App Store : SDK tiers autorisés, nouvelles lignes de conduite

01 juin 2018 à 15h36
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Retour à la raison ? Apple a levé jeudi les restrictions introduites en avril dernier au niveau des clauses d'utilisation du programme de développement d'applications pour iOS. Annoncée par le biais d'un communiqué de presse, la modification porte sur les points 3.3.1, 3.3.2 et 3.3.9 du contrat de licence App Store, par lesquels la société de Cupertino avait proscrit l'usage d'outils de développement tiers ou l'emploi de codes interprétés dans la réalisation d'applications destinées à l'iPhone, à l'iPod Touch ou à l'iPad. Régulièrement critiquée pour l'opacité du processus de publication des logiciels sur son kiosque de téléchargement, Apple a dans le même temps mis en ligne une version condensée des lignes de conduite qu'un éditeur devrait respecter pour être sûr que son application soit acceptée. « Nous n'avons plus besoin d'applications qui font des bruits de pet », y lira-t-on par exemple.

Développer avec Flash CS5 pour iOS redevient possible

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La modification des clauses associées au SDK iPhone avaient sonné comme une provocation directement adressée à Adobe qui, avec l'édition CS5 de sa suite d'outils de création, proposait un module permettant de compiler un développement initialement réalisé en Flash en vue de son exécution sur la plateforme mobile d'Apple.

« Les applications devront être écrites directement en Objective-C, C, C++, ou en JavaScript de telle façon que ce dernier soit exécuté par le moteur WebKit de l'iPhone OS, et seul le code écrit en C, C++ et Objective-C est autorisé à être compilé et associé aux interfaces de programmation documentées », imposait alors Apple via la clause 3.1.3, fermant également la voie à tous les environnements d'exécution tiers et à toute inclusion de code interprété dans d'autres langages.

Apple vient donc de revenir sur cette décision, ce qui devrait conférer un regain d'intérêt aux solutions de type Flash CS5 ou Monotouch en vue d'un développement pour iPhone. Une restriction subsiste toutefois : impossible de prévoir qu'une application télécharge du code qui serait susceptible de modifier son comportement après validation. La décision semble toutefois avoir été bien accueillie : Adobe, qui avait jeté l'éponge sur ce dossier, vient ainsi d'annoncer qu'il reprendrait ses travaux autour du module iPhone intégré à Flash CS5.

Le travail des régies publicitaires tierces facilité

Autre modification d'envergure : Apple est revenu sur la clause 3.3.9, qui concerne quant à elle l'utilisation que sont en droit de faire les éditeurs d'application des informations statistiques obtenues par l'intermédiaire de leurs logiciels telles que l'identifiant de l'appareil (UDID) ou les données de géolocalisation. Au printemps, Apple avait en effet décidé que les développeurs n'auraient le droit de transmettre ces données à un tiers - régie publicitaire en l'occurrence - que si ce dernier avait été explicitement approuvé par ses soins. Bien que le nom n'ait jamais été prononcé, beaucoup y avaient vu alors une volonté délibérée de mettre des bâtons dans les roues d'AdMob, la régie publicitaire mobile de Google, ce qui avait d'ailleurs conduit cette dernière à demander l'ouverture d'une enquête au régulateur américain des télécommunications (FTC). Cette limitation est donc levée, même si Apple impose que l'éditeur d'une application obtienne le consentement de l'utilisateur avant d'être en mesure d'exploiter ces données statistiques.

« Si vous appelez la presse, ça n'aidera pas... »

Régulièrement taxée de puritanisme, la société dirigée par Steve Jobs se réserve le droit de refuser l'entrée de certaines applications sur l'App Store sans forcément expliciter ses choix. Sur ce point, la donne ne changera probablement pas, mais Apple vient tout de même de publier, dans un langage direct, quelques lignes directrices qui doivent permettre aux éditeurs de s'assurer que leurs productions ont toutes les chances d'être acceptées.

Accessibles en ligne (identification à l'aide d'un compte développeur requise), elles listent assez précisément l'utilisation qui peut être faite des différentes fonctionnalités proposées par la plateforme (géolocalisation, push, etc.) et se trouvent surmontées de quelques paragraphes qui résument la politique éditoriale d'Apple.

« Nous avons plus de 250 000 applications dans l'App Store. Nous n'avons plus besoin d'applications qui font des bruits de pet. Si votre application ne fait pas quelque chose d'utile ou n'est pas source d'une forme de divertissement durable, elle pourrait ne pas être acceptée », y explique par exemple Apple.

La démarche de validation restera toutefois parfaitement empirique. « Nous rejetterons les applications qui franchissent la limite. Quelle limite, demandez-vous ? Hé bien, comme la Cour Suprême de Justice l'a dit un jour, je le saurai quand je le verrai. Et nous pensons que vous le saurez aussi lorsque vous la franchirez », indique Apple, avant de préciser qu'en cas de rejet, le fait d'en appeler aux médias pour jouer la carte du scandale n'incitera pas à l'indulgence.
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