Suivi à la seconde, connexion 4G LTE-M et jusqu’à six mois d’autonomie annoncés. Le nouveau traqueur du français Invoxia a de sérieux arguments pour surveiller un véhicule de près. Notre prise en main révèle aussi un boîtier assez encombrant et un abonnement sensiblement plus cher que celui du modèle Classic.

9  / 10
Invoxia Tracker GPS Pro Max
Les plus
  • Fiabilité du suivi
  • Jusqu’à 6 mois d’autonomie annoncés
  • Couverture 4G LTE-M
  • Mode suivi de position à la seconde
  • Alertes de mouvement, vibration et inclinaison
  • Protection IP67 et construction rassurante
Les moins
  • Boîtier volumineux
  • Pas de cordon d'attache fourni
  • Abonnement nécessaire après un an

Une position vieille de plusieurs minutes, c’est long quand une moto ou une voiture vient de disparaître. Le traqueur Invoxia GPS Pro Max mise sur le suivi à la seconde pour garder un œil sur les biens à distance, qu’ils soient en mouvement ou pas, à l’étranger ou simplement dans l’Hexagone. Étant déjà utilisateur du modèle classique de 2021 relié au réseau LoRa/Sigfox, cette évolution vers la 4G LTE-M m’intéressait depuis un moment. Mes échanges avec Clément Moreau, le patron d’Invoxia, lors du salon VivaTech en juin dernier ont fini de me convaincre de tester ce Pro Max.

Avec l’envie de voir ce que ce traqueur apporte au quotidien, mais aussi ce qui le distingue des balises de proximité Bluetooth ou à ultra large bande (UWB). Car entre retrouver ses clés sous un coussin du canapé et suivre précisément une moto qui s’éloigne, on ne demande pas tout à fait le même service. Un AirTag dépend du passage d’appareils du réseau Localiser pour transmettre sa position à distance. Ce traqueur Invoxia dispose, lui, de sa propre connexion 4G LTE-M.

Le traqueur Invoxia GPS Pro Max est plus gros qu'une clé USB. ©Nicolas Guyot pour Clubic

Le déballage et la mise en route

Le Tracker GPS Pro Max inspire confiance dès la prise en main. Son boîtier donne une impression de solidité, mais ses dimensions refroidiront ceux qui espéraient le dissimuler n’importe où. Avec 11,3×3,9×1,9 cm pour 70 grammes, mieux vaut vérifier la place disponible avant l’achat, particulièrement sur un deux-roues. L’absence de cordon d’attache fourni est également regrettable d’autant plus que le traqueur possède une encoche prévue pour cela.

L’unboxing du traqueur. ©Nicolas Guyot pour Clubic

Sa certification IP67 convient en revanche aux usages exposés, sur une moto ou à bord d’un bateau ou d’un jet ski. Elle garantit une protection contre la poussière et une immersion temporaire jusqu’à un mètre pendant trente minutes. De quoi supporter un incident, pas séjourner au fond de l’eau.

Eh oui ! Il faut faire entrer toutes les antennes réseau 4G LTE-M et satellite (GPS, Galileo et GLONASS) dans un traqueur qui n'est pas que Bluetooth. ©Nicolas Guyot pour Clubic

La recharge passe enfin par l’USB-C, un progrès très appréciable face à la prise micro-USB de notre ancien modèle. Au déballage, nous avons mesuré 80 minutes pour atteindre la pleine charge. Ce relevé correspond à l’état de la batterie à réception, pas à un cycle complet de 0 à 100%.

Le Tracker GPS Pro Max a de la consistance en main. ©Nicolas Guyot pour Clubic

L’application Invoxia GPS, disponible sur Android et iOS, centralise l’activation et les réglages. Elle ne change pas et regroupe tous les traqueurs possédés de la marque. La carte SIM est intégrée, sans forfait mobile à configurer séparément.

L’utilisation au quotidien

En usage courant, le dépaysement est limité. Notre ancien Invoxia remplissait déjà correctement sa mission et le Pro Max ne transforme pas radicalement la consultation des positions. Le changement se situe d’abord dans la connexion au réseau de télécommunication.

La 4G LTE-M étend le suivi à plus de 35 pays, là où notre modèle LoRa/Sigfox reste cantonné à une couverture nationale. Un avantage pour les véhicules qui franchissent les frontières, sous réserve de disponibilité du réseau. Sur un bateau, cela ne remplace évidemment pas une liaison satellite au large. Lors de nos essais en parking souterrain, nous n’avons pas constaté de meilleure réception qu’avec le réseau LoRa/Sigfox.

À gauche, l’indicateur de recharge et de fonctionnement, le port USB Type-C pour la charge, le bouton de contrôle de l’appareil et de redémarrage. À droite, sur l’autre tranche latérale du traqueur, le passage pour la sangle non fournie. ©Nicolas Guyot pour Clubic

Le Live Tracking ou suivi en temps réel apporte une différence plus tangible. Avec jusqu’à une position par seconde, il permet de suivre la direction prise par un véhicule volé et de transmettre des informations actualisées aux forces de l’ordre. On comprend l’intérêt face à une succession de points espacés de plusieurs minutes. Seule frustration, ce mode est limité à 30 minutes pour préserver la batterie. On peut bien entendu le prolonger depuis l’application, mais à condition de garder un œil sur son smartphone.

Attention toutefois à distinguer fréquence et précision. Pendant notre prise en main, la localisation en mouvement se situait à la dizaine de mètres près. Actualiser plus souvent ne transforme pas le GPS en instrument de précision centimétrique d’autant plus avec un produit relativement compact qu’on glisse dans une boîte à gants ou dans un emplacement discret du véhicule. À l’arrêt, en stationnement, c’est tout de suite plus précis, même dans un premier sous-sol de parking d’habitation moderne.

La mise en route est très simple. Ici, j’ai juste dû ajouter un traqueur en plus dans l’appli. ©Nicolas Guyot pour Clubic

Tout comme l’Invoxia Classic, les alertes de mouvement, de vibration et d’inclinaison sont complétées par des zones personnalisables. Le geofencing permet de recevoir une notification lorsqu’un bien entre dans un périmètre défini ou en sort. Pratique pour surveiller un véhicule censé rester au garage.

Nouveauté entre autres permise par la connexion 4G LTE-M, trois modes de surveillance font leur apparition dans l’appli Invoxia. Le mode Absence permet de programmer une période et de désigner un contact d’urgence avec activation du suivi en direct en cas de mouvement suspect. Le mode Alerte renforce la vigilance pour un stationnement court avec déclenchement du Live Tracking (jusqu’à une position par seconde) et notifications critiques. Le mode Proximité exploite, lui, la liaison Bluetooth du téléphone pour signaler un éloignement, par exemple lorsqu’on oublie son sac ou sa valise et que le traqueur y est glissé.

Les différents modes disponibles permettent d’affiner le suivi, la sensibilité du capteur de mouvement ou, encore, d’économiser la batterie du traqueur. ©Nicolas Guyot pour Clubic

Le dossier de vol, déjà présent dans l’écosystème Invoxia, complète utilement l’ensemble. Il rassemble automatiquement les informations de localisation dans un document partageable avec la police et l’assurance avec un accès au suivi actualisé du traqueur. L’historique horodaté évite de devoir reconstituer soi-même les déplacements. Autre point apprécié, Invoxia indique héberger les données en Europe. Pour un appareil qui conserve les traces de nos trajets, ce choix compte face à des concurrents qui ne sont parfois pas très clairs sur ce point.

En mode basique, le GPS Pro Max ne fait pas mieux que le Classic sur le réseau LoRa/Sigfox. En revanche, dès qu’on active le suivi à la seconde, la 4G LTE-M fait tout de suite la différence. ©Nicolas Guyot pour Clubic

L’endurance constitue enfin une grosse promesse. La batterie de 2 000 mAh doit permettre d’atteindre jusqu’à six mois d’autonomie, selon le fabricant. Notre prise en main est trop courte pour valider cette durée, mais force est de constater que l’autonomie descend beaucoup moins vite que sur notre traqueur Classic. Les déplacements, la réception et la fréquence des remontées influencent la consommation, et le suivi à la seconde sollicite davantage la batterie. Il faut donc considérer ces six mois comme un maximum annoncé.

Invoxia Tracker GPS Pro Max : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
9 / 10

À 179 euros avec un an de service inclus, le GPS Pro Max retrouve le sérieux que nous apprécions chez le français Invoxia. Sa couverture internationale, son suivi en direct, la simplicité de son appli et sa construction en font un candidat convaincant pour surveiller une moto, une voiture ou du gros matériel de valeur.

La facture mérite néanmoins réflexion. Après la première année, le suivi à distance nécessite un renouvellement affiché à 59,95 euros par an, contre 29,95 euros pour le Classic. Si votre ancien traqueur vous satisfait et reste en France, le remplacement ne s’impose pas. Le supplément se justifie surtout si vous voyagez ou si le suivi à la seconde compte pour vous. Mais avant de lui confier la surveillance de votre moto ou de votre nouveau vélo électrique, il faudra tout de même lui trouver une bonne planque. Quant à vos clés de maison, ce n'est peut-être pas le bon produit… Il existe moins cher et beaucoup moins encombrant sur le marché.

Les plus
  • Fiabilité du suivi
  • Jusqu’à 6 mois d’autonomie annoncés
  • Couverture 4G LTE-M
  • Mode suivi de position à la seconde
  • Alertes de mouvement, vibration et inclinaison
  • Protection IP67 et construction rassurante
Les moins
  • Boîtier volumineux
  • Pas de cordon d'attache fourni
  • Abonnement nécessaire après un an