Un logiciel de commande de vol vulnérable aux radiations solaires oblige Airbus à stopper temporairement jusqu'à 6 000 appareils de la famille A320 pour une mise à jour d'urgence, après un incident impliquant un vol JetBlue fin octobre. [Article mis à jour le 30/11/2025 à 11h28]

Un A320 atterrit à l'aéroport de Budapest. ©PeteConrad x Shutterstock
Un A320 atterrit à l'aéroport de Budapest. ©PeteConrad x Shutterstock

C'est la douche froide ce soir pour le best-seller de l'aviation commerciale européenne : Airbus doit immobiliser en urgence jusqu'à 6 000 avions de la famille A320 pour corriger un logiciel de commande de vol qui peut être corrompu par de fortes radiations solaires. Identifiée après un épisode brutal de perte d'altitude sur un A320 de JetBlue entre Cancún (Mexique) et Newark (États-Unis, New York) le 30 octobre, la faille concerne le calculateur ELAC, fourni par Thales, qui pilote profondeur et ailerons.

L'industriel français tient cependant à souligner que si le matériel est bien de sa fabrication, la fonction logicielle en cause « n'est pas de sa responsabilité ». Thales insiste par ailleurs sur la fiabilité de ses équipements, certifiés et en opération depuis plus de 20 ans sur 10 000 exemplaires de l'A320 (soit l'équivalent de 50 millions d’heures de vol par an).

Des semaines d'immobilisation pour certains A320

Airbus a demandé aux compagnies d'arrêter immédiatement de faire voler les appareils équipés de cette version du logiciel et de revenir à l'itération précédente avant tout nouveau décollage. Pour la majorité des avions, la mise à jour prendra quelques heures, le temps d'installer le logiciel corrigé ou de revenir à la version antérieure. Mais environ 1 000 monocouloirs devront aussi changer de matériel, un chantier qui se comptera en semaines et promet des perturbations en chaîne sur les programmes de vols.

L'avionneur promet de « minimiser l'impact pour les passagers », mais l'affaire ne fait que commencer. Plus d'informations à venir dans les jours qui viennent.

Source : Airbus, Reuters, Le Parisien