surprise de l'événement, les Galaxy Buds et Buds Pro passent en version 4 et présentent un design repensé ainsi qu'une promesse HiFi renouvelée.

- Samsung a lancé les Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra, avec un design unifié et des améliorations photo, surtout pour l'Ultra.
- Le S26 Ultra propose un Privacy Display innovant et une puissance photo accrue, avec un capteur principal de 200 MP.
- Les Galaxy Buds 4 et Buds 4 Pro proposent un son hi-fi amélioré, un design repensé et un meilleur confort d'utilisation.
Cette année, le fabricant coréen frappe simultanément sur trois fronts : une identité visuelle enfin cohérente sur toute la gamme, une montée en puissance photo concentrée sur l'Ultra et une intelligence artificielle qui s'efface pour mieux agir.
Samsung Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra : uniformisation esthétique
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Samsung a écouté ses clients. Depuis des années, l'Ultra jouait dans sa propre cour esthétique, avec ses angles droits hérités du Galaxy Note, pendant que les Galaxy S et S+ arboraient des courbes plus douces.
Les trois modèles adoptent des bords arrondis, un cadre en aluminium Armor et un ensemble de quatre coloris communs — noir, violet, bleu et blanc — complétés par deux exclusivités Samsung.com (argent et or rose). Concrètement, cela signifie aussi que le S Pen de l'Ultra change de forme pour épouser ces nouveaux contours. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour Samsung cela veut dire beaucoup : ça veut dire qu’ils entament une véritable démarche de cohérence esthétique.

Samsung a teasé il y a quelques semaines un Privacy Display pour le moins original qui arrive en vedette américaine sur le S26 Ultra. Il s’agit d’un filtre de confidentialité intégré à l'écran, activable au lancement d’une application, lors de la saisie d’un code PIN ou à l'apparition de notifications. Le plus étonnant est que l’effet rend tout l’écran ou juste une partie illisible lorsqu’il est vu de côté. La chose est rendue possible par un habile mélange de matériel et de logiciel.
S’agit-il d’un gadget ou est-ce vraiment utile ? Dans les lieux publics, on voit l’intérêt. Réponse dès qu'on aura testé l'appareil.
Côté gabarit, le S26 passe à 6,3 pouces (contre 6,2 l'an dernier), le S26+ à 6,7 pouces et l'Ultra à 6,9 pouces. Sur ce dernier, Samsung revendique 7,9 mm d'épaisseur pour 214 grammes — le Galaxy Ultra le plus fin jamais produit. Le gain est mesuré face au S25 Ultra (0,3 mm, 4 g de moins), mais Samsung joue intelligemment la carte du cycle de renouvellement réel : face à un S23 Ultra vieux de trois ans, on parle d'un millimètre et de 20 grammes en moins. C'est autrement plus parlant.
La résistance suit les standards attendus sur ce segment : Gorilla Glass Armor 2 à l'avant de l'Ultra, Victus 2 sur les deux autres modèles (et sur les faces arrière des trois) et certification IP68 pour toute la gamme. Pas d’IP69 en vue : Samsung ne semble pas céder à l’effet de mode chinois.
Photo : le Galaxy S26 Ultra l’ouvre grand, les autres restent sages
Samsung n'a pas touché à l’aspect photographique des S26 et S26+ : Module principal équipé d’un capteur de 50 MP, téléobjectif 10 MP avec zoom optique x3, ultra grand-angle 12 MP. Du solide, à défaut d’être révolutionnaire.
En revanche, ça bouge bien plus sur le S26 Ultra. Le capteur du module principal de 200 mégapixels — toujours le plus haute résolution du marché mobile — voit son objectif passer de f/1,7 à f/1,4. Pas peu fier, Samsung annonce 47 % de lumière supplémentaire captée. Le téléobjectif 50 MP en x5 bénéficie lui aussi d'une meilleure ouverture (f/2,9 contre f/3,4 auparavant), avec +37 % de luminosité revendiquée. En basse lumière, l'impact devrait être tangible. Comme toujours, on vérifiera tout cela lors d’un prochain test.
Deux nouveautés logicielles complètent le tableau. La fonction Horizontal Lock verrouille la ligne d'horizon lors de prises de vue en mouvement — pratique pour les sports, les voyages et tout ce qui bouge. Elle est disponible sur les trois modèles. Le codec AV422 HQ, en revanche, est réservé à l'Ultra : il permet d'enregistrer des vidéos en qualité cinématographique (modes log et HDR), avec stockage possible sur disque dur externe. Une fonctionnalité qui s'adresse ouvertement aux créateurs pro.
Performances et autonomie : Exynos vs Snapdragon, le duel continue
Pour le marché européen, Samsung met à contribution son SoC Exynos 2600 dans les S26 et S26+. Il adopte en revanche le Snapdragon 8 Elite Gen 5 dans l'Ultra. Le SoC maison, premier à être gravé en 2 nanomètres, est présenté comme plus performant. Les dtroiseux modèles embarquent 12 Go de RAM, l'Ultra équipé de 1 To de stockage monte à 16 Go.
Les batteries progressent logiquement avec le format : 4 300 mAh pour le S26, 4 900 mAh pour le S26+ et 5 000 mAh pour l'Ultra. Samsung annonce jusqu'à 31 heures d'autonomie en lecture vidéo sur l'ensemble de la gamme. La charge, elle, évolue sensiblement : 25 W pour le S26, 45 W pour le S26+, et 60 W pour l'Ultra — Samsung promet 75 % de batterie en 30 minutes. La charge sans fil passe à 25 W sur l'Ultra et 15 W sur les deux autres. Tous les modèles sont 5G et Wi-Fi 7.
Galaxy AI : l'IA qui s'efface pour mieux faire, mais à quel prix ?
Samsung parle d'une IA « agile » — comprendre : une IA qui agit en arrière-plan sans monopoliser l'attention de l'utilisateur. La fonction Now Nudge incarne bien cette philosophie : elle détecte le contexte de vos conversations et fait apparaître dans le clavier des suggestions pertinentes (accès rapide aux photos d'un voyage mentionné, vérification de disponibilités dans le calendrier, remplissage de formulaires web).
Un système de filtrage d'appels par IA — capable d'identifier l'appelant et de détecter les tentatives d'arnaque — est annoncé sur toute la gamme. La fonction Agentic, qui permet de déléguer des tâches complexes à l'IA (commander un Uber, passer une commande en ligne), sera disponible en anglais et en coréen dans un premier temps. Le support du français est prévu, mais pas au kancement. Quand ? "très prochainement", répond Samsung. On attendra donc.
Lors du lancement de Galaxy AI, Samsung avait précisé que les fonctions liées à l'IA seraient gratuites "au moins jusqu'à fin 2025". Nos lecteurs les plus perspicaces auront remarqué que nous sommes en 2026 et que le coréen n'a pour l'instant rien annoncé de plus.
On a donc posé la question au service de presse de la marque qui c'est fait un plaisir de nous répondre que les fonctions de base telles qu'on les connait actuellement devraient rester gratuites. Mais de prochaines fonctions à venir pourraient être payantes. Ou pas. Mais les fonctions de base pourraient bénéficier d'une version "premium" plus performante, qui serait payante. Ou pas.
Quand on a demandé une confirmation écrite de cette étange déclaration, Samsung a refusé tout net de nous l'envoyer. Il nous a été précisé qu'il faudrait se contenter de cette réponse faite oralement, par téléphone.
Prix et disponibilité des Galaxy S26
Les Galaxy S26 sont en précommande du 25 février au 10 mars, pour une disponibilité commerciale à partir de 11 mars. avec une offre de lancement (capacité de stockage doublée pour le même prix). Pour la précommande d’un Galaxy S26, on bénéficie de 200 € de remise. Cela permet notamment d’obtenir les versions 512 Go au prix des versions 256 Go.
A la notable exception du Galaxy S26 Ultra 256 Go, tous les modèles voient leur prix augmenter par rapport à la gamme S25 :
- S26 : 256 Go : 999€ (+30€) / 512 Go : 1199€ (+120€)
- S26+ : 256 Go : 1269 € (+100 €) / 512 Go : 1469€ (+180€)
- S26 Ultra : 256 Go : 1 469€ (+0€) / 512 Go : 1669€ (+80€) / 1 To : 1969€ (+140 €)
Galaxy Buds 4 et Buds 4 Pro : le son HiFi accessible sur les smartphones Samsung
Les Galaxy Buds 4 et Buds 4 Pro qui accompagnent cette annonce rompent clairement avec le design des générations précédentes. La tige discrète cède la place à une lame en métal, plus premium et plus pratique pour les contrôles tactiles. Le poids tombe à 5,1 grammes sur les Buds 4 Pro — le modèle le plus léger de la lignée. Samsung revendique une silhouette mieux adaptée à la morphologie moyenne, après analyse de 100 millions de profils d'oreilles.
Côté son, les Buds 4 Pro reçoivent un nouveau woofer de 11 mm (surface en hausse de près de 20 %), associé au codec SSC Ultra en 24 bits / 96 kHz, disponible uniquement sur les Galaxy S. L'égaliseur intelligent 2.0 adapte automatiquement le rendu selon la forme de l'oreille et le style de port. Y compris lors de la pratique d’un sport, quand les écouteurs bougent légèrement dans le conduit.
La réduction de bruit active progresse à -36 dB (contre -33 dB auparavant) et offre cinq niveaux réglables. Les Buds 4, en format ouvert, bénéficient quant à eux d'un mode son ambiant inédit par rapport à la génération précédente et d'une réduction de bruit intelligente qui faisait défaut jusqu'ici.
Les deux modèles profitent d'un appairage instantané avec les smartphones Samsung et de la gestion directe dans les paramètres du téléphone via One UI 8.5 — fini l'app Galaxy Wearable sur un smartphone de la marque. Les gestes de tête (oui/non pour décrocher ou interagir avec l'assistant) font également leur apparition. Les prix restent stables : 179 € pour les Buds 4, 249 € pour les Buds 4 Pro avec une disponibilité prévue le 11 mars.
Ce qu'on en pense
Samsung livre avec cette annonce une gamme Galaxy S26 visuellement plus cohérente, avec des améliorations photo réelles sur l'Ultra et une IA qui semble enfin avoir appris la discrétion. Certes, les S26 et S26+ ne bouleversent pas leur formule et l’on examinera avec attention le comportement de l’Exynos 2600 en utilisation quotidienne. Mais la direction prise — affiner, unifier, contextualiser — nous semble pertinente.
Les Galaxy Buds 4 complètent l'ensemble sans prise de risque excessive, mais avec des arguments audio solides.