Comme pour les robots tondeuses, Mova a attendu que Dreame (c’est le même groupe) se lance en premier sur le marché des robots piscine avant de présenter sa version. Et quelle version : un robot monstrueux, doté d’hélices lui permettant de se déplacer à la verticale, une solution jamais vue ailleurs.

Un robot qui en impose © Marc Beekenkamp pour Clubic
Un robot qui en impose © Marc Beekenkamp pour Clubic
6  / 10
Les plus
  • Filtration facile à nettoyer en mettant le filtre à plat
  • Possibilité de choisir l’endroit où le robot va remonter en fin de nettoyage
  • Autonomie record
Les moins
  • Efficacité de nettoyage
  • Pas de nettoyage des escaliers
  • Filtration 3 microns qui n'est pas présente sur tout le filtre

Le Rover X10 avait un peu créé la sensation à l’IFA : pour la première fois, on a vu un robot piscine se déplacer à l’horizontale pour nettoyer un escalier, grâce à de petits propulseurs additionnels. On n’avait qu’une envie, c’est de l’essayer, pour voir ce dont était capable ce concentré de technologie.

Mova Rover X10 : un déballage qui en met plein la vue

Le déballage du Rover X10 est impressionnant : avec ses turbines et hélices dans tous les coins, cet engin ressemble plus à un robot d’exploration spatiale qu’à un robot piscine…

Si vous lisez nos tests, vous aurez remarqué qu’on a un petit faible pour les robots compacts et légers, tout simplement car ils n’opposent aucun frein à lancer un petit nettoyage de la piscine, alors qu’on va rechigner à sortir un gros robot. Eh bien là, on tient notre record de l’encombrement et du poids : 15,8 kg pour un robot qui mesure 54 x 46 x 32 cm. C’est franchement beaucoup trop, c’est plus lourd mais aussi plus volumineux que tous les robots piscine testés jusqu’à présent.

Un filtre tarabiscoté mais avec une partie principale détachable © Marc Beekenkamp pour Clubic

Mais il y a une raison à cet embonpoint : le Rover X10 est le seul robot à proposer des propulseurs verticaux, au nombre de 4 ; ils permettent à ce Mova d’opérer des manœuvres inaccessibles à la concurrence. Outre le poids, ces propulseurs latéraux ont un impact négatif sur la largeur de la bouche d’aspiration : alors que le robot est très large avec ses 46 cm, la bouche d’aspiration ne mesure que 15 cm de large. On a beau dire que ce n’est pas la taille qui compte, là ça fait quand même une sacrée différence.

Par contre, ce robot laisse une impression un peu mitigée, car sa finition fait assez basique pour un prix catalogue plutôt élevé (mais il y a un hic sur le prix, on en parle plus bas).

Le filtre (standard) détaché du panier © Marc Beekenkamp pour Clubic

Mova a choisi d’offrir une double filtration sous une forme intéressante : le panier filtre accueille le matériau filtrant principal sur trois de ses faces, sur une partie détachable. C’est une excellente idée, puisque ce filtre va pouvoir se placer à plat pour le passer au jet. On peut alors passer entre un filtre micrométrique du type « mesh » à un filtre classique. Enfin pas vraiment : le filtre 180 microns qu’on connaît pour le voir sur absolument tous les robots est doublé par un matériau noir qui ressemble fortement à de la mousse d’isolation. Avec cette double épaisseur, la filtration doit être plus fine que les 180 microns de base, même si Mova n’en parle pas. Petit bémol : quand on passe en filtration micrométrique, deux surfaces filtrantes restent fixes dans le panier, avec un filtre 180 microns (sans la double épaisseur). La filtration micrométrique n’est donc pas sur toute la surface.

La base de recharge est à l’image du robot : imposante. Mova a choisi la technologie la plus sécuritaire, à savoir l’induction, mais c’est aussi la plus volumineuse et la plus lourde !

Petit plus dans l’emballage : l’AquaSonar qui permet de communiquer avec le robot quand il est sous l’eau, en convertissant les signaux reçus via Wi-Fi en ondes ultrasonores. Il est donc possible de faire sortir le robot de l’eau pour le récupérer avant la fin d’un nettoyage, ou de changer de mode, même si le robot est immergé. Rare (jamais vu directement dans l’emballage du robot et non en option) et pratique.

Le Rover X10 et son AquaSonar © Marc Beekenkamp pour Clubic

Prix Mova Rover X10 : haut de gamme ou milieu de gamme ?

C’est rarement le sujet de nos tests, mais sur ce robot, il faut faire un point tarifaire : son prix public est de 2499 €, ce qui est plutôt élevé. Mais entre le site de Mova où il est affiché en Soldes à 1499 € à l’heure où nous écrivons, et certains sites bien connus où il peut descendre à 1299 €, il y a un vrai gouffre, et donc plutôt que de concurrencer les robots les plus haut de gamme, ce MOVA se place à un niveau de prix plutôt moyen-haut de gamme, en offrant plus de technologie que la concurrence.

Essai Mova Rover X10 : il rate sa montée des marches, mais pas que ça

Le Rover X10 fait partie des robots qui mettent du temps à plonger : jusqu’à 3 minutes selon Mova, et loin d’être un handicap, c’est un marqueur de qualité, puisque cela veut dire qu’il possède des ballasts qui se remplissent d’eau pour pouvoir plonger, mais surtout qu’il va rester en surface indéfiniment une fois le ménage terminé, ce qui est plus pratique pour la récupération. Il ne faut toutefois pas oublier que même complètement sec, il pèse déjà le poids d’un âne mort.

Une fois descendu commence la cartographie du bassin : le Rover fait consciencieusement le tour du fond le long des parois, et au final c’est l’une des cartographies les plus précises que nous avons obtenues jusqu’à présent. Et si vous vous amusez à le faire nettoyer dans la pénombre, vous profiterez du spectacle de son LiDAR rouge bien visible, du jamais vu !

La puissance d'aspiration de ce robot fait partie des meilleures, du moins sur le papier. Avec 38 000 l/h annoncés, c'est tout simplement énorme. Sauf que malgré cette puissance record, il nous est arrivé de retrouver des débris au fond de l'eau après son passage. Un résultat décevant.

Autre déception : le mode complet, censé permettre au Rover X10 d'attaquer les escaliers grâce à ses propulseurs verticaux. Lors de sa présentation, le robot restait horizontal et montait les marches par l'avant. Dans la réalité de nos tests, sur plusieurs piscines, il a détecté l'escalier… et n'y est jamais monté. Contrairement aux autres robots, qui l'attaquent comme n'importe quelle paroi avec un résultat souvent correct sur les débris légers (n'espérez pas qu'il élimine la crasse incrustée, mais les grains de sable partent généralement quand l'aspiration est suffisante), le Rover X10 est resté au pied des marches. Nous avons même testé le mode spécial « eau peu profonde », en espérant qu'il se décide enfin à grimper : sans succès.

N'attendez pas grand chose du mode surface... Comme chez toutes les marques © Marc Beekenkamp pour Clubic

Les propulseurs verticaux servent aussi en mode paroi, pour plaquer encore davantage le robot contre la surface. Sa double brosse frontale, plutôt imposante, permet de racler la ligne d'eau quelle que soit la configuration. La progression reste assez classique : le robot frotte un endroit, puis descend et se décale en restant sur la paroi. Contrairement à Aiper, où le robot se déplace latéralement en restant au niveau de la ligne d'eau pour un nettoyage continu, le Rover X10 procède donc par étapes. Le résultat final n'en reste pas moins très bon.

Seul vrai manque, potentiellement corrigeable par une mise à jour : l'absence de mode dédié à la ligne d'eau. Pour la nettoyer, il faut obligatoirement nettoyer aussi les parois, ce qui est dommage.

Ne vous attendez pas à ce que MOVA ait révolutionné le mode surface, car comme tous ses congénères, le Rover X10 offre une efficacité très moyenne dans ce mode et il vaut mieux un robot dédié à la tâche. Ça dépanne un peu en cas de besoin, mais l’épuisette sera bien plus efficace.

Les propulseurs supplémentaires profitent au nettoyage de la ligne d'eau © Marc Beekenkamp pour Clubic

L’AquaSonar offre une autonomie satisfaisante d'environ trois semaines selon nos constatations, mais c’est toujours frustrant d’avoir un appareil de plus à charger. Il est d'ailleurs fourni avec son propre chargeur, mais la prise est la même que pour le robot, donc si vous débranchez la base du robot, vous pouvez charger l’AquaSonar avec un seul chargeur. Mova aurait dû l’équiper de capteurs solaires pour augmenter un peu l’autonomie, mais on se consolera en se disant qu’il est compact, et que l’absence de panneaux solaires a permis à la marque de placer un petit écran au sommet pour afficher la température de l’eau. Température qu’on aurait aimé retrouver sur la page principale de l’application, et pas juste sur la page de télécommande, mais surtout température qu’on aurait aimé pouvoir consulter quand on le veut, et pas seulement entre deux problèmes de connexion. Car oui, l’Aquasonar nous a posé des problèmes de ce côté, (sans oublier un souci avec une mise à jour bloquée où il a fallu redémarrer ce gadget pour finir l’installation ); il a perdu son appairage avec le robot.

Le plus gros robot dispose aussi de la plus grosse batterie : le nouveau record fixé par ce Mova est de 6 h de nettoyage du fond, et 12 heures en mode skimmer. De quoi aspirer de très grandes piscines. Cela se paie comme d’habitude par un temps de recharge quasi identique : 6 heures et demie. N’oubliez pas de recharger un peu avant de le ranger, sinon le nettoyage est compromis pour une bonne partie de la journée !

Le plus haut point que ce Mova a gravi d'un escalier : la première marche © Marc Beekenkamp pour Clubic

Mova Rover X10 : l’avis de Clubic

Conclusion
Note générale
6 / 10

Ce nouveau Mova dispose de sérieux arguments sur le papier, entre une aspiration dotée d'une double filtration de série, un Aquasonar qui vous permet d’arrêter ou de changer le mode de nettoyage même sous l’eau, et surtout une cartographie de la piscine précise qui vous permet de définir l’endroit où vous préférez le récupérer (et en surface s’il vous plait, pas au fond de la piscine).

Malheureusement, c’est notre déception de l’année, entre son poids colossal, son refus de monter un escalier alors que la plupart des robots les grimpent, sa qualité de nettoyage perfectible, ou sa finition qui n’inspire pas confiance. Nous avons testé deux exemplaires du Mova Rover X10 pour nous assurer de ne pas être tombés sur un modèle défectueux. Le verdict reste le même : il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que ce Mova puisse challenger les champions du secteur.

Les plus
  • Filtration facile à nettoyer en mettant le filtre à plat
  • Possibilité de choisir l’endroit où le robot va remonter en fin de nettoyage
  • Autonomie record
Les moins
  • Efficacité de nettoyage
  • Pas de nettoyage des escaliers
  • Filtration 3 microns qui n'est pas présente sur tout le filtre
Sous-notes
Qualité de nettoyage
4
Autonomie
10
Application
6
Praticité
4

Fiche technique Mova Rover X10

Résumé
Type de nettoyageFond, parois & ligne d'eau
Débit d'aspiration38000 l/h
Filtration180 microns, 3 microns
Caractéristique
Type de nettoyageFond, parois & ligne d'eau
Débit d'aspiration38000 l/h
Filtration180 microns, 3 microns
AlimentationBatterie
Autonomie6h
Temps de charge6.5h
Dimension
Longueur54cm
Largeur46cm
Hauteur32cm
Poids15.8kg
À découvrir
Quel est le meilleur robot piscine en août 2026 ?
Comparatif