Passeport numérique : Google et Microsoft s'invitent à Bercy

01 juin 2018 à 15h36
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Les frères ennemis, Microsoft et Google se sont donnés rendez-vous jeudi au ministère de l'économie, à l'invitation des secrétaires d'Etat Novelli (commerce) et Kosciusko-Morizet (numérique). A l'occasion d'une conférence de presse, Eric Boustouller, charismatique président de Microsoft France, et Mats Carduner, directeur général de Google France et Europe du Sud, ont chacun signé une convention d'engagement avec le CEFAC° représenté par le président de la délégation des Yvelines, Yves Fouchet, dans le cadre du programme passeport pour l'économie numérique.

Ce programme, lancé en 2006 par Renaud Dutreil alors ministre des petites et moyennes entreprises, est destiné à sensibiliser les entreprises en France, notamment les TPE, aux usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) par le biais de modules gratuits d'initiation et d'offres commerciales aux tarifs préférentiels. En février dernier, le programme a été prolongé sur trois ans, 2009 - 2011, par le biais d'une convention d'engagement signé entre Messieurs Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce et des PME, et André Marcon, président du CEFAC.

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Eric Boustouller, Microsoft France

Pour Microsoft, l'aventure continue. « On rempile ! », a déclaré Eric Boustouller. Avant d'ajouter : « le numérique est clairement une opportunité, en termes de croissance et de réduction des coûts. Il permet en effet de faire des économies, par exemple en virtualisant les serveurs ou en utilisant les communications unifiées. Or aujourd'hui, seules 50% de nos PME sont connectées haut débit et très peu font du commerce électronique (...) Par le biais de notre contribution au passeport numérique, on veut entrainer les très petites et les moyennes entreprises à utiliser et à tirer profit du numérique. » Dans ce cadre, Microsoft mettra à disposition des conseillers engagés dans le programme, 600 aujourd'hui, 1000 dans un proche avenir, des offres intégrées et des solutions proposées sous la forme de services. L'éditeur de logiciels va également multiplier les actions visant à promouvoir le programme auprès de ses 650 partenaires, revendeurs, intégrateurs, sociétés de services, spécialisés TPE/PME.

Google France, de son côté, mettra à disposition des formateurs trois modules d'apprentissage : comment créer un site internet, comment augmenter son trafic, comment améliorer les performances d'un site web. « A travers cette initiative, nous voulons encourager l'utilisation de l'internet dans les TPE/PME, et accompagner leur adaptation à l'ère numérique », a souligné Mats Carduner.

Sans surprise, Hervé Novelli et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat en charge du développement de l'économie numérique, se sont félicités de l'engagement des deux groupes d'origine américaine dans le programme. NKM a par ailleurs profité de l'occasion pour inviter « les sociétés qui n'ont pas encore rejoint le mouvement, entreprises du logiciel, équipementiers, à le faire. » La ministre a ajouté qu'un groupe de travail en cours de constitution (représentants des pouvoirs publics, chambres de commerce, associations, etc.) va définir un référentiel 'qualité'. « Nous voulons tirer la qualité des formations vers le haut et faire reconnaitre les compétences et le travail des accompagnateurs TIC », a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet. La ministre, qui ne manque pas de sens de l'humour mais de soutien au sein des différents ministères, a par ailleurs ajouté : « j'ai besoin pour le plan numérique 2012 de 'plus de Novelli' pour m'aider à booster ceux qui n'ont pas encore pris les devants. »

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Boustouller ; Carduner ; Kosciusko-Morizet (debout) ; Novelli ; Fouchet

Doté d'un budget de 7 millions d'euros sur la période 2006 - 2008, le programme passeport pour l'économie numérique reste encore largement méconnu d'une majorité de petites et moyennes entreprises françaises. Alors que le gouvernement tablait sur 200.000 passeports délivrés en deux ans, seuls 40.000 l'ont été effectivement à fin 2008. Faute de moyens ? Faute de gestion efficace du projet ? Faute de communication ? Hervé Novelli a revu les ambitions à la baisse : « si on arrive à 150.000 TPE touchées avec cette nouvelle convention CEFAC, ce sera satisfaisant. »

°CEFAC : Centre d'études et de formation des assistants techniques du commerce, des services et du tourisme.
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