Frédéric BRUEL : MobiClick, la musique en deux clics

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Le 11 octobre 2000
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Lancée officiellement il y a quelques jours, MobiClick ambitionne de faciliter la conversion des auditeurs de radio en consommateurs de musique. Son fondateur, Frédéric BRUEL, a bien voulu en dire plus sur son projet.

Lancée officiellement il y a quelques jours, MobiClick ambitionne de faciliter la conversion des auditeurs de radio en consommateurs de musique. Son fondateur, Frédéric BRUEL, a bien voulu en dire plus sur son projet.

JB - Monsieur Bruel Bonjour. En quelques mots, pourriez vous expliquer le concept de MobiClick ?

FB - C'est très simple Si vous écoutez la radio et que vous souhaiter identifier un morceau que vous aimez bien, MobiClick vous permet, à l'aide d'un téléphone mobile standard, de reconnaitre l'interprète et le titre du morceau. MobiClick renvoie un mini message texte sur l'écran du mobile et vous donne même la possibilité de commander le disque grâce à un partenariat avec Alapage

JB - Comment est née l'idée ?

FB - Elle répond à un besoin que n'importe qui peut avoir : identifier un morceau que l'on écoute à la radio mais dont on ne connait ni le titre, ni l'interprète. La seule différence c'est que j'en ai fais une idée fixe, qui est devenue une obession et qui a débouché sur mobiclick après 5 ans de travail.

JB - Pouvez vous en dire plus sur votre technologie ?

FB - En 5 ans, nous avons développé une véritable expertise technologique. Nous avons déposé de nombreux brevets et nous avons eu le soutient de l'anvar. L'essentiel de nos recherches ont porté sur les technologies de reconnaissance audio qui nous permet de reconnaître aujourd'hui n'importe quel extrait musical.

JB - Vous avez référencé toutes les musiques existantes ?

FB - Nous avons constitué une formidable base de données de chansons, encodées sous la forme d'une signature numérique propre à chaque morceau. Encomparant les signatures stockées dans notre base et celles des morceau passant à l'antenne d'une radio, nous pouvons reconnaitre ces morceaux. Cette base estconstituée depuis 2 ans et est enrichie en permanence en fonction de l'actualité musicale.

JB - Avez vous établi de nombreux accords avec des maisons de disque ou des radios ?

FB - Nous développons de nombreux accords en matière de communication. MobiClick rend un nouveau service aux auditeurs des radios FM et permet de mieux vendre les produits des maisons de disque. Aujourd'hui, près de 40% des ventes de disques sont consécutives à une écoute en radio. La radio fait vendre et MobiClick contribuera à améliorer encore ce ratio.

JB - Quelles sont vos prévisions commerciales ?

FB - Nos objectifs sont d'atteindre 100 000 et 8000 ventes de CD par mois à partir de 2001. Nos premières statistiques sur ces 15 derniers jours sont encourageants. Nous pensons que c'est tout à fait réalisable.

JB - Qui facture votre service ? l'opérateur mobile ?

FB - Avant de répondre, je tiens à rappeler que ce service n'est pas surtaxé et que l'envoi du mini message ets gratuit. Ensuite, en cas d'achat du disque, nous procédons à une facturation détaillée puisque l'opérateur mobile ne veut pas ou ne peut pas facturer autre chose que les services telecom. Pour acheter, il faut donc être au préalable inscrit sur notre site et avoir laissé ses coordonnées bancaires.

JB - De plus en plus de radios affichent leur volonté de vendre elles-même des fichiers musicaux. Est-ce une menance pour votre activité ?

FB - En effet, c'est une évolution logique du marché. Mais le métier des radios et de fabriquer des présentations musicales attirantes pour les auditeurs. Les radios doivent savoir ou s'arrête leur métier. MobiClick est une brique supplémentaire par rapport à ces services de téléchargement. MobiClick travaille aussi sur ce type d'évolution. Notre vision est simple : je clique une première fois pour m'informer, je reclique pour avoir une livraison instantanée, c'est à dire à terme, le téléchargement.

JB - Etudiez vous la transposition de ce service à la télévision ?

FB - Nous pensons en effet étendre MobiClick aux chaînes musicales du câble ou du satellite. Mais ce service pourra aussi permettre de réagir instantanément sur une publicité et d'acheter le produit mentionné.

JB- Dernière question. Comment financez vous votre développement ?

FB - Nous avons reçu une première levée de fonds de plus de 2 millions d'Euros d'investisseurs tels que le groupe 146. Nous bouclons actuellement unenouvelle levée dont le montant devrait se situer autour de 8 à 9 millions d'euros.

JB - Monsieur Frédéric BRUEL, je vous remercie.
Entretien réalisé en Octobre 2000 par Jérôme BOUTEILLER
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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