L'IE-Club sceptique sur les Nanotechnologies

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Le 28 octobre 2002
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Rebaptisé "Investisseurs et Entrepreneurs Club", l'IE-Club s'est penché sur les nanotechnologies et les microsystèmes. Le capital risque reste sceptique...

L'Or de l'internet étant finallement assez difficile à extraire, les vendeurs de pioche cherchent de nouvelles causes... Rebaptisé "Investisseurs et Entrepreneurs Club de la Tech-economie", l'IE-Club s'est penché cette semaine sur les "nanotechnologies et les microsystèmes".

Organisée dans le cadre prestigieux de la chambre de commerce et d'industrie de Paris (avenue de Friedland), la soirée réunissait autour de Maurice KHAWAN (IE-club) des chercheurs comme Christian NGO (CEA) et Jean-Michel LOURTIOZ (Institut d'Electronique Fondamentale), des entrepreneurs comme Bruneau MOREAU (ASK), Thierry TOUCHAIS (PHS MEMS), Julien SAINTE-CATHERINE (Nanoledge), Gaston NICOLESSI (Nanotimes) et des investisseurs comme Pierre NAUDIN (Intel Capital), Pascal VOULTON (CDP Capital Technologies) et Joel FLICHY (AFIC).

La soirée a permis aux participants de mieux comprendre la révolution industrielle et technologique que représentent les nanotechnologies (top-down et bottum-up)avec le développement d'un "papier communicant" (ASK), de puces à ADN (le binaire bientôt supplanté?) ou encore les nanotubes de carbonne qui permettent la conception de matériaux ultra-resistants, ultra-légers et aux propriétés de conductivité exceptionnelles....

Mais face aux investissements collossaux que nécessitent ces technologies et aux retour sur investissement aux horizons éloignés, les financiers ont fait preuve d'un grand sceptisicme, préférant laisser aux pouvoirs publics le soin de défricher le secteur (Projet MINATEC à Grenoble).

Contrairement aux NTIC et au mythe du bidouilleur génial qui invente 2, Microsoft, HP ou 10 avec finallement pas grand chose, les Nanotechnologies représentent clairement de grandes perspectives pour des secteurs comme la santé, l'électronique, les télécoms ou le BTP mais le ticket d'entrée se chiffre très vite en dizaines de millions d'euros. Par contre, des opportunités pourraient apparaitre dans les prochaines années dans le domaine des applications.

En attendant "l'âge de cristal" (Roman de Neil STEPHENSON consacré aux nanotechnologies); les investisseurs pourront toujours se réintéresser aux NTIC qui, finallement, représentent un bon investissement vu l'effondrement des valorisations et les potentialités du marché.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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