Chirac dénonce les politiques européennes en matière de licences UMTS

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Le 26 octobre 2002
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A l'issue du dernier Conseil Européen, Jacques CHIRAC a estimé "irresponsables" les politiques de certains gouvernement européens en matière de licences UMTS.

A l'issue du dernier Conseil Européen, Jacques CHIRAC a estimé "irresponsables" les politiques de certains gouvernement européens en matière de licences UMTS.

Mea Culpa tardif ? A l'issue du dernier Conseil Européen à Bruxelles, le président Français Jacques CHIRAC a estimé "irresponsables" les politiques de certains gouvernement européens en matière de licences UMTS rapporte l'agence Associated Press.

"Cette crise a été provoquée par des ponctions tout à fait excessives, je dirais irresponsables, sur les entreprises à l'occasion de l'attribution des licences UMTS. J'ai demandé que la Commission nous fasse le plus rapidement possible des propositions afin que le Conseil européen de mars 2003 puisse se prononcer sur les initiatives qu'il fallait prendre à l'échelle européenne afin de répondre à la situation de ce secteur et de promouvoir le développement de l'UMTS", a-t-il précisé selon AP.

A l'heure où la bulle spéculative atteignait des sommets, les gouvernements, pourtant de gauche, de Tony BLAIR (Royaume-Uni) et de Gerard SCHROEDER (Allemagne) et dans une moindre mesure ceux de France et d'Italie, à la recherche d'argent frais pour respecter les accords de Maastricht et préparer l'arrivée de l'Euro, avaient mis en place une politique d'enchères poussant le secteur des télécommunications dans une fuite en avant totalement déraisonnable dont les opérateurs historiques, Deutsche Telekom, British Telecom mais surtout 1 ont été les grands perdants.

Avec en arrière plan le conflit entre MobilCom et France Telecom, précisemment sur le sujet du paiement de la licence UMTS allemande, l'action du président français peut paraitre tardive (il était à ce même poste il y a 3 ans) mais en tout cas pertinente à l'heure où le secteur peine à retrouver son équilibre financier.

Après les annonces du ministre de l'économie Francis MER souhaitant 10 millions d'abonnés ADSL d'ici 2007 et en attendant une loi sur l'économie numérique, le nouveau gouvernement Français semble en tout cas faire preuve de volontarisme. Reste à savoir si la commission décidera d'un remboursement partiel des licences, quitte à oublier pour quelques années les critères de Maastricht..
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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