Chute des ventes de musique : mais que font les « majors » ?

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Le 22 août 2001
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Les ventes de musique ont chuté de près de 10%. Quand les majors réagiront-elles vraiment avec de réelles offres sur le Net plutôt que par des procès "bidon " ?

Les ventes de musique ont chuté de près de 10%. Quand les majors réagiront-elles vraiment avec de réelles offres sur le Net plutôt que par des procès "bidon " ?

Les ventes de musique ont chuté de 9,4% à 442,7 millions d'unités (CD, cassettes...) aux Etats-Unis au premier semestre 2001 par rapport à la même période de l'an dernier, annonce la RIIA, l'Association américaine de l'industrie phonograhique qui a fait beaucoup parler d'elle lors des différents procès intentés, notamment contre Napster, pour mettre fin au piratage massif de musique sur la toile.

L'association qui regroupe les cinq majors indique que le recul est de 4,4% en valeur, à 5,922 milliards de dollars précisant qu'il s'agit des ventes des maisons de disques aux magasins, clubs de disques et par correspondance.

Les ventes de CD (hors singles) ont reculé de 5,3% à 398 millions d'unités et de 2,7% à 5,528 milliards de dollars. Exit désormais les cassettes audio, signe d'un autre siècle, dont les ventes se sont effondrées de 42% à 176 millions de dollars.

Alors que l'industrie du disque s'est longtemps inquiétée de l'effet Napster sur ses ventes, le système d'échange de musique désormais réduit au silence, la présidente de la RIAA, Hilary Rosen déclare que ce site ne présente plus de menace et explique que « la loyauté des consommateurs au support physique continue de dominer ».

Autant parler de propos peu réalistes quand on sait le succès que connaissent les successeurs de Napster, à l'instar de Kazaa.com ou Audiogalaxy, beaucoup plus performants que leur ancêtre et plus difficilement attaquables juridiquement car reposant sur des systèmes décentralisés.

La présidente de la RIAA ajoute tout de même : « Nos compagnies reconnaissent que les consommateurs cherchent de plus en plus à avoir de la musique sur l'Internet ». Bien vu !

En effet, les grandes maisons disques, qui ont été contraintes de réagir devant le succès populaire de la musique numérique, feraient bien de lancer rapidement leurs services de musique en ligne par abonnement, si elles ne veulent pas continuer à perdre de l'argent ou plutôt, en gagner moins qu'elles ne devraient !
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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